Désolé, votre démonstration est doublement fausse. On obtient des grande quantité d’animaux d’élevage à coup de reproductions parfois artificielle (insémination, césarienne, etc), mais si la demande en viande diminue, les élevages diminueront aussi jusqu’à disparaître (on peut rêver !). On sait bien que tout le monde ne deviendra pas végé du jour au lendemain... la transition n’est pas un problème, ce ne sera jamais trop rapide.
Mais votre démonstration est également fausse pour ceci.
« nous sommes actuellement au sommet de sa chaîne alimentaire »
Ha ha, on appele ça aussi, « pyramide alimentaire », car ceux qui sont au sommet de la chaine DOIVENT être beaucoup moins nombreux que les espèces qui sont au milieu et en bas. Hors, nous sommes le mammifères le plus abondant ; donc, de facto, nous sommes tout en bas. Dans l’idée de faire partie de l’écosystème, nous devons donc nous nourrir d’une ressource abondante qui demande peu d’espace et d’énergie : les végétaux. CQFD.
Votre théorie tiendrait si nous étions environ 10 millions sur la planète. Alors nous pourrions prétendre à une position élevée dans la chaîne alimentaire... mais à 7 milliards, nous devons nous placer tout en bas.
Le seul problème est l’échelle. si notre planète était de la taille d’un bateau, et qu’il y avait juste assez de salades pour manger jusqu’à l’arrivée, il y aurait unanimité pour ne pas laisser ta vache bouffer les salades et ainsi priver 3/4 des passager de nourriture au profit d’1/4 qui aura un steak à ingurgiter.
Les 3/4 se révolterait contre le 1/4 élevant des vaches avec nos réserves de nourriture.
En choisissant de la viande vous affamer le monde. Ce n’est donc pas un choix personnel de manger de la viande. C’est un choix égoïste et dangereux.
France, vous n’avez pas tort. Mais déjà que c’est difficile à faire passer le message du végétarisme... Michel est bien conscient des problèmes des produits laitiers AUSSI.
Je comprends ce message, mais soyons quand même un peu sérieux. Des scientifiques annoncent la possible fin de la biosphère et par là même de l’humanité d’ici à 2100. Ils peuvent se tromper, notamment de quelques décennies (dans un sens comme dans l’autre), mais voilà encore 50 c’était inimaginable. On fonce droite dans le mur ; sans un changement radical c’est perdu. Ce n’est plus seulement une vision de quelques écolos, c’est une réalité scientifique. Changeons ! C’est peut-être trop tard, insuffisant, mais au moins, essayons ! Hors, la viande, et personne ne discute ici ce fait (on discute du style de Michel Tarrier, de ses accusations à ceux qui ne changent pas - l’approche est discutable en effet) : manger de la viande tel que nous le faisons est un gaspillage innommable qui va à l’encontre de la bonne gestion de notre monde surpeuplé aux ressources limitées. Alors pourquoi attendre pour changer ? C’est une évidence : si on veut un changement radical et efficace, il faudra changer ses habitudes. On demande pas de vous passer de votre confort, du chauffage ou de la douche ou de vous priver de nourriture (ce que la nature nous obligera à faire - et oblige déjà certains dans le monde aujourd’hui) : juste changer d’ingrédients. Si ça vous demande des mois ou années d’adaptation, on y arrivera jamais !
Pourquoi ne pas décider, ce soir : je ne mange plus de viande ? Je connais tant de gens qui ont changé du jour au lendemain ainsi ! Ils n’en sont pas morts, que du contraire. Je ne parle pas de mon expérience (j’avais 7 ans, c’est différent), mais d’autres, notamment ma compagne. Pas de blabla, pas de chichi : la viande c’est mauvais ? OK, j’arrête. Basta, terminé. Elle n’a jamais été en si bonne santé depuis. C’est pas si compliqué...