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ticotico

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Je vis en Amérique Latine depuis 2015, d'abord parce que je m'y sens bien, entouré de gens excessifs et chaleureux, mais aussi parce que la France m'a lassé. Ce pays normalisé, pasteurisé, aspetisé, sécurisé, radarisé... ou la machine médiatico-industrielle décide chaque jour davantage de ce que nous devons penser, acheter, accepter... n'a plus grand chose à voir avec ce qui fût la patrie des idées nouvelles.
Le nihilisme néo-libéral est à l'oeuvre partout, mais la décadence du libre arbitre est plus atterrante en France qu'ailleurs. J'avais le choix entre rester et râler ou partir et respirer, d'accord, je râle encore un peu, mais au moins, je respire.

Tableau de bord

  • Premier article le 03/08/2018
  • Modérateur depuis le 21/04/2020
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Derniers commentaires



  • ticotico ticotico 14 août 2016 11:18

    @CN46400

    Je n’accuse pas Fidel de crimes (la désinformation de part et d’autre est trop grande pour qu’on s’y retrouve avant un moment), mais je rappelle le terreau familial qui a formaté cet individu brillant, mais gravement perturbé.

    Je repose ma question : qu’est ce qui vous semble sujet à caution dans ma description de l’itinéraire personnel de votre « prophète » ? 
    Merci pour ce terme de prophète, Mr Fortin nous avons une nouvelle preuve de l’aspect religieux du castrisme, il ne manquerait plus qu’il porte la barbe...




  • ticotico ticotico 14 août 2016 10:06

    @CN46400

    J’ai l’impression que votre adhésion au castrisme relève de la foi, dites-moi ce qui vous semble inexact dans ce que j’ai écrit.


  • ticotico ticotico 14 août 2016 09:15

    @CN46400

    Vous avez fait de brillantes études de raisonnement par l’absurde, oui l’Allemagne et Cuba font face à une stagnation de leur population pour des raisons tout à fait identiques.
    Je m’incline devant la qualité de l’argumentation.


  • ticotico ticotico 14 août 2016 09:10

    @sirocco

    Etes-vous au moins allé recueillir sur place l’avis de ses compatriotes sur le pourrissement de leur vie par Fidel Castro ? Non ? Pas encore ? Alors votre avis ne vaut pas tripette.

    Oui, et pas qu’une fois. J’y suis allé sans préjugés et j’ai constaté... les inspecteurs qui procèdent au racket de leurs concitoyens, les fonctionnaires qui délivrent les documents moyennant finances, les dirigeants qui piquent dans la caisse...

    Oui, même si l’embargo existe, le régime cubain n’a rien d’un gouvernement du peuple par le peuple. 


  • ticotico ticotico 14 août 2016 08:54

    @oscar fortin


    Fidel, prophète... ou héritier ?
     
    Pour comprendre les motivations de Fidel, remontons à son père, né en Galice, 
    Angel Castro quitta la misère espagnole, en s’enrôlant moyennant finances 
    dans l’armée coloniale à la place d’un fils de bourgeois. Démobilisé en 1899, 
    à l’âge de 24 ans, il resta à Cuba, commençant comme ouvrier pour la United Fruit. 
    27 ans plus tard, à la naissance de Fidel, il était l’un des plus grands propriétaires 
    terriens de l’Oriente cubain.

    Les biographes divergent sur les modalités de cet enrichissement, mais s’accordent 
    sur la personnalité de l’homme. Angel Castro était rusé, violent et parfaitement dénué 
    de scrupules. Il régnait sur son latifundio de Biran de manière féodale, payant ses ouvriers 
    avec des coupons n’ayant de valeur que dans sa propre boutique. Les rumeurs d’associés 
    spoliés et payés d’un peu de plomb n’ont jamais été confirmées, faute de témoins.

    Fils du patron et d’une domestique plus jeune de 30 ans, Fidel fût envoyé dans 
    une « famille d’accueil » à l’âge de 4 ans et ne fût reconnu par son père que 13 ans 
    plus tard quand il se maria avec Lina Ruz, à la mort de l’épouse légitime. 

    Longtemps traité de batard, mal accepté par les grands bourgeois en tant que nouveau 
    riche, Fidel a accumulé les traumatismes pendant son enfance et sa jeunesse. Son désir 
    de revanche l’a poussé, non pas à libérer Cuba, mais à en devenir le propriétaire, 
    poursuivant ainsi l’oeuvre de son père. A travers ses expériences agricoles désastreuses, 
    il s’est comporté comme un latifundiaire incompétent.

    Sa façon de disposer du peuple est identique à celle d’un seigneur de droit divin. 
    Les cubains qui sont revenus d’Angola savent que cette guerre n’était pas la leur, 
    les médecins envoyés à l’étranger pour des dollars, ne l’acceptent que parce qu’ils ont, 
    pour beaucoup d’entre eux, le projet de ne pas revenir. Les tours de garde absurdes 
    pendant la nuit, les journées de travail « volontaire obligatoire » (non payées), l’escuela 
    al campo pour la jeunesse... tout cela témoigne de cet esprit de grand propriétaire. 

    Quant à la « transmission familiale » de la propriété au petit frère... est-ce une 
    conséquence de l’embargo ou de cette conception latifundiaire ?
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