Merci pour cet excellent article. J’aimais beaucoup sa musique, comme tant d’autres. Je suis juste pas d’accord sur « il était une fois la révolutions », sa bande son n’est pas très bonne, tout comme le film d’ailleurs, et des amis qui ont vu aussi le film pensent la même chose.
Une de ses BO que j’ai bien aimée est celle de « Kalidor ou la légende du talisman », un navet première catégorie (signé un Richard Fleischer en bout de course), mais qui montrait que Morricone ne « profitait » jamais du faible niveau d’un film pour abaisser le niveau de son travail. Là c’est l’inverse de ce dont vous parlez à propos de Polnareff citant Ennio dans sa BO de la Folie des grandeurs, c’est la BO de Morricone qui renvoie à celle de Poledouris dans « Conan le Barbare », excellente BO, mais d’un film sous-estimé et bien meilleur que « kalidor ».
C’est bien d’avoir évoqué Mallick, je me souviens de sa brillante BO des moissons du ciel.
Les Chinois et Singapouriens ont résolu très efficacement les problèmes que vous décrivez sans interdire les partis politiques. La vraie clef est de réduire la liberté de la presse quasiment à néant. Plus d’éditioralistes crétins, de presse de caniveau, et plus d’élections ou des élections biaisées. Singapour a brillament réussi à avoir un pseudo-multipartisme sans aller jusqu’au monopartisme (avec des partis minoritaires certes) des Chinois, alors que son fondateur-démiurge-despote, feu Lee Kuan Yew, a toujours montré un rejet de la démocratie (définie par le fondateur Lee comme un régime où on demande son avis à des gens incapables de dépasser la 6ème).
Singapour, l’état le plus riche par habitant au monde qui ne soit pas un émirat pétrolier ou un microétat-paradis fiscal. Une brillante planification urbanistique, un niveau scolaire extrême. Etat misérable lors de sa création forcée en 1965, alors peuplé en majorité de Chinois certes travailleurs mais au niveau éducatif bas, manquant de toutes les ressources naturelles, y compris l’eau. Aujourd’hui respecté et richissime, dirigé par le major de promo en mathématiques à Cambridge 1973, doté d’une haute fonction publique brillante, d’un superbe réseau de transport (métros, aéroport doté de serres et cascades artificielles internes), ayant éradiqué le paludisme et la corruption dans une zone du monde où les deux sévissent.
quand je vois que nos dirigeants sont toujours obsédés par le CO2
Paradoxalement je vous rejoins, je suis certes un affreux réchauffiste contrairement à vous, mais si on en croit les modèles, c’est déjà foutu même en réduisant de moitié les émissions. Alors pourquoi s’emmerder, alors que l’on a de toute façon pas du tout les moyens de se passer de fossiles à l’heure actuelle ? La géoingéniérie pilotée par IA est pour moi le scénario le plus plausible dans le futur. Et comme je crois à l’effet du CO2, aller à fond sur les centrales à fission de 4ème génération et la recherche sur la fusion pour régler une bonne partie du problème des émissions à terme. La Chine se débrouille comme un chef dans cette histoire, droit d’augmenter leurs émissions jusque 2030. Une question que je me pose souvent est de savoir où en sont leurs recherches sur les réacteurs à thorium et sels fondus. Je sais évidemment qu’ils n’en diront rien. Mais si ça s’avère déployable en masse à partir des années 2030 pour la production civile et sur des unités puissantes, le problème de la production polluante d’électricité sera définitivement résolu.
Mais ce scénario est évidemment un désastre pour l’Europe, qui aura gaspillé son énergie dans des fumisteries à basse technologie, et sera dépendante d’un pays que j’aime bien, mais qui est une autre civilisation et qui aura un argument de plus pour nous mener par le bout du nez.
Nous pouvons nous ressaisir , mais en sommes nous capables
C’est très compliqué à court et moyen terme, notamment à cause du niveau scolaire de la jeunesse, attesté par les comparaisons internationales et les enquêtes de l’éducation nationale utilisant des tests similaires sur des périodes différentes. Et ça reste moins pire quand les enseignants venant eux-même de périodes scolairement fastes font cours. Quand une proportion désormais non négligeable des enseignants est déjà des périodes en déclin question niveau scolaire, là ça ne fait que renforcer le problème, un cercle vicieux a déjà été enclenché.
Un très bon indicateur pour savoir qui dominera les prochaines décennies est de voir qui est dans le top dans les Olympiades de mathématiques (compet par équipes nationales pour under 18 ans), qui intègre les meilleures universités en sciences, qui est très présent dans les jeunes générations d’étudiants et/ou doctorants. Ou aussi de voir quelles minorités ethniques en Occident sont surreprésentées dans l’élite scolaire et universitaire. Et là il y a UN groupe ethnique qui domine et tout le monde sait qui.