c’est désolant de vous voir dire des choses si intelligentes parfois sur une imbécile.
passons sur la « destruction militaire de la Syrie », dans un article parlant du fascisme, et faisant fi de l’histoire.
vous n’avez pas l’impression que cette femme dit de très belles banalités justement ?
que sa lecture du greco-romain est une facilité indémontrée ?
que déjà l’accolement « greco-romain » est une connerie pire qu’un colonel ?
que la dimension totalitaire n’est pas de la dernière pluie du vingtième ?
que les pharaons y’a eu ?
que penser la séparation de l’église et de l’état c’est cent fois plus subtil ?
que travailleurs, chômeurs, etc., cela exige de baliser un peu mieux le terrain avant de balayer du bout du concept ?
que votre dernière phrase donne la clef qui lui manque à cette idiote télévisée justement via jünger, la mobilisation totale, et la destruction du monde rural sous la dictature victorienne dont je vois les vaguelettes jusqu’au bord de mon clavier ?
que vulgariser du nietzsche, du jünger, du heidegger, du benjamin, c’est faire du philo-blédine qui tient pas la route ? et qu’on a besoin de beaucoup de pellicule pour rafistoler cette vieille ?
sûr que pareille esquisse mérite son développement, qu’un éditeur se manifeste oui, j’en aurai croisé un qui s’appellerait dugué ? passons.
donc si l’entropie est naturelle, si le totalitarisme en découle naturellement, alors le totalitarisme est naturel ?
reste le « galopante » ? qui semble tout aussi naturel...
en ce sens la remarque de pissefroid est très freudienne, et on ne peut y répondre trop vite :
si Freud dit que toute pulsion, cherchant à diminuer la tension, est au fond une volonté de mort (schématisons en simplifiant), alors oui, la vie veut la mort, et l’entropie en est une manifestation, et sa cristallisation totalitaire est logique.
face à cette logique, toute vie est appelée à la survie, c’est-à-dire à mimer la mort.
face à une caméra de surveillance par exemple, il ne doit y avoir aucun comportement déviant, c’est du frigo actif.
contrairement à l’entropie dans le monde animal, l’humaine a cette caractéristique fréquente du « freeze »...
un indien de l’oregon appelé à faire l’expérience du cinéma, n’a trouvé aucun intérêt à l’écran mais était littéralement halluciné que 400 personnes se tiennent assises sans bouger dans une salle en silence, il découvrait la mort.
un flic est sensé contrôler des comportements mais il demande des papiers, une identité... c’est déjà un grand débordement, en termes de devoir d’entropie, l’homme sans papier ne sera pas, etc.
il n’y aura pas de frein à cela.
si l’entropie comme vous le montrez est naturelle, relève de la vie même, son niveau humain ne peut être posé comme une simple sous-catégorie, car cela dépendrait encore d’une définition classique de l’homme comme « animal parlant », elle est dépassée.
l’entropie une fois en mains humaines est aussi mise en oeuvre d’un déchaînement du nihilisme, en ce sens, elle ira très loin, son but est bien la mort, c’est certain, mais paradoxalement dans les résistances de la vie, c’est la vie qu’elle cherche...
dans la mesure où cette entropie est une « mise au dehors » exigeant des « mises au dedans », elle montre et veut montrer, en cela, plus que l’animal justement, l’homme est le « monstre » qui réduit du vivant à du mort, et appelle cela progrès.
ce processus s’appliquant aussi bien au dehors qu’au dedans a déjà atteint un tel niveau de pathologie, vu les chaînes réactives enclenchées, qu’on ne peut donc plus se permettre de maintenir l’hypothèse qu’il s’agit encore d’un processus naturel...
ainsi parler d’une entropie de la vie, qui se décline en mode humain, implique comme fait du discours - et c’est le propre du totalitaire - qu’elle fonctionne d’elle-même selon une logique de langage ; à cette étape, le totalitaire est impliqué comme rapport à un ciel nouveau.
allez savoir si la pluie qui bloque gollum n’est pas désormais « fabriquée » comme une information, c’est en tout cas l’hypothèse de reich...
désolé de ce désordre en réaction à votre article, si riche, je lance des pistes.
je m’en tiendrai à une toute dernière, celle de heidegger sur le nihilisme, notamment dans la deuxième partie de son cours sur nietzsche :
l’obscurcissement de l’être et le processus de l’oubli en cours sont le paradoxe d’une garde et d’une préservation ; en conséquence, c’est sous forme totalitaire que nous préparons le retour de la lumière des commencements présocratiques.