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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 18 novembre 2008 14:52

    Je ne partage pas tout à fait votre analyse.

    Un PS très affaibli est dangereux pour l’UMP :

    - il permet au mécontentement de se manifester en interne. D de Villepin par exemple prépare sa candidature, mais celle-ci n’aurait aucune chance d’aboutir si le PS était fort (aucun élu ne prendrait le rsique de faire perdre don camp)

    - il regonfle mécaniquement François Bayrou, qui est l’opposant le plus dangereux pour Nicolas Sarkozy.

    C’est bien sûr le second point qui est critique : si le PS est affaibli au point que Bayrou se qualifie au second tour, les chances deviennent égales, tandis que Nicolas Sarkozy conserve une belle longueur d’avance en cas de duel avec un(e) candidat(e) de gauche (le FN a disparu, et un président sortant a toujours l’avantage).

    La crise du PS est donc bonne à court terme pour l’UMP, qui craint beaucoup le résultat des élections intermédiaires (européennes, régionales), mais dangereuse à moyen terme. C’est la raison pour laquelle vous verrez l’UMP s’acharner sur Bayrou plutôt que sur le PS à partir de 2010.

    En revanche, je partage votre analyse sur la sociologie du PS : une partie des couches les plus défavorisées sont parties vers Besancenot, tandis que les classes moyennes se tournent vers Bayrou. Pire, Bayrou est plus compatible avec la France profonde que les dirigeants PS très parisiens. C’est la raison pour laquelle Ségolène Royal a adopté une attitude beaucoup moins intellectuelle, mais qui heurte l’appareil.

    Le PS a pourtant la chance de dominer les collectivités locales, qui devraient être le terreau d’une recomposition et d’une fertilisation par la base, mais il semble que l’appareil soit trop figé pour permettre une vraie modernisation. Bref, c’est mal parti.



  • Voltaire Voltaire 18 novembre 2008 14:32

    Pour préciser mon commentaire ci-dessus, voici ce que j’écrivais le 16 avril 2007 dans le fil de mon article précité :

    "Après les dernières déclarations, les choses semblent se clarifier :

    Pas d’alliances possibles avant le premier tour, Royal et Bayrou s’y opposent.

    Le PS refuse toute alliance entre les deux tours et refuse toute idée de gouverner avec l’UDF en cas de victoire, considéré comme "à droite". En cas de victoire, il ne s’agirait donc d’ouvrir qu’à quelques personalités isolées.

    Bayrou propose un véritable accord pour les législatives, ouvert à des candidats de droite comme de gauche :

    En cas de victoire le 6 mai, François Bayrou a avancé "deux hypothèses" pour les élections législatives des 10 et 17 juin : "ou bien des candidats communs qui seront les candidats de la majorité nouvelle, ou bien des candidats ayant entre eux un accord de désistement".

    "Il faut d’abord qu’on sache qui veut participer à ce rassemblement", a-t-il dit en assurant que des personnalités comme Jacques Delors, Dominique Strauss-Kahn, Jean-Louis Borloo "diront oui". "Le vieux mur se lézarde", s’est-il félicité.

    Selon toute probabilité, si Bayrou est au second tour, il y aura un nombre assez important de personalités de gauche modérée pour le soutenir et accepter de participer à son gouvernement. Ses chances de victoire au second tour sont bonnes mais dépendent aussi du ralliement de personalités de droite modérée car l’extrême gauche s’abstiendra.

    Si Royal est au second tour contre Sarkozy, Bayrou appellera sans doute à voter ni Royal (puisque pas d’accord possible) ni Sarkozy (en raison de son positionnement très à droite). Un partie importante de son électorat ira à la pêche, et Sarkozy sera sans doute élu. "

    Je ne m’étais guère trompé à l’époque... Et les mêmes causes produisant les mêmes effets...



  • Voltaire Voltaire 18 novembre 2008 14:10

    L’analyse est largement juste.

    En observabt ce congrès du PS, je me faisais la réflexion que ce parti devrait prendre quelques leçons de communication auprès des démocrates américains. Si les luttes de pouvoir sont la norme en politique, celles-ci doivent toujours rester cachées, c’est le b a ba, et surtout permettre de se retrouver ensuite. Or là, le PS a l’assurance de connaitre une lutte intestine prolongée, tant les rancunes de personnes sont devenues l’unique préoccupation des leaders.

    Mécaniquement, cet échec du PS va profiter à Bayrou et à Besancenot, qui proposent chacun un projet de société alternatif.

    Vous avez raison de souligner l’hypocrisie de bien des dirigeants du PS vis à vis du MoDem ; ceux-ci savent bien que, sociologiquement, la gauche ne peut pas à elle seule remporter une élection nationale.
    En franchissant le rubicon, c’est à dire en affichant ouvertement sa position d’opposant à Sarkozy, Bayrou embarasse durablement le PS dans son positionnement politique. Et effectivement, il ne peut que sortir gagnant de cette lutte fratricide, en gagnant une alliée potentielle qui crédibilise sa candidature (ce qui lui avait manqué en 2007) ou en apparaissant comme seule alternative pour remporter une élection face au président sortant.

    Reste que le MoDem doit aussi travailler sur son projet : si l’orientation générale proposée par François Bayrou est cohérente, il lui reste des efforts pour couvrir l’ensemble des champs d’action d’un gouvernement. Sur plusieurs domaines (sécurité, culture, défense, justice...), le MoDem est encore très absent.



  • Voltaire Voltaire 18 novembre 2008 12:07

    Je ne prononcerai pas sur la fin de votre article, qui est un appel à voter pour un candidat, mais je souhaite revenir sur votre analyse de l’évolution des scores de la gauche.

    Vous semblez avoir occulté deux éléments pourtant fondamentaux qui expliquent l’évolution de ces scores :

    - la passage d’une société "industrielle" à une société de services, qui a résulté en une diminution importante du nombre d’ouvriers au profit des employés et classes intermédiaires (d’où la diminution de l’influence du PC)

    - le vieillissement de la population (d’où l’accroissement du vote conservateur, particulièrement évident en 2007)

    En raison de cette sociologie, la gauche ne peut plus, sauf conditions exceptionnelles, remporter seule une élection nationale. J’avais d’ailleurs fait cetet analyse juste avant l’élection de 2007 (voir http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=22182).

    Il semble qu’au PS, seule Mme Royal soit consciente de cet état de fait. Ce qui n’en fait pas automatiquement une bonne candidate, mais sur ce point au moins, son analyse politique est juste. Bien sûr, les autres candidats le savent aussi, mais sont dans un discours très hyporcrite afin de rallier les scrutins des militants. Le cas Hamon est un peu différent, car lui ne pense pas encore à 2012 pour la présidentielle, sauf comme premier test. Il se place surtout pour 2017, lorsque Sarkozy aura terminé son mandat et que les cartes seront rebattues (un sortant a toujours un avantage). La question est de savoir si vous êtes prêt à attendre jusque là...



  • Voltaire Voltaire 18 novembre 2008 11:03

    Erreur de titre : l’auteur aurait dû indiquer "En route vers la confusion". Car il est inutile de se voiler la face : qui que soit le (la) vainqueur, les luttes internes se poursuivront tant les haines sont devenues le seul enjeu. Le PS continuera donc de montrer un spectacle pathétique, et ses électeurs de fuir à sa gauche ou a sa droite, où deux alternatives sociétales crédibles sont apparues.

    Si Mme Aubry l’emporte, nous assisteront à un second tour Bayrou-Sarkozy en 2012, le premier étant afdfaiblit par l’absence d’alliés potentiels. Et si Mme Royal l’emporte, sans doute à un remake de 2007, sauf si Bayrou coiffe Royal au poteau du premier tour. Mais même ainsi, le président sortant partira avec une sacré longueur d’avance. 

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