@ l’auteur . Vous mentionnez quelques exactions, massacres perpétrés par les Algériens .Après 50 ans , il faudrait ravaler votre amertume ; ça ne sert à rien ; ce qui est perdu est perdu . Audin ou un autre , vous cherchez un bouc émissaire . Comme dit le sage , se faire des reproches à soi même plutôt que d’en faire d’en faire aux autres . Il faudrait réciter peut -être toutes les exactions 1000 fois plus horribles que les colonisateurs ont infligées aux Algériens pendant la conquête et pendant la guerre d’Algérie , ça remplirait des volumes et des volumes :on ne voit que la paille dans l’ oeil de l’autre mais pas la poutre qui est chez soi
1989 : la chute du Mur fait s’effondrer l’apartheid
« J’aurais été idiot de ne pas profiter du vide créé par la chute du Mur de Berlin et l’effondrement du communisme. » L’aveu deFrederik de Klerk, prix Nobel de la paix en 1993 conjointement avec Nelson Mandela, et dernier président blanc d’Afrique du Sud, a de quoi surprendre. Pourtant, la chute de l’apartheid est bien liée à celle du Mur.Alors que l’URSS s’engageait, à partir de 1985, dans la perestroïka (la reconstruction), l’Afrique du Sud libéralisait, à très
petits pas, son système de développement séparé. Abrogation de l’interdiction des mariages mixtes en 1985, suppression, un an plus tard, des pass, ces documents d’identité qui déterminaient les mouvements des non-Blancs...
Toutefois, la « Pretoriastroïka » n’est devenue réalité qu’en 1989, avec l’accession au pouvoir de Frederik de Klerk. Le 28 août 1989, cet Afrikaner rencontrait secrètement, en Zambie, des représentants de l’ANC, le Congrès national africain, et des diplomates soviétiques. Le 15 octobre, il libérait sept chefs historiques des mouvements de libération. Le 11 février 1990, Nelson Mandela quittait sa prison, neuf jours après la légalisation officielle de l’ANC et vingt-sept ans après y être entré.
Comment expliquer ce contrecoup africain des évènements d’Europe ?
Pendant quarante ans, les nationalistes blancs au pouvoir ont dénoncé le « complot rouge » et traité de « communistes »tous les opposants. Plus d’URSS, plus de menace ! Et donc plus aucune raison pour maintenir un système militaro-répressif...Enfin, l’Ouest, rassuré par la fin de la Guerre froide, n’était plus disposé à aider le régime blanc d’apartheid qui avait pourtant fidèlement servi les intérêts occidentaux. « Les USA, poursuit van Zyl Slabbert, se sont rangés du côté de l’ANC pour combattre le racisme. »Diplomatiquement, Pretoria s’est retrouvé à la fois isolé et sous pression.
La reconnaissance de l’autorité palestinienne comme « état » même observateur non membre signifie que toutes les conquêtes israéliennes pour ne pas devenir nulles et non avenues devront être acceptées par les Palestiniens ; avant on pouvait espérer qu’en contournant les Palestiniens on pourrait inciter l’ONU à les légaliser . Maintenant ça dépend uniquement des Palestiniens , toutes les dépenses , tous les efforts israéliens depuis 1967 risquent d’être faits pour rien .
_ autre problème ( à long terme ) , la démographie arabe en général et palestinienne en particulier ; de l’autre côté , à cause de la menace même incertaine et intermittente des nouveaux missiles , l’immigration israélienne venant de l’extérieur risque de se tarir , et même les gens sur place risquent d’émigrer .
_ les artilleurs du Hamas ont testé le Dôme de fer , il semble qu’il ne peut pas arrêter tous les missiles et surtout les tirs en salve et rapprochés ; pour arriver à arrêter ce genre de tir , il faudra attendre quelques années et de toute façon , il sera beaucoup trop cher .
_ la Jordanie est en effervescence ; si le roi Abdallah tombe , un autre front risque de s’ouvrir .
_ à court terme , les Palestiniens de Cisjordanie enhardis par leurs succès à Gaza et à l’ONU risquent d’être moins soumis et de déclencher de petites intifadas . De même ,ceux de l’extérieur risquent de déclencher des marches vertes non violentes ( tentatives de franchissement de frontières ) comme il y a 2 ou 3 ans . pour les réprimer , si le gouvernement israélien utilise la force ,le Hamas devra intervenir et cela redéclenchera une guerre , très mauvaise pour l’économie ; l’AP devra de son côté porter plainte devant la CPI
_ les palestiniens vont attirer l’attention de l’ONU sur leurs prisonniers , la plupart enfermés sans jugement depuis des années et porter plainte devant la CPI .
Vu tous les problèmes , les coûts de l’occupation vont devenir prohibitifs ; en plus si tous les acquis ne seront jamais reconnus à quoi ça va servir de la continuer ?
Les Palestiniens n’ont aucune chance de vaincre militairement les Israéliens , leur seule chance c’est de décourager l’adversaire et de lui faire payer de plus en plus cher financièrement les coûts de l’occupation , c’est ce qui semble se profiler . Avec l’apparition des nouveaux missiles de portée de 50 à 100 km qui sont mobiles, pas chères à fabriquer par rapport au Dôme de Fer ,Israël en tant que colonie de peuplement n’est plus viable économiquement . De tels missiles même envoyés par intermittence perturbent gravement l’activité économique , financière ainsi que la vie ordinaire . Israël va ne devenir qu’un avant poste militaire sans profondeur stratégique . Avec la supériorité technologique énorme , il n’y a aucun risque d’un Dunkerque mais à quoi bon rester juste pour rester ?
Pourquoi tant de ramdam à propos de la reconnaissance de la Palestine comme état observateur ? On ne peut qu’émettre des hypothèses , qui peuvent être des ragots non vérifiés . Le mot qui tue semble être le mot « état » . La Palestine est reconnue par la communauté internationale comme« ETAT »Quelles conséquences pour le conflit israélo- palestinien ? Ca veut dire que toutes les conquêtes , tous les empiètements israéliens après 1967 ne seront jamais entérinées par la communauté internationale sauf si les Palestiniens les acceptent et ce par un traité mutuel . Tous les efforts israéliens sont construits sur du sable et seront nuls et non avenues si un jour il y a une évolution à l’algérienne .