J’ai envie de dire qu’en matière de « spiritualité », la concision est d’or, et le surplus tend vers le code, la morale, l’erreur, la prison.
Ne peut-on pas se contenter, une fois qu’on a dit que ce que d’autres appellent Dieu et habillent avec tant de mauvais goût, nous l’appelons « la Vie » ou « la Nature », de dire que tout ce qu’il nous reste à faire est de vivre l’instant présent avec toute la plénitude dont nous disposons à cet instant pour cet instant, c’est à dire dans l’amour le plus plein de ce qui Est, l’absence de négation, l’absence d’absence ?
Le projet est la Paix, celle qui permet de vivre dignement de ce point de vue, c’est à dire en pleine conscience, dans la l’Amour de Dieu/de la Vie/de la Nature.
Je n’ai pas eu le temps de lire votre article mais les premières lignes m’ont rappelé une réécriture populaire de l’Ethique de Spinoza, que j’ai pu lire il y a quelques mois (le nom de l’auteur m’échappe, mais le titre était « L’Éthique, écrite pour notre temps » ou un truc comme ça, avec pour sous-titre « le bonheur avec Spinoza » (paraît un peu new-âge sur les bords mais bon...).
Si vous ne connaissez pas, vous risquez d’aimer. Si vous connaissez, je ne suis pas étonné.
Pour ceux qui connaissent déjà bien l’oeuvre du « plus honnête des philosophes », et qui n’ont pas peur de sa relative aridité, ce bouquin est sympa, un peu original dans sa présentation de la pensée du bonhomme, mais ce n’est pas là qu’on trouvera l’exposé le plus approfondi.
Bah Traroth voyons, quel rapport avec les « valeurs » ? Ca s’appelle la réalité.
Si ce sont les industries qui financent les études sensées valider leurs produits, on constate que, comme pourrait s’y attendre un esprit matérialiste, les études effectuées sont orientées. Ce n’est pas une question de valeurs, mais de simple mécanique : c’est comme ça que ça fonctionne.
La vraie question c’est comment on peut être assez cons pour leur faire confiance, et accorder de la valeur (justement) à ces études ? On devrait tout simplement contrôler différemment les mises sur le marché. En a-t-on les moyens ? Pas certain qu’on puisse répondre par oui ou par non. Mais il est certain que plus notre mode de vie est basé sur un système qui a besoin de pseudos innovations pour se sentir exister et faire pédaler le prolo dans la semoule, plus on consacrera d’énergie à contrôler des industries monstrueusement pléthoriques (si j’ose dire), qui produiront du superflu, donc, forcément, d’une manière ou d’une autre, du nuisible.
Maintenant, cet article est une pub pour un dentifrice, c’est un fait. Si le fluor est dangereux ou pas, j’en sais rien, mais ce que je sais, c’est que de l’aveu d’un ami dentiste, le dentifrice ne sert en rien la santé dentaire. Ce qui est utile dans le brossage des dents, c’est le brossage des dents.
Ici au Sénégal, les gens « normaux » (pauvres) ne se brossent pas les dents avec une brosse et du dentifrice mais, traditionnellement, avec du bâton, que vendent des gars qui se baladent dans la rue. Le brossage est un peu fastidieux, mais on le fait en bavardant, pendant les temps morts de la journée. Ces gens ont souvent les dents extrêmement blanches (bon, un ami qui est mort récemment, n’avait presque plus de dents à 50 ans, et m’expliquais que lui, il avait toujours eu la flemme de se brosser les dents), mais bien évidemment, la bouffe moderne, en progression, fait de plus en plus de dégâts : on consomme des doses effarantes de sucre blanc par exemple, et on a pas les moyens de s’acheter des fruits. On consomme énormément de riz blanc importé, et on méprise de plus en plus le mil produit localement, qui a pourtant la vertu d’être complet et très digeste (en plus d’avoir un goût magnifique, contrairement aux brisures de riz si populaires).
Je pense que mon dentiste a raison, le dentifrice c’est sympa pour l’haleine et l’effet moussant améliore peut-être le brossage, mais les super innovations qu’on nous vend sont typiques de la dégénérescence de nos esprits sous l’empire des fiers vendeurs de pacotilles que sont les capitalistes.
« Les fascistes sont les anti-fascistes, et les anti-fascistes sont les fascistes »
Et avant ça, vous avez le culot de citer Orwell. Avez-vous pensé à essayer de faire quelques distingos au delà de vos formules super profondes ?
Il y a un vrai crétinisme anti-fachiste, quand accuse Collon de fascisme par exemple, ou encore ceux qui s’opposèrent à la guerre au Kossovo. Mais ça ne veut pas dire que dès qu’on accuse quelqu’un de fascisme, c’est qu’il ne l’est pas. Je suis désolé de dire les évidences logiques sur lesquelles vous vous asseyez allègrement avec vos amalgames bidons.
« Le capitalisme et le communisme ont besoin de blablabla... »
C’est à dire que vous avez exactement le même discours que les fachos historiques, mais vous voulez pas qu’on vous appelle fachos.
Alors je vous explique : vous êtes fachos, c’est ça que vous pensez bon, juste. Assumez-le et dites « je suis facho, et cela me plaît. Ce sont les idées justes pour telles et telles raisons ».
Regardez les communistes, se cachent-ils ? on leur crache à la gueule chaque jour qui passe. Quand les armateurs et les curés grecs ne paient pas leurs impôts, on dit « les Grecs ne paient pas leurs impôts », et on stigmatise les fonctionnaires, et les « irresponsables gauchistes » qui risquent de prendre le pouvoir. Donc, on méprise et on fustige dans les médias dominants les communistes, mais est-ce que ça leur fait honte ? Non, ils défendent leurs convictions par delà les insultes et le mépris.
Alors soyez gentils, faites de même, défendez vos idées, assumez les, et arrêtez de jouer les victimes.