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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 5 décembre 2008 14:57

    Je comprends...

    A titre personnel, le clivage gauche-droite me semblait assez dépassé en France. Avec Nicolas Sarkozy, on retrouve un clivage plus net, mais je ne pense pas qu’il s’agisse vraiment de la différence droite-gauche telle qu’on l’entendait économiquement parlant. Socialement par contre, il existe, mais passe plutôt au milieu de l’UMP actuelle, comme le reconnaissait récemment JF Copé. 

    A titre personnel, je ne trouve aucun leader amusant, probablement un manque d’humour de ma part...
    En 2007, je pensais Nicolas Sarkozy plus capable que Ségolène Royal, et François Bayrou plus inspiré que les deux premiers mais moins politique.

    Maintenant, je trouve que Mme Royal a progressé politiquement mais pas idéologiquement, et le PS est à la dérive, Mr Sarkozy a été meilleurs que prévu au niveau international mais décevant économiquement et innacceptable socialement, et Mr Bayrou propose une société qui me convient mais manque de fond sur des sujets importants. Mais je ne suis pas au pouvoir, et la critique est aisée... Néanmoins, il est certaines constantes que je demande à nos responsables :


    - en cas de pouvoir de droite, je demande un budget sain et une économie dynamique. L’échec de Jacques Chirac, et celui, actuellement, de Nicolas Sarkozy, ne m’incitent guère à leur faire confiance... Pourtant, Mr Fillon est assez compétent, mais il y a trop d’erreurs depuis 2007.


    - en cas de pouvoir de gauche, je demande un vrai progrès de société, des innovations, de l’audace, une chance donnée aux défavorisés à prendre l’ascenceur social. Curieusement, à part les 35h catastrophiques, le dernier gouvernement de gauche a été assez bon économiquement, mais médiocre sur le reste, voire mauvais côté égalité des chances.

    Je suis par principe attaché à l’alternance, afin de pouvoir bénéficier des atouts de chaque clan, et de limiter les dérives idéologiques qui pourraient naitre d’un pouvoir conservé trop longtemps.

    Là, j’avoue que je suis assez perplexe... D’où c’est vrai une certaine tentation pour essayer la voie Bayrou, que j’imagine mal faire pire que les deux autres. Mais j’attendrai de voir la suite... Il faut toujours être optimiste :


    - la droite peut se reprendre, suprimer ses mesures fiscales idiotes, changer sa politique judiciaire, investir dans les domaines de croissance, et suprimer ces duplications stupides de fonctionnaires à tous les étages.


    - la gauche peut s’organiser, cesser ses querelles internes, proposer une vision durable de la société, mettre un peu de couleurs dans son projet (et ses responsables...)


    - les démocrates peuvent s’étoffer, rallier des personalités d’envergure, muscler leurs propositions, sortir du flou...

    Bref, nous aurions à choisir plutôt qu’à éliminer smiley



  • Voltaire Voltaire 5 décembre 2008 13:04

    Un sondage de l’Ifop bidonné en faveur de Bayrou ?
    Cher Calmos, nous sommes tous enchantés de constater que vous avez conservé votre sens de l’humour smiley

    Plus généralement, je regardais ce matin les commentaires d’un article sur Bayrou sur le site du Figaro, qui m’a inspiré la réflécion suivante, que je soumets à votre sagacité :

    "François Bayrou a pendant longtemps représenté un centre mou, et par là même suscité peu de commentaires.

    Depuis quelques années, il a évolué en homme d’Etat, pris position sur un projet de société, et donc provoqué des réactions plus tranchées, positives comme négatives, comme peuvent l’engendrer Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal. A ce titre, ces réactions illustrent l’importance qu’il tient actuellement dans le paysage politique français, et son parti fera sans doute un bon score aux prochaines élections européennes.

    Enfin, il a choisi une stratégie politique plus habile que le PS : il s’adresse aux français d’en bas (l’article était consacré à ses visites hebdomadaires en province) plutôt qu’à une élite parisienne, et place son combat sur des valeurs intemporelles plutôt qu’au niveau du circonstanciel. Rarement les français auront ainsi eu le choix entre trois modèles de société crédibles et bien distinct, et c’est tant mieux pour la démocratie."

    Votre jugement sur mes commentaires me fait toujours sourire : vous pourriez pourtant retrouver dans mes propos sur Agoravox de très nombreux commentaires positifs (et négatifs) sur Mr Sarkozy, Mm Royal ou Mr Besancenot, mais curieusement, ce sont toujours ceux sur Mr Bayrou qui vous inspirent...



  • Voltaire Voltaire 5 décembre 2008 11:52

    Votre réction est intéressante. Elle illustre l’absence de culture politique de la majorité des citoyens.
    Dans le cas du Mouvement Démocrate, un nombre important de personnes sans expérience politique ont rejoint ce projet avec l’espoir de faire changer de l’intérieur la politique. Or, si la ligne politique de François Bayrou est demeurée inchangée, ce qui explique la persistence de son électorat, ces nouveaux adhérents se sont brutalement vu confronté avec la réalité pratique d’un système qu’ils ne connaissaient pas.

    Un certains nombre d’entre-eux étaient bien sûr venus pour avoir des places, et ont découvert qu’être candidat ne s’improvisait pas, qu’il fallait tisser des réseaux, effectuer du travail de terrain, et que leur volonté ne suffisait pas pour se faire désigner. D’autres ont aussi découvert les aspects gris de la politique, les négociations, les rapports de force, et se sont donc éloignés de nouveau. Il en va de même pour tous les partis, le militantisme exige souvent de la patience et de la persévérance que peu de nouveaux adhérents sont prêt à accepter.

    Le MoDem est-il différent des autres ? En terme de fonctionnement, sans doute pas. IL se différencie bien sûr de l’UMP ou des Verts, et François Bayrou a tenté de construire un compromis entre démocratie interne et réalité fonctionnelle qui produit nécessairement des mécontents, comme il en existe dans tous les partis. En réalité, l’essentiel des militants de tous les partis se réparti en deux catégories : l’une, minoritaire, recherche des places et du pouvoir. Faute de l’obtenir, ces personnes quittent souvent un parti pour rejoindre l’autre, en espérant mieux, ou sortent de la politique. Et une majorité, qui adhère pour des idées, et ne recherche pas le pouvoir. Pour ceux-ci, l’essentiel est que le parti défende un idéal qu’ils partagent, peu importe la cuisine interne, du moment que celle-ci reprennent l’essentiel de leurs idées. Reste un petit nombre qui souhaite s’impliquer de façon approfondie sans rechercher le pouvoir, et qui peuvent se sentir fustrées de la difficulté à faire bouger un appareil toujours trop lourd, mais est-ce le parti ou simplement notre nature humaine et notre organisation sociétale qui est en cause ? Je ne connais pas de parti politique qui n’ait ses militants frustrés.Certains restent, par conviction, d’autres partent, par découragement. Au risque de vous décevoir, cela n’a guère d’importance, car c’est bien le projet de société porté par les partis politiques qui est important, pas la cuisine microcosmique qui est derrière.



  • Voltaire Voltaire 5 décembre 2008 11:33

    Mes excuses, les espaces entre paragraphes avaient sauté, revoici le texte de façon plus lisible.

    A côté de son caractère éminemment partisan, cette analyse est finalement assez juste. Franchement, ce sondage indiquant 12% d’intentions de vote pour le MoDem (14% en Région parisienne) doit être une assez bonne surprise pour François Bayrou. Dans un contexte assez anti-européen, son parti demeure une référence pour les partisans de la construction européenne, et son projet de société semble séduire un nombre suffisant d’électeurs au-delà de la simple personnalité de son leader.

    Ce sondage Ifop mérite d’être regardé dans le détail. On apprend ainsi que si l’UMP rassemble 22% d’intentions de vote, ce score passe à 35% chez les plus de 65 ans… L’UMP, assez logiquement, fonde son assise électorale sur de nombreux électeurs qui sont sortis du monde du travail, et vivent ainsi différemment la crise actuelle.

    On apprend aussi que le MoDem séduit beaucoup plus les hommes (15%) que les femmes (10%), différence que l’on ne retrouve que pour le FN, ce qui suggère aussi un déficit dans la communication de ce parti (mais aussi un électorat potentiel à gagner).

    L’alliance écologique bénéficie à plein de l’effet Cohn-Bendit + José Bové, deux personnalités charismatiques et qui rassemblent des électeurs très différents. L’effet additionnel se révèle remarquable. Prudence tout de même à ce sujet : le vote Vert est très dépendant des jeunes, qui se mobilisent souvent peu lors du jour de l’élection, et de l’actualité sur le réchauffement climatique. La crise économique risque donc de jouer contre eux au fur et à mesure que les semaines s’écoulent.

    Effectivement, le PS s’en sort assez bien, malgré ses divisions, car il demeure la référence pour l’opposition. Et la percée de l’extrême gauche n’est pas une surprise, même si elle est plus divisée qu’attendue.

    Quant au Nouveau Centre, qui, à part son patron, croit encore à son intérêt ? Des listes européennes NC ne sont d’ailleurs pas crédibles un seul instant, et Mr Morin n’agite ce petit drapeau que pour essayer de négocier quelques places pour son parti dans les listes UMP, qu’il n’obtiendra d’ailleurs qu’en nombre très réduit, tellement l’influence électorale de ce parti est insignifiante.

    Pour le FN, tout va de mal en pis, faute de leader et de discours crédible et adapté à la situation. Plombé par une situation financière déplorable, ce parti perdra sans doute près de la moitié de ses élus européens en 2009, son fond de commerce ayant été phagocyté de façon soft par l’UMP.

    Le sondage TNS-SOFRES de popularité des responsables politiques et des partis est plus délicat à interpréter, en raison de sa volatilité. Martine Aubry fait logiquement un bond en popularité de façon mécanique, on a pu noter dans le passé que les scores individuels dans ce sondage étaient souvent liés aux apparitions médiatiques des personnalités, et Mme Aubry avait un déficit notable à ce niveau.

    Les membres du gouvernement subissent logiquement le contrecoup de la crise, et ceux qui s’en sortent sont ceux qui ne sont pas concernés…

    Le sondage sur les partis est plus révélateur, mais n’a pas vraiment de signification électorale : on peut voter par adhésion comme on peut voter par rejet, et le PS conserve sa stature de premier parti d’opposition, le MoDem étant trop récent pour le lui contester.

    Pour conclure sur le thème premier de votre article, il est évident que Bayrou a réussi la première partie de son pari : réussir à conserver l’influence électorale de l’ancienne UDF avec un positionnement beaucoup moins à droite. Mais le MoDem est encore loin d’être la machine de guerre que sont UMP et PS : il lui manque des personnalités connues plus nombreuses, capables d’apparaitre comme de futurs ministres, et un projet plus complet en terme d’actions dans des domaines clés comme la justice, la culture, la sécurité, l’armée etc.… Mais 2012 est encore loin…



  • Voltaire Voltaire 5 décembre 2008 11:31

    A côté de son caractère éminemment partisan, cette analyse est finalement assez juste. Franchement, ce sondage indiquant 12% d’intentions de vote pour le MoDem (14% en Région parisienne) doit être une assez bonne surprise pour François Bayrou. Dans un contexte assez anti-européen, son parti demeure une référence pour les partisans de la construction européenne, et son projet de société semble séduire un nombre suffisant d’électeurs au-delà de la simple personnalité de son leader. Ce sondage Ifop mérite d’être regardé dans le détail. On apprend ainsi que si l’UMP rassemble 22% d’intentions de vote, ce score passe à 35% chez les plus de 65 ans… L’UMP, assez logiquement, fonde son assise électorale sur de nombreux électeurs qui sont sortis du monde du travail, et vivent ainsi différemment la crise actuelle. On apprend aussi que le MoDem séduit beaucoup plus les hommes (15%) que les femmes (10%), différence que l’on ne retrouve que pour le FN, ce qui suggère aussi un déficit dans la communication de ce parti (mais aussi un électorat potentiel à gagner). L’alliance écologique bénéficie à plein de l’effet Cohn-Bendit + José Bové, deux personnalités charismatiques et qui rassemblent des électeurs très différents. L’effet additionnel se révèle remarquable. Prudence tout de même à ce sujet : le vote Vert est très dépendant des jeunes, qui se mobilisent souvent peu lors du jour de l’élection, et de l’actualité sur le réchauffement climatique. La crise économique risque donc de jouer contre eux au fur et à mesure que les semaines s’écoulent. Effectivement, le PS s’en sort assez bien, malgré ses divisions, car il demeure la référence pour l’opposition. Et la percée de l’extrême gauche n’est pas une surprise, même si elle est plus divisée qu’attendue. Quant au Nouveau Centre, qui, à part son patron, croit encore à son intérêt ? Des listes européennes NC ne sont d’ailleurs pas crédibles un seul instant, et Mr Morin n’agite ce petit drapeau que pour essayer de négocier quelques places pour son parti dans les listes UMP, qu’il n’obtiendra d’ailleurs qu’en nombre très réduit, tellement l’influence électorale de ce parti est insignifiante. Pour le FN, tout va de mal en pis, faute de leader et de discours crédible et adapté à la situation. Plombé par une situation financière déplorable, ce parti perdra sans doute près de la moitié de ses élus européens en 2009, son fond de commerce ayant été phagocyté de façon soft par l’UMP. Le sondage TNS-SOFRES de popularité des responsables politiques et des partis est plus délicat à interpréter, en raison de sa volatilité. Martine Aubry fait logiquement un bond en popularité de façon mécanique, on a pu noter dans le passé que les scores individuels dans ce sondage étaient souvent liés aux apparitions médiatiques des personnalités, et Mme Aubry avait un déficit notable à ce niveau. Les membres du gouvernement subissent logiquement le contrecoup de la crise, et ceux qui s’en sortent sont ceux qui ne sont pas concernés… Le sondage sur les partis est plus révélateur, mais n’a pas vraiment de signification électorale : on peut voter par adhésion comme on peut voter par rejet, et le PS conserve sa stature de premier parti d’opposition, le MoDem étant trop récent pour le lui contester. Pour conclure sur le thème premier de votre article, il est évident que Bayrou a réussi la première partie de son pari : réussir à conserver l’influence électorale de l’ancienne UDF avec un positionnement beaucoup moins à droite. Mais le MoDem est encore loin d’être la machine de guerre que sont UMP et PS : il lui manque des personnalités connues plus nombreuses, capables d’apparaitre comme de futurs ministres, et un projet plus complet en terme d’actions dans des domaines clés comme la justice, la culture, la sécurité, l’armée etc.… Mais 2012 est encore loin…

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