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ticotico

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Je vis en Amérique Latine depuis 2015, d'abord parce que je m'y sens bien, entouré de gens excessifs et chaleureux, mais aussi parce que la France m'a lassé. Ce pays normalisé, pasteurisé, aspetisé, sécurisé, radarisé... ou la machine médiatico-industrielle décide chaque jour davantage de ce que nous devons penser, acheter, accepter... n'a plus grand chose à voir avec ce qui fût la patrie des idées nouvelles.
Le nihilisme néo-libéral est à l'oeuvre partout, mais la décadence du libre arbitre est plus atterrante en France qu'ailleurs. J'avais le choix entre rester et râler ou partir et respirer, d'accord, je râle encore un peu, mais au moins, je respire.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/08/2018
  • Modérateur depuis le 21/04/2020
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Derniers commentaires



  • ticotico ticotico 15 août 2016 20:29

    @Alren

    Désolé, je n’ai pas le temps de faire un bouquin sur les erreurs sans fin du gouvernement cubain qui ont créé des pénuries, les matériaux de construction dont les cubains ont besoin sont de basse technologie, il suffit d’énergie et de travail pour les produire et avec le pétrole de Chavez/Maduro il n’y avait pas de manque de ce côté là.

    Un exemple typique de « tout pour la frime, rien pour le peuple » : j’ai assisté dans un quartier de La Havane à un épisode de « penetracion del mar » c’est à dire de l’eau de mer sur une hauteur de 2 mètres pendant plusieurs jours... ensuite, tout le monde essayait d’obtenir des planches, des briques, du ciment... mais « no hay, no hay » était la seule réponse.

    A ce moment là, la section d’intérêts US (aujourd’hui ambassade US) a eu l’idée de mettre en service un journal lumineux sur la façade de son bâtiment (situé à la limite de ce quartier inondé).

    La réponse ne se fit pas attendre : des dizaines de camions chargés de matériaux et de « travailleurs d’élite » vinrent stationner dans le quartier, travaillant jour et nuit pour fabriquer de quoi masquer (en vain d’ailleurs) les messages impérialistes. Ils ont ainsi déversé des tonnes et des tonnes de béton, renforcé avec du bon acier... devant un quartier qui n’avait d’autre recours que de regarder les murs gorgés d’eau salée de ses maisons s’effriter...

    C’est pas de la terreur, ça ne fait pas de morts (il y a quand même des gens avec des difficultés respiratoires très sérieuses), mais ça illustre bien le mépris total de ce gouvernement pour son peuple, privilégiant le spectacle à la solidarité.

    Quand on passe devant ce message, plutôt fréquent sur les murs cubains « Por la Revolucion, todo ! »
    on ne peut s’empêcher de le compléter par « ...y por el pueblo, nada. »   


  • ticotico ticotico 15 août 2016 20:02

    @Ar zen

    Oui, c’est pas inintéressant, il m’est arrivé de suivre intégralement plusieurs conférences d’Asselineau, il est assez bon analyste, mais je crains que la France dont il rêve n’appartienne au passé.
    C’est courageux de croire et de se battre, mais dans un contexte de civilisation en fin de parcours j’ai de gros doutes sur le fait qu’une solution existe, à part faire un pas de côté en souhaitant que les remous du naufrage ne soient pas trop violents.



  • ticotico ticotico 15 août 2016 19:30

    J’en suis arrivé à peu près à la même conclusion, le seul moyen d’assainir le système c’est d’attendre qu’il pète, les tensions sont partout : finance, emploi, politique, relations internationales, il n’y a qu’à regarder, de gros nuages de tous les côtés.


    C’est pourquoi je pars vers des cieux moins agités, un phase de chaos est souvent nécessaire pour remédier à une situation totalement bloquée. Espérons qu’elle ne soit pas trop violente.

    Personnellement je n’arrive pas à voter pour qui que ce soit... rien ni personne qui donne l’impression non pas de savoir où il va mais juste d’arriver à analyser le bordel ambiant. J’avais un peu d’espoir dans Nouvelle Donne, mais aux dernières nouvelles ils sont au bord de la route, en train de discuter pour savoir qui a perdu les clefs du camion.


  • ticotico ticotico 15 août 2016 09:01

    @fred.foyn


    Vous même, n’êtes vous pas dans le pays qui explose tous les records dans ce domaine  ?


  • ticotico ticotico 14 août 2016 12:57

    @CN46400

    voilà déjà un premier exemple en français (ça vient de là)


    Fidel Castro, enfant rejeté

    Fils illégitime, Fidel Alejandro Castro Ruz voit le jour le 13 août 1926 à Biran, situé dans la province cubaine de Oriente, après que sa mère ait succombé au charme de Don Angel, un riche propriétaire terrien qui l’avait embauché comme servante dans sa ferme. Pour éviter le scandale, la famille s’empresse de cacher le bâtard et l’envoie chez les jésuites de l’île. Enfant rejeté, il ne sera baptisé qu’en 1935 et prendra le nom de Castro en 1943 lors du mariage officiel de ses parents.

     

    C’est à la racine que commence un traumatisme obsessionnel, caractéristique marquante de la quête acharnée de Fidel Castro en vue d’atteindre le pouvoir, ainsi que l’explique Serge Raffy dans son article « Le mythe est nu » dans le Nouvel Observateur. Cette blessure, logée au fin fond de l’enfance du leader politique, n’a jamais pu se refermer. Dès lors, la ruée vers la reconnaissance allait lui servir de substitut à l’amour qu’il n’a jamais pu obtenir étant petit.


    D’autres sources (en espagnol) 

    las humillaciones sufridas durante los primeros años de su vida dejarían una huella imborrable, ansiosa de venganza, en su atormentada mente.

     Nunca olvidaría que había nacido hijo ilegitimo, cosa que se le lanzaba a la cara como un estigma no solo por los hijos anteriores y legítimos de su padre, sino también por sus primeros compañeros de colegio.
    Este estigma social tendría gran influencia en la deformación de su carácter y en su resentimiento contra la sociedad. - Aprendió a odiar y a disimular su odio. - Su trauma psicológico se manifestaría posteriormente en el desaliño, la suciedad, la falta de cuidado y aseo personal que le ganarían el apodo de « Bola de Churre » durante sus tiempos de estudiante y le llevaría a rodearse de individuos de la peor calaña.« 
     »Castro encuadra perfectamente dentro del « trágico resentido »cuyas características señalara Marañón con mano maestra en su Teoría del Resentimiento.« 
     »El resentido es allá en el plano de las causas hondas, un ser mal dotado para el amor y por lo tanto un ser de mediocre calidad moral. - De positiva inteligencia, pero sin elasticidad ni tolerancia, cuando el azar los coloca en el poder estalla su venganza."

    Et je n’ai pas fait de recherches en anglais, c’est la langue de l’ennemi...
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