Si si, c’est intéressant. Mais avec Trois coups de ciseaux :
- Ciseau démographique/capitaliste Car si la moyenne continue marginalement d’augmenter, il faut comprendre dans quel « ciseau » cela se produit : le trend « baissier », loi des rendements décroissants, on ne peut guère produire moins cher qu’en Chine (puis au Vietnam ou en Myanmar, mais à la fin on arrive au bout), et le trend « haussier », patrimonial, permis par la pente honorable de la démographie, qui n’est plus du tout exponentielle, et nous amènera à stagner non loin des 10 milliards.
- Ciseau « glocal »/ségrégations : La moyenne du 16eme Arrt de Paris et de la Seine St Denis (9-3) continue d’augmenter. Oui, d’accord. A votre avis, qui augmente la dedans ? Quels sont les chances de l’élève de 5eme du 9-3 de faire son trou dans sa cité d’Aulnay sous pas-de-bois ? Quid si aucun réseau ne le tire dehors ? La communautarisation anglo saxonne rend le tableau plus vivable en apparence, on peut toujrs pointer du doigts la minorité qui marche. Pas sur que la démographie des minorités hexagonales laisse ces bulles d’oxygène passer. Le petit capital chinois permet de se payer le bistro de banlieue et de faire son trou pour ... le bistrotier, le service minimum, pas la grande roue de l’éco...
- Ciseau le plus grave à mon avis : la prolétarisation revisitée par Bernard Stiegler = la perte des savoir-faire et des savoir-vivre, telle qu’elle a lieu à tous les échelons, y compris chez les cadres (cf France téléconne et les suicides). Quand vous vous sentez tout chose devant les grandes gondoles du Carrefour-Casino-SuperU-Leclerc, c’est votre savoir-vivre qui est détruit, car c’est très vain de choisir seul en silence devant ces m3 de « choses » celui qui est censé assurer le je-ne-sais quoi de sublime en plus du besoin strictement métabolique. Je ne prone pas forcément la cueillette du cerfeuil par la mère Denis dans son chemin de retour du lavoir, mais le choix d’un produit est devenu un leurre qui insulte l’esprit, de quelque bout qu’on le prenne. Les GRandes Surfaces vond d’ailleurs tenter de pallier cela en réinventant, « à nouveaux frais », l’épicerie. Je ne sais pas s’il faut parler de glocal ou de glauqual. Je serai charitable avec Dame Télé et sa propension à épanouir votre savoir-vivre et sublimer vos accomplissements quotidiens. (regardez dans l’ordre une conférence de presse de De Gaulle des années 60 (site INA) et Jamy (de C’est pas sorcier) obligé de faire sa dernières émissions d« incroyables expériences » (je ne parle pas de la télé ré-h-âlité, hein), pour mesurer le fossé...
A part ça, tout va bien, donc, pour la MOYENNE, pour l’instant. Même qu’il y en a qui s’éduquent en moyenne avec Jamy.
J’étais moi-même horripilé dans les années 80 d’un monde de l’entreprise ou chacun devait porter son badge. Puis, maintenant que tous nos lieux de travail sont badgés, j’ai mon badge en bandoulière et c’est au fond bien commode de montrer au nouveau venu roumain comment mon nom s’orthographie en montrant mon badge plutot qu’en baragouinant mon nom et en l’épellant.
IL faut donc admettre que certaines choses peuvent glisser. Mais rester vigilant. On est bien content (du moins à Dubai) d’avoir retrouvé les agents du Mossad grace aux caméras.
Si on devait être un jour pucé à vie (je n’aime pas l’idée, je le répète), on dervait développer en même temps un écran capable d’inhiber la puce, de même qu’on peut mettre un chapeau ou se coupler les cheveux pour changer d’apparence.
Plus fondamentalement, on a eu un « problème » depuis l’origine des supports de mémoire. Au temps des égyptiens ( -1200, il y a 3200 ans ) l’écriture servait de mémoire... aux dettes. Et si l’on n’allait pas aux marches de l’Empire, on restait esclave pour dettes (on était pauysona, on n’avait pas récolté assez...). Il est probable que les populations de Judée samarie de l’époque soient des « demi-rebelles » réfugiée dans le mode agro-pastoral de l’empire égyptioin dans une de ses périodes de reflux par exemple. Plus intéressant, on avait aussi saisi que la dette à vie n’a pas de sens, ou fait perdre sens aux gens, de même que la puce à vie aujourd’hui. Il y avait donc petite et grande remise de dettes (tous les 7 et 49 ans, le jubilé, c’est encore écrit dans la Bible). « Morale » : si puce il y a il faut l’envisager comme un tout, exactement comme le casier judiciaire (merci M. Soumaré, merci le Canard) ou les empreintes ADN (qui ne changeront pas mais qui n’ont pas à être utilisées à tout va).
Le rôle des citoyens est d’appuyer les conrte-pouvoirs qui sont aussi dans ces nanos-libérations. Mais ca ne fait sens qu’au sein d’un système, et malheureusement, les médias nous privent aujourd’hui d’une « intelligence » globale des systèmes. Tendanciellement , même AV n’aide plus beaucoup à cela...
Erreur très courante (chez Grappe ou PMO, etc ...) La RFID n’a pas besoin du tout du NANO. Que la partie « semi-conducteur » de la puce RFID soit faite en technologie nano (sub-100 nm CMOS) ou en « bon vieux CMOS des années 90 (très > 100 nm, encore en 2000_2001, les clés USB ne faisaient que qqs Mo) est quasiment accessoire dans son fonctionnement, elle aura une portée de 50 cm ou de 90 cm, c’est peut être tout.
Car la BASE de la RFID, c’est la transmission d’énergie dans une bande 50 kHz à qqs MHz. On charge ainsi une capacité à deux ou trois volts, pendant quelques millisecondes, assez pour que quelques infos (128 bits) soient échangés : reçus éventuellement par la puce via le même signal énergisant, et en tout cas renvoyé en réponses au signal, par la même antenne qui a besoin de rayonner quelques milliwatts pour être reçue de la borne.
Pour capter la puissance radio dans ces régimes de grande longueur d’onde (> 1m, donc beaucoup plus grand que la puce,) en quelques oscillations, et sans être très résonnant (pour adresser toutes les puces visées), l’antenne fera toujours plus que en gros 1 mm.
Donc ca ne sera jamais nano. Et ca sera toujours détectable par de l’électronique rudimentaire, c’est fait pour être »anti-furtif« , car sinon, ca raterait son but le plus fréquent (celui de répondre électroniquement à la question »have we met ?« ).
Non la RFID n’est pas le nano. C’est que l’esprit du temps (type PMO) se complait à mettre sous le vocable »NANO« tout système d’information qui n’existait pas en , allez en mai 68. Rappelons ceux de ces systèmes d’information dont l’humanité fait son foin, pour le bien ou pour le mal : - Les langues (Babel) - L’écriture (Bibles, encyclopédies, ostraka, libelles & pamphlets, romans, essais) - le train (en son temps, il amena les journaux) - les télétransmissions (téléphone, web, épargnez moi la télé, mais je prends la radio, allez)
Presque rien n’est nano dans le principe de ces choses, même dans la télétransmission (les lasers et autres fibres datent des années 1990). Les composants NANO ont permis »seulement« d’améliorer les téléphones portables (le transistor de puissance RF), le stockage (disque dur à tête GMR, les »MP3« si vous voulez), et bien sûr la puissance des processeurs.
Rappelons que la loi de Moore date de 1965, et qu’on est 45 ans après. On aurait pu espérer que dans l’intervalle, l’éducation permette de faire la part des choses.
Les Nanos sont un autre pb dans d’autres domaines (médecine, pharma, alim, revêtements, produits ménagers). Là aussi, des dangers sont là, mais que ne les relativisons nous avec ceux que nous avons »enduré" nolens volens (avec mes respects aux victimes de l’amiante et du tabac) comme l’eau de javel (qui serait interdite si elle était créée aujourd’hui), le smog du charbon, les cosmétiques au chloral, toutes choses bien connues. Et nécessitant vigilance.
Reste l’aspect sociétal de la RFID (et autres). Dérange-t-il plus notre société que le train n’avait dérangé la société rurale de 1880 à 1910 ? Je demande à voir.
Une simple remarque neutre : Si il y a une station sur 7 qui a monté de 125 m et si les autres n’ont pas bougé, l’influence sur la moyenne est de 1/7e. Donc pour une chute standard de 6 à 8 C par mille mètres, l’influence de 125 m est d’environ 1°C. Un peu plus si on sort d’une ville (mais là il faut voir tous les ajustements)
Si rien n’a bougé en brut, c’est que le delta négatif de 1°C/7=0.14°C n’a pas eu lieu. On peut donc dire que « s’il n’y avait que ça », le climat s’est réchauffé de 0.14°C. Donc que l’isotherme est remonté de 20 mètres.
La solution au réchauffement est peut être tout simplement d’élever la plupart des terres émergées de 50 ou 100 m ? un peu de management du manteau terrestre, et ce sera à portée de la main (il faut injecter des masses légères sous la croûte, que la terre soit localement gonflée avec une hernie).