« Et la sorcellerie des rebouteux, marabouts ou autres charlatans fonctionne pour guérir les gens ? »
Vous voyez donc qu’en Occident, c’est le même niveau que le fondamentalisme islamique sur ce point et vous ne pouvez donc pas affirmer qu’un occidental s’en serait douté que ça ne fonctionne pas puisque nous sommes infestés de ces gens qui prétendent faire de la magie.
« vu que c’était infiniment plus simple d’aller chez le rebouteux plutôt que de se casser la tête à comprendre comment il fallait faire pour tel ou tel type de maladie ou de blessure. »
Mais figurez-vous qu’il y a plein de gens qui y vont malheureusement et de plus en plus même. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, le domaine se développe et que cela devient un vrai business (fini le temps du petit rebouteux de chaque village qui s’occupait des verrues).
Valable aussi pour certains courants de l’éthiopathie, la bioénergie, etc.
Vous pourrez toujours rire des musulmans, mais même le Pôle Emploi reconnaît ces histoires. Comme vous (mais pas pour les mêmes raisons), je ne cautionne pas, mais inutile de jeter la pierre aux musulmans (qu’ils soient fondamentalistes ou non) sachant que chez nous, c’est bien pareil.
@Cogno3
« L’horoscope marche très bien aussi, présent dans tous les journaux »
C’est vrai et dans beaucoup de magazines, c’est la rubrique la plus consultée. Si personne n’y croit comme vous le dites (pourquoi me tutoyez-vous ?) alors pourquoi il y en a partout et que c’est une des rubriques les plus consultées ?
Pas une religion d’Etat ? Non, c’est vrai, mais pourquoi Pôle Emploi reconnaît des emplois de magiciens ? (cf. ci-dessus pour Alois)
« Evidemment n’importe que Occidental s’en serait douté que la sorcellerie ne fonctionne pas »
Euh, ceci est mensonger. Notre pays compte plus de guérisseurs, marabouts, rebouteux et autres (et je ne compte pas les voyants de toutes sortes, etc.) que de médecins... Et tous ces guérisseurs sont très très loin d’être musulmans.
Enfin, « pas de concile Vatican III », pas tout de suite du moins. D’autant plus que la réception du concile Vatican II est laborieuse, et ce, autant du côté des progressistes que des intégristes, qui ont du mal les uns comme les autres avec le concile, même si pas pour les mêmes raisons (ce qui n’est pas exceptionnel non plus, d’autres conciles ont mis plus de 100 ans à être reçus à peu près correctement).
« C’est supposer que toute morale nous vient »d’en haut« alors qu’elle nous vient simplement de la nécessité de vivre en commun. »
Quelle est la nécessité de vivre en commun selon-vous ? Quelle est même la nécessité de vivre ? Je doute que l’athéisme puisse justifier une nécessité de ce type.
"il faudrait maintenant régler la liberté des personnes, notamment dans
leur intimité fondamentale : sexualité, procréation, cellule familiale,
éthique médicale : « Ce
n’est pas simplement un problème d’institution, c’est un problème
doctrinal qui nécessiterait une révision très profonde car le décalage
avec la société est complet. ».«
Voilà pourquoi un concile Vatican III ne changerait rien, on ne change pas la doctrine. Comme le dit Jean XXIII que vous citez : »Il est nécessaire que cette doctrine certaine et immuable, qui doit être fidèlement respectée«
Vatican II donc n’a pas changé grand chose, les promoteurs de l’aggiornamento n’ont pas lu le concile bien souvent ou en font des interprétations plus que douteuses, voire confondent les documents. Ainsi, une constitution n’a pas la même autorité qu’une déclaration. Faut-il rappeler qu’une déclaration est donc déclarative et une constitution, constitutive et donc elle n’ont pas les mêmes portées et autorités. Nostra Aetate (déclaration sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes) n’est donc pas constitutive et n’a certainement pas l’autorité d’une constitution. Concernant la liberté des personnes et pour en revenir à ce que je cite ci-dessus, ils peuvent toujours faire ce qu’ils veulent, rien ne les force à être catholiques. Si des gens veulent faire n’importe quoi, ils trouveront aisément refuge chez les protestants les plus libéraux.
»L’une des innovations très visibles de Vatican II fut aussi la
modernisation de la liturgie dans le but de renforcer la participation
active des laïcs aux célébrations eucharistiques (usage des langues
locales au détriment du latin, autel tourné dans l’autre sens, etc.).«
C’est faux. Où trouvez-vous dans le concile qu’il faut tourner les autels ? Nulle part. La réforme liturgique est autre chose et fait suite effectivement au concile mais n’en fait pas partie. Où avez-vous vu qu’il fallait »moderniser la liturgie dans le concile« ? Nulle part ! Adapter oui, notamment pour l’inculturation, mais moderniser, certainement pas.
Inculturation citée à l’alinéa 36, D : »Normes pour adapter la liturgie au caractère et aux traditions des différents peuples"
Constitution Sacrosanctum Concilium, 50 :
Le rituel de la messe sera révisé de telle sorte que se manifestent plus clairement le rôle propre ainsi que la connexion mutuelle de chacune de ses parties, et que soit facilitée la participation pieuse et active des fidèles.
Aussi, en gardant fidèlement la substance des rites, on les simplifiera, on omettra ce qui, au cours des âges, a été redoublé ou a été ajouté sans grande utilité ; on rétablira, selon l’ancienne norme des saints Pères, certaines choses qui ont disparu sous les atteintes du temps, dans la mesure où cela apparaîtra opportun ou nécessaire.
Bref, il n’y aura pas de concile Vatican III, et encore moins pour ce dont vous parlez.