Le phénomène n’est pas né d’hier...dans les années 45/50, le Shape était installé en France pour contrer le communisme envahissant d’après guerre, il y avait des villages américains chez nous..
Il arrivait que parfois, il y avait des mariages entre Française et Américains ( mon pote de collège était un fils issu de cette alliance et se prénommait Bob ! ...
Les pubs américanisées envahissaient les beaux quartiers parisiens, il était de bon ton d’adopter l’accent US...
De plus, le Rock est arrivé chez nous avec Elvis Presley et d’autres groupes anglos / saxons ont emboîté le pas...à tel point que des artistes Français ont pris des noms de scène américains pour être dans le vent de l’époque...vous les connaissez tous !
L’usage de l’anglais est demandé dans beaucoup de métiers , c’est une obligation autant pour les échanges que pour lire les notices écrites en anglais, langue internationale pour simplifier les communications ..
Ensuite oui le français c’est la quintessence du raffinement pour donner de la vie aux mots , mais est-ce que les français eux-mêmes en usent...écoutez un peu les commentateurs radio ou télé faire des fautes pas possibles avec le verbe être ou avoir quand il faut les conjuguer .
Ah oui , merci, bon c’est vrai que l’ORTF était encore très rétrograde dès que l’on abordait le texte sulfureux au nom des familles « comme il faut » et de l’audience plus familiale des années 50 et 60, qui réunissait les générations sous le même toit le soir venu ou le Dimanche devant la télé .
Eh bien comme quoi des fois hein ? ravi en tout cas de trouver une personne de goût https://youtu.be/vVQX9g9hXRI......si je me permets, voici pour vous ....
En fait , Brassens est arrivé en pleine mutation des consciences d’après guerre, alors que la religion catholique avait pignon sur rue dans les campagnes , le XIX éme siècle d’était pas si loin, et les gens en étaient encore imprégnés .
Etant écolier à cette époque, je me souviens que dans la famille d’accueil au sein de laquelle j’ai grandi, dés que l’on entendait du Brassens à la radio, on éteignait le poste parce que « c’était pas convenable » !
Il a fallu arriver aux années 60 pour qu’enfin la censure radiophonique et cinématographique se relâche un peu, quoique Madame De Gaulle voulait qu’on interdise « les colonies de vacance de Pierre Perret » !
Le Film « les Amants » avait fait l’objet de réclamations des Cathos qui voulaient l’interdire au nom de la morale et des bonnes moeurs !
Brassens pour moi, c’est la liberté de penser avant tout, et de dire merde aux faux culs et grenouilles du bénitier de l’époque !