Une sécession est hautement improbable pour plusieurs raisons.
-l’état de Californie est plus divisé qu’on peut le penser. Une sécession poserait un problème insoluble au niveau spatial, une partie importante de l’espace californien ayant voté pour Trump plus que pour Clinton. Une seule solution, une sécession à d’autres niveaux d’échelles, les comtés et les municipalités, mais imaginer un « GAFA-state » relève de la SF.
-Les élites technologiques californiennes pensent le plus grand mal de l’état fédéral (manque d’encouragement à la recherche, refus du moindre bon sens sur l’immigration de cerveaux, et incompréhension typique de scientifiques par rapport aux bureaucraties « illogiques »). De là à déclencher une sécession....
-Les partenariats avec des structures universitaires ou de recherche publique (DARPA, Berkeley, Stanford, NASA) sont innombrables et impossibles à démêler d’un trait de plume.
-la Silicon Valley se décentralise dans le monde depuis des années. Si la situation tournait vraiment à l’aigre avec Trump, ils n’auraient qu’à accélérer un processus qui était déjà en oeuvre, pour d’autres raisons, depuis des années. Surtout que les blocages culturels ne risquent pas d’interférer, vu la présence massive d’étrangers et notamment d’Asiatiques (Inde surtout, et Asie de l’est) dans la S Valley, des labos jusqu’au plus haut niveau de direction.
Vous savez, j’ai été un étudiant en Histoire, j’ai un second cycle en médiévale et avais beaucoup d’intérêt pour les civilisations pré-industrielles. Soyez donc tranquille sur ce point, n’importe quel étudiant intéressé, qui essaie de comprendre et d’un niveau un tant soit peu correct a une idée ce qu’est une civilisation sans énergie abondante, ce qui fut le lot de tout le monde avant que la mise au point des machines à vapeur. Mon domaine était, on peut dire, la production idéologique, et même là, on voit déjà ce qu’est le niveau de contrainte physique et matériel (pas de communications rapides des informations, un système de contrôle territorial très différent, la lenteur du « nomadisme royal »). Sans compter les cours de premier cycle (la marine à voile et les délais, les déboisements ravageurs pour produire du charbon de bois pour atteindre les températures nécessaires à la métallurgie du fer). Vous n’avez aucun besoin de me persuader.
C’est pour ça que les arguments des anti-nucléaires me font doucement rigoler et je peux vous dire que ça ne date pas d’hier.
Votre dernier com est absolument passionnant. Mais vous en avez dit trop et pas assez. Si vous repassez dans le coin et que l’envie vous en prend, je ne suis pas contre un petit développement, sur un sujet aussi important. Soyez sûr que vous auriez des lecteurs attentifs, au moins votre serviteur, ce qui n’est déjà pas si mal.
que son mari avait finalement été soulagé de l’arrêt de la « bête », qu’aucun membre de l’équipe ne voulait envisager.Il était inquiet, dormait mal,bref il avait des doutes. Plus tard je lui en parlais,,il me dit qu’effectivement, cela lui avait enlevé un poids.
Probablement une personne qui s’est retrouvée dans la recherche alors que ça ne lui correspondait pas, qui aurait été plus heureuse dans de l’ingénierie en territoire plus balisé. Quelqu’un qui trouve anormal d’être tracassé par ses projets de recherche le soir et qui « doute » est fait pour autre chose, un chercheur vraiment fait pour cela le dirait.