Merci de la recette : - répandez un bobard par la presse dominante - répétez-le journellement, en proposant chaque fois une anecdote (« ça ne s’invente pas » diront les idiots) - comptabilisez les « quelle horreur ma bonne dame » - tapez "alors votre article de propagande fait pale figure à coté de tous
ces témoignages et vidéos des horreurs perpétrés par l’opticien fou de
Damas." et envoyez
La clé de la recette est dans la première opération : si on vous laisse la faire, on ne va pas vous gâcher l’exécution du reste.
Le texte était un peu fumeux et il se fait tard ... Alors j’ai vite sauté à la photo. Quelle horreur !!! La bête est encore plus immonde qu’on ne me l’avait dit ! Comment trouver le sommeil désormais ?
Dès qu’on veut étouffer une affaire, on nomme une commission parlementaire. Dès qu’on veut noyer une question sous la logorrhée des médiocres, on organise une table ronde.
Il y a eu voici peu d’années une vaste consultation nationale - dont la conclusion était à l’avance pliée en deux dans la poche du ministre, bien sûr -au sujet de la réforme de l’Ecole.
Tout le monde était convié : parents, élèves, profs, passants qui ont vu de la lumière. Ah, ça, c’en était, de la table ronde : on n’avait jamais vu autant de mémères des deux sexes avancer avantageusement autant de conneries. On passe des années à faire comprendre aux élèves qu’avant de prétendre résoudre un problème, il convient de le formuler. Et tout d’un coup, on ouvre les portes, et on invite le vulgum pecus à sortir ses IFOKON, ses YAKA, ses ZAVEKA. L’Ecole est malade de la société qui prétend lui apprendre son métier.