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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 15 mars 2012 12:02

    Effectivement, ce sondage très instructif confirme l’analyse intéressante de l’auteur, en indiquant à la fois le potentiel de progression très important de Bayrou lié à l’incertitude du vote des électeurs (Bayrou étant par défaut le « second choix » d’une grande majorité) mais aussi s difficulté à dépasser cette barre des 15%.

    Je partage l’avis de l’auteur sur sa marge de progression plus importante à droite qu’à gauche : F Hollande rassure le centre-gauche (raison pour laquelle Mélanchon progresse) tandis que dans le même temps, la stratégie de Sarkozy est de mordre sur le FN, ce qui dérange la droite modérée. IL est évident que l’argument « Bayrou ou sinon cesera Hollande » deviendra effectif si, dans les 15 jours, les tests de second tour maintiennent un écart supérieur à la marge d’erreur entre Hollande et Sarkozy.

    En conclusion, je dirai que cette élection n’est pas faite... Avec les rééquilibrage de temps d’antenne, la situation peut évoluer fortement car ni Sarkozy ni Hollande ne suscitent des votes d’adhésion massifs (on est un peu dans le vote par défaut pour son camp), ce qui laisse des marges de progression importantes pour les outsiders.



  • Voltaire Voltaire 10 mars 2012 19:03

    Plus de la moitié des électeurs français se revendiquent ni de droite, ni de gauche. Vouloir à tout pris les mettre, ainsi que les responsables politiques, dans des cases rigides est à la fois se voiler la face sur la réalité et mépriser le choix de ces personnes. Non, ni les électeurs ni les politiques ne « doivent » se situer à droite ou à gauche.
    Manuel Valls est bloqué au PS en raison d’un système électoral majoritaire à deux tour, quasi unique en Europe, qui favorise le bipolarisme. Mais ce bipolarisme est contraire à la réalité politique et sociologique du pays. Mais son idéologie politiquer est celle qui correspond à la voix centrale, celle des partis démocrates courants dans d’autres pays. Elle est honorable.



  • Voltaire Voltaire 9 mars 2012 22:57

    @l’auteur : c’est votre article... je n’allais pas copier tous les commentaires des journalistes de l’express, simplement souligner que ces commentaires étaient partagés, et donc rétablir l’équilibre. Je pense (sans être le seul), que ce débat a été un match nul.
    Sur la tactique, je ne partage pas votre avis. Valls n’est pas Hollande. Bayrou l’apprécie, et souhaite sans doute l’avoir comme allié dans un futur gouvernement ; il a déjà dit ce qu’il pense du projet d’Hollande, et c’est aux média d’organiser un face à face entres les deux. Il s’est adressé à Valls en tant que personne, pas en tant que perroquet, cela a permis de conserver une certaine hauteur.

    Quant au résultat final, aucune tendance lourde ne se dessine encore, nous verrons bien. Bayrou avait atteint son pic trop tôt en 2007, et s’était fait massacré par les média dès qu’il avait menacé Royal. Je pense qu’il a retenu la leçon et qu’il conserve ses moyens de campagne pour l’après mi-mars, quand les temps de paroles seront égaux. Ensuite, cela dépendra de Sarkozy : si celui-ci remonte, effectivement ce sera cuit ; si Sarkozy baisse de quelques points et surtout ne parvient pas à dépasser 45% d’intentions au second tour, alors cela pourrait évoluer très vite. Nous verrons...



  • Voltaire Voltaire 9 mars 2012 17:14

    Ayant regardé le débat, j’aurais aussi dit 1-1.

    Valls a effectivement été assez bon sur la forme, percutant sans agressivité, mais Bayrou a été plus convaincant sur le fond, et a mis en porte-à faux un Valls converti de fraiche date au Hollandisme. La phrase de la fin de Valls, admettant qu’il faudrait revoir les objectifs du PS s’ils n’avaient pas leurs 2.2% de croissance (que personne ne pense atteignable) a été le moment clé, validant l’ensemble de l’argumentation de Bayrou.
    Valls avait plutôt bien commencé, en se plaçant sur le terrain des valeurs, et montrant ansi que celles de Bayrou sont plus proches de celles de Hollande que de Sarkozy, mais la réalité des faits l’a ensuite rattrapé.

    Pour autant, ce qui était évident, c’est que ces deux responsables politiques s’apprécient ; il ne pouvait donc pas y avoir de combat sanglant, et tous deux ont soigneusement ménagé l’avenir. 1-1 donc pour moi aussi. Sur le reste de l’émission, Bayrou a été très convaincant, très difficicle à prendre en défault sur son projet politique. Les conclusions des journalistes ont confirmé cette impression, Bayrou a acquis une vraie stature présidentielle et semble prêt à endosser le costume. Son seul point faible demeure celui de ses alliés, encore trop peu nombreux. Mais s’il dépasse les 15% dans les deux semaines à venir, gageons que ceux-ci viendront à lui rapidemment.



  • Voltaire Voltaire 9 mars 2012 17:00

    A l’auteur : attention de ne pas présenter uniquement les compte-rendus de l’express qui vous arrangent : pourquoi ne pas avoir mis celui-ci :

    Corinne Lhaïk (service France) 

    La note : 17/20. Un vrai débat, sur des sujets de fond, entre deux personnages qui cherchent en même temps à se séduire. Un combat élégant qui nous change de la déception d’un affrontement Juppé-Hollande, dominé par ce dernier, et d’un choc Fabius- Sarkozy, entre un président énervé et un ex Premier ministre... fatigué ! 

    La phrase : « On ne pourra pas dépenser un euro de plus ». Ecrite par Manuel Valls, elle est rappelée à plusieurs reprises par François Bayrou pour mettre son interlocuteur en contradiction avec lui-même. 

    Le top : les deux débatteurs ont abordé le sujet de fond de la présidentielle : comment redresser les finances publiques en redonnant à espérer aux Français ? On a vu s’opposer la vision de Bayrou qui privilégie le premier sujet à celle de Valls qui entend incarner la seconde. On rêve, bien sûr, de la synthèse. 

    Le flop : Manuel Valls a mis beaucoup de sincérité à défendre le programme de Hollande qui est désormais le sien, mais il n’a pas réussi à nous faire oublier ses prises de position antérieures à la désignation de Hollande par la primaire. Sur bien des points, elles s’écartent de celles du candidat PS. 

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