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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 7 novembre 2008 14:31

    @Sisyphe

    Sur un point je partage efffectivement totalement votre point de vue : le PS n’a aucun intérêt à se rapprocher du Medef smiley

    Sur le reste, nos analyses divergent. Nous verrons bien le résultat. Mais si vous ne souhaitez pas que quelqu’un suggère que vous puissiez faire une erreur, indiquez-le dans votre commentaire, cela coupera court au débat.

    Notez cependant qu’en l’occurence, j’essaye d’être le plus objectif possible : les choix futurs du PS me sont assez indifférents, hormis le fait que je suis favorable à l’existence de partis politiques cohérents pour une démocratie saine. Ce que j’indique n’est donc pas ce que je souhaite mais ce que j’estime le plus probable. Mes infos sur la sociologie de la France sont exactes, il vous suffit d’examiner le vote des plus de 60 ans ces dernières élections. Je doute qu’il change de beaucoup, même en cas de crise.



  • Voltaire Voltaire 7 novembre 2008 13:43

    @Sisyphe

    Je crois que vous faites erreur dans votre analyse : Mitterrand, outre son talent, avait bénéficié de la division de la droite, et de la lutte féroce entre Chirac et Giscard puis Barre. Il n’y a plus d’opposant à droite actuellement...

    Il n’existe pas de majorité "antilibérale" en France. Et la crise n’est pas éternelle : je vous prédis un rebond à partir de 2011, que le succès d’Obama, pour des raisons psychologiques, va accélérer.

    Un PS dirigé par Hamon et très à gauche ferait un excellent score en 2009 aux européennes, mais s’effondrerait en 2012.

    Ceci dit, je demeure très partisan de l’émergence d’un vrai parti de gauche en France, à côté d’un parti démocrate de centre-gauche et de l’UMP. Cela clarifierait le paysage politique.



  • Voltaire Voltaire 7 novembre 2008 13:35

    L’article est un peu confus... pour ne pas dire plus.
    Pourtant, l’analyse résumée dans le titre est, à mon avis, exacte.

    La victoire de Mme Royal sonne surtout défaite pour Mr Delanoë. Or, Bertrabd Delanoë représentait la meilleure option pour Nicoals Sarkozy, et donc contre François Bayrou : un opposant modéré, de force raisonnable mais n’ayant aucune chance en 2012, en raison de son parisianisme. Bref, un bon opposant pour contrer Bayrou sans présenter de menace sérieuse.

    La demi-victoire de Mme Royal change la donne : elle entraine une longue période de chaos pour le PS, faite d’alliances et de coups-bas, qui vont décourager les plus à gauche et les plus centristes. Bref, en déconsidérant le PS, cela donne un beau coup de pouce à Besancenot et Bayrou. Pour bayrou c’est tout bénéfice : son seul objectif est d’être devant le PS en 2012, pour affronter Sarkozy. Un Besancenot fort, un PS en lutte interne, ses chances d’arriver second au premier tour s’accroissent, et donc ses chances de gagner.

    Certes, Mme Royal est une vraie politique : elle sait à merveille s’appuyer sur l’opinion publique et retourner sa veste pour coller à la tendance majoritaire. Mais elle devra continuer à affronter des divisions internes qui vont la miner. De plus, un accord possible entre Royal et Bayrou est une vraie menace pour Sarkozy, car leurs partisans sont complémentaires.

    La victoire d’Obama est aussi importante. Elle démontre que la victoire de l’outsider est possible, et que les valeurs portées par les démocrates peuvent remporter l’élection. Reste que l’organisation de campagne d’Obama est incomparablement plus professionnelle que celle de Bayrou, et qu’Obama avait su attirer des soutiens de poids qui crédibilisaient sa candidature. Si Bayrou veut l’imiter, il devra chercher à attirer les poids lourds du PS et de l’UMP qui veulent en finir avec le système actuel, et professionaliser son organisation. On en est loin...



  • Voltaire Voltaire 7 novembre 2008 13:02

    @Gilles

    je me félicite aussi du départ de Mélanchon : voici longtemps que je pense qu’il faut une clarification au sein du PS : d’un côté les tenant de ce qu’on appelle l’antilibéralisme, et de l’autre les sociaux-démocrates. Depuis 2007, j’appelle à cette clarification, mais les élus du PS tiennent à leur confort électoral. POurtant, la logique serait d’un éclatement, avec d’un côté le NPA enrichi par la gauche du PS, et de l’autre le MoDem enrichi par sa droite. On aurait enfin un paysage politique plus clair. Mais il y a trop d’élus au PS, qui ne veulent pas quitter une machine qui marche pour les elections locales...



  • Voltaire Voltaire 7 novembre 2008 12:58

    @Sisyphe

    La France est sociologiquement de droite. La droite profite d’un confortable matelat de voix de la part des personnes de plus de 60 ans, tandis que les jeunes se mobilisent rarement.
    Comme je l’indiquais dans un article à la veille des élections de 2007, il faut des circonstances particulières pour que la gauche l’emporte : un leader charismatique, une crise profonde, une campagne de très bonne qualité. Faute de ces trois conditions réunies, ou au moins de deux d’entre-elles, la droite gagne, sauf si la gauche s’allie au centre...

    Si une élection présidentielle avait lieu maintenant, vous avez raison, un candidat de gauche comme Hamon aurait une petite chance. Mais en 2012 ? Très improbable. Et une "alliance" avec toutes les gauches comme vous dites rend le défi impossible : l’extrême gauche agit comme repoussoir pour l’électorat modéré. De façon similaire, même s’il ne faut pas comparer les deux extrêmes, la droite aurait perdu les élections si elle s’était dans le passé allié avec l’extrême-droite.

    A mon avis, prendre position de façon systématique contre tout accord avec le centre est une garantie d’échec au niveau national, même si elle aurait le mérite de rassembler une partie du PS. Et continuer d’appeler le MoDem un parti de droite est aussi très maladroit.

    @jaja : les partisans de la révolution sont très peu nombreux : leur départ ne se verrai sans doute pas dans un nouveau parti. Il ne faut pas confondre militants et électeurs... l’électorat de Mr Besancenot et de la gauche anti-libérale dépasse très largement le petit noyau dur de révolutionnaire, qui, à mon avis, l’empêche de prendre une stature réeelement crédible. Il me semble que ce qu’attendent ces électeurs, c’est un nouveau projet de société, et non la révolution... Il y a d’ailleurs une forte convergence à ce niveau entre l’électorat de Besancenot et celui de Bayrou, même si les solutions proposées sont différentes.

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