Vous qui aviez saisi la pertinence du camarade Bernard.. Stiegler, je vous encourage à persister ;
son dernier opuscule est bref et cher — 17 euros --- mais il est post-crise, donc avec le même goût que vos écrits : bêtise systémique en plein dans la figure (dont H1N1, mais pas seulement).
Je pense que vous ne le suivrez pas sur son espoir dans les solutions « contributives », et que moi je ne le suis pas dans la partie « Freudiennement votre » de son analyse (pulsions/libido), mais avec votre background et votre gout pour les neurones miroirs et le « reservoir computing » (ca vient de sortir), on pourra trouver une autre manière de décrire pourquoi notre cerveau aime sauter comme un cabri, mais ne trouve de satisfaction à cela que dans un espace de pulsions « liées », et non « déliées », comme celles qui aujourd’hui engendrent ladite bêtise systémique, la prolétarisation (et non pas la seule paupérisation) qui se traduit par la perte des savoir-faire, du banquier au conseiller immobilier au serveur de café,... et des savoir-vivre (ca existe encore dans les livres, moins dans les lippes daubes)
Bonsoir, bonne année 2010, année 1 de la bêtise systémique par l’effet de serf. Ou de biche, si on sert vidé.
Sur une analyse globale de ces effets de « bêtise systémique », je trouve que les écrits de Bernard Stiegler continuent d’être les plus pertinents.
Son dernier et bref opuscule (17 euros chez Galilée) contient quelques remarques suit à la crise de 2008, le remplacement du capitalisme industriel (de Ford) par le capitalisme mafieux (de Madoff), la destruction des savoir-faire et savoir-vivre comme prolétarisation généralisée, rendue acceptable « momentanément » par l’augmentation du pouvoir d’achat qui en résultait, mais qui a annihilé notre « libido », nos envies en ce qu’elles sont liées à nos savoir-vivre et savoir-faire, qu’on soit banquier ou serveur de café.
IL n’y a que sur le terrain freudien que je ne suis pas B Stiegler, je pense que ce qu’il décrit comme « pulsion », « libido », etc. se décline aussi bien non freudiennement, en composant les « protentions », « rétentions » et quelques bonnes images neurologiques (savoir encore très peu murs) comme les neurones miroirs, le « reservoir computing », et autres concepts qui disent comment des systèmes à très très grand nombre de degré de liberté peuvent se comporter/se corréler...
Comme à mon habitude, j’ai sauté les étapes, ...tant pis
Mais ce n’est pas la première question. Car Il se peut bien qu’Arié et Kervasdoué ait grandement raison. Ils ont pu chacun, si vous les avez suivis, raconter de justes remise en place (qui de Ségo, qui des écolos).
Mais sur cette vaccination, la comparaison entre pays reste des plus flous, et le degré d’injonction contradictoire atteint un somment pour le péquin.
J’en déduis que le système d’information (sanitaire) est , sans complot aucun, en train de tourner en chèvre, ou de faire tourner les décideurs en chèvre, suite à quoi, ils jouent au joueur de flute de Hamelin sans le savoir. Gentilini peut se payer le luxe de rester les pieds sur terre parce qu’il n’ a plus de compte à rendre, c’est pas évident pour la majorité des autres qui ont accès aux médias...
Eco datait de 1958 le bouclage de la télé comme distordeuse de réalité, quand on avait modifié le ballon de foot (« a schacchi » = a carreau) pour qu’il soit visible sur les caméras de la coupe du monde.
Eh bien la grippe H1N1 marque le bouclage du système sanitaire qui ainsi n’a plus de juste mesure. La comparaison aux autres pays laisse assez pantois. Les virologues réputés (pas les sources ici, sorry) disent que 30% de vaccination suffit à endiguer l’épidémie. Ne pouvait-on faire un contrat vaec des clauses graduelles de retrait ? Car si l’on avait envoyé Gentilini, Arié ou Kervasdoué en hémisphère sud, c’est dès aout qu’on aurait pu par des informations fiables dire que l’on pouvait vacciner « mollo », pas 94 millions de doses. C’est cruel, mais ou dépense-t- ailleurs 1 million d’euro par mort évitée par an ? Pour la circulation routière, on doit investir effectivement un ordre de grandeur 1 milliard par an pour 1000 morts gagnées, mais c’est cumulatif, grosse nuance, et c’est couplé à une demande naturelle de circulation fluide (sans parler ici de l’impact écologique qui n’est pas au RV.. plus de routes = plus de bouchons, ce système est aussi un « pharmakon », mais moins « kon »).
Non, les mutations ne concernent pas les protéines de surfaces utilisées pour la reconnaissance antigénique, ou pas assez, les mutations dangereuses concernent les protéines codées par le virus qui s’expriment dans la cellule, et lui donnent plus ou moins de chance de se répliquer et d’exploiter la cellule jusqu’à plus soif. C’est l’idée que je m’en fais à partir des schémas qu’on a donné des huit protéines (compte délicat, il y en a des « doubles », des demis") codées par le génome de H1N1...
et pour info, la H = hémaglutinine, c’est celle de la surface du virus qui se fixe sur la surface de la cellule pour entrer, et la N = Neuramidinase (ou neuraminidase ?), c’est la clé pour sortir, se coller sur la paroi depuis l’intérieur cette-fois ci, et zou. Sympa hein ? Ces H et N ont des variantes (deux-cents acides aminés en gros chaque, quelques uns varient...)
C’est pas gagné car le vent est un intermittent qui peut s’arrêter pendant tout un anticylcone, sur des milliers de km de rayon, et qu’il faut des centrales (à Carbone fossile) à côté pour pallier cela.