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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


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  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 14 juillet 2015 12:14

    en attendant, la Grèce n’as toujours pas ré-ouvert ses banques (et ça va durer un bon moment à mon avis), et vient de louper un second paiement au FMI.

    Et la potion amère n’as pas non plus été encore avalée par la Vouli, ou elle as quand même quelques chances de ne pas passer, malgré le soutient du PASOK-ND-POTAMI
    Bref, la boite a baffe n’est pas encore refermée


  • wesson wesson 14 juillet 2015 11:47

    @Fifi Brind_acier
    Le fond du problème n’est pas les billets, et vous le savez fort bien. Vous le dites vous-même : Syriza pourrait imprimer physiquement des Euros en leur collant par dessus un tampon spécifique ...


    Les 2 problèmes réels d’une sortie sont de 2 ordres : le droit sous lequel leur dette est rédigée, et l’autonomie du pays.

    Un problème de moyen à long terme, Le droit sur la dette : depuis 2010, les créanciers de la Grèce qui savaient parfaitement ce qu’ils faisaient ont bien pris soin de rédiger cette nouvelle dette dans un autre droit que le droit Grec. Cela effectivement soustrait cette dette à la fameuse Lex Monetae, qui permet de convertir sa dette en monnaie locale. Hors bataille juridique à l’issue forcément incertaine (d’autant que le droit international en réalité n’existe pas et qu’il s’agit juste de la loi du plus fort), cette énorme part de dette restait libellée en Euro, ce qui la rendait d’autant plus chère. L’une des erreurs de Syriza ayant été de reconnaître immédiatement la validité de cette dette, et donc par effet en accepter son remboursement intégral.

    Et un problème de très court à court terme (et à mon avis celui qui a le plus joué contre le Grexit) : Les importations. La Grèce n’est pas autonome, et a besoin de toute une série d’importations pour sa consommation intérieure. Et ces importations là doivent évidemment être payés en Euros. La Grèce peut arriver à une forme d’autosuffisance notamment alimentaire (il n’y a qu’a voir les quotas agricoles qui y sont imposés, sans eux leur production pourrait être décuplée). Mais il faut bien 2 ou 3 ans avant d’arriver à cela. En attendant, il faut bien remplir les frigos et les garde manger avec quelque chose.

    Et je pense que si il y a eu des menaces explicites de l’EU sur la Grèce, elles ont été de cet ordre là : « Si vous ne signez pas, on décrète un embargo sur tous les produits Européens à destination de la Grèce, et on interdit toute exportation. Vous citoyens vont sucer des pierres pendant 2 ans ». 


    La vraie dimension d’un Grexit, elle était bien là à mon avis, sur une claire menace d’affamer carrément les 11 millions de Grecs en leur imposant un blocus du type de celui qu’as subi Cuba, avec en prime une place réservée pour Tsipras et son gouvernement au même niveau que Poutine ou El Assad dans tous les médias. 
    ça ne s’est pas joué sur des considérations finalement annexe sur le papier sur lequel on allait imprimer la monnaie.


  • wesson wesson 14 juillet 2015 11:29

    @Onecinikiou
    « Mélenchon et consorts se trompent sur tout depuis le début : sur la nature de la construction européenne, sur la réalité des rapports de forces politiques et démographiques, par conséquent sur l’immigration, par conséquent aussi sur la question de la citoyenneté, de la patrie, de la nation, de la République.  »


    tiens donc, l’immigration qui revient, c’est pas comme si on ne vous avait pas entendu nous faire ce guignol au moins 20 fois...

    Ce que la crise Grecque a montré avec une extraordinaire clarté, c’est que le problème de la construction Européenne réside bel et bien en Allemagne, qui entends diriger cette construction comme l’on règne sur un empire. Le rapport avec l« immigration ou les Franc Maçons comme vous vous plaisez à les citer ? Strictement aucun. Et même pour la Grèce, qui est le pays le plus directement touché par une immigration massive et clandestine provenant d’Afrique du Nord (entre 1000 et 2000 migrants par jour qui arrivent par la méditerranée) il est évident que cela n’est pour rien dans les problèmes du pays et d’ailleurs à aucun moment ça n’as fait partie des discussions, ni des libéraux, ni de la gauche radicale. Seuls les zinzins d’aube dorée sont sur cette ligne, et en gros personne ne les écoutent en dehors des nostalgiques des colonels.

    Et dans l’offre politique Française, qui a pris conscience que le problème était bel et bien en Allemagne ? Personne en dehors de Mélenchon. Même pas MLP, ni même les identitaires.

    Mélenchon a écrit »le hareng de Bismark« certes trop tard, mais il l’as fait, et c’est un pamphlet, une charge parfaitement claire contre l’Allemagne, plus précisément contre ceux qui la dirigent actuellement. Est-ce que vous avez quelque chose de similaire chez Marine Le Pen ? Rien, même pas en version coloriage . 

    Ce que vous et vos consorts ont comme pensée, c’est toujours la même stigmatisation rance et stupide de l’immigré, de l’étranger, agrémenté de considérations »anthropologiques" consistant à faire coexister des photos de noirs à coté de photos de singes. Syriza doit aussi son succès sur le fait qu’ils ne sont absolument pas tombés dans ce piège, et ont toujours refusé la stigmatisation des réfugiés. C’est aussi une des raisons de leur succès.


  • wesson wesson 14 juillet 2015 00:48

    Je précise un point un peu technique : les banques ne vont probablement pas rouvrir rapidement, et en tout cas le contrôle des capitaux n’est pas prêt de se terminer. Pour 2 raisons fondamentales : 


    1 - Les Grecs savent parfaitement que l’accord que on leur a forcé à signer ne règle strictement rien, et que à la prochaine alternative, il y aura peut-être un parti qui cette fois renversera la table. Dans ces conditions, conserver ses avoirs en banque restera une chose risquée. Dès lors, si l’Europe dé serre l’accès aux liquidités, le Bank run va continuer jusqu’à épuiser les 120 milliards que les Grecs ont encore en banque. L’eurogroupe n’est certainement pas pressé que cela arrive.

    2 - Les banques Grecques déjà insolvables n’ont pas été arrangées après 5 mois d’étranglement. Dès lors que l’Europe en aura pris le contrôle (ça fait partie des accords), ils vont s’aperçevoir que ces banques ont un trou béant : au minimum 25 milliards, mais je pense que cela s’approchera plus de 60 milliards. Cela implique qu’il faudra d’une part mettre la moitié des banques Grecques au tapis (il ne devrait en rester que 2 ou 3), et d’autre part l’Europe devra se servir dans les comptes des usagers pour éviter qu’elles n’y passent toutes. Si ils doivent combler un trou de 60 milliards sur 120 de dépôts, ça veut tout simplement dire qu’ils piqueront la moitié du pognon qui sont dans les banques.

    Bref, vu le poulet, ça m’étonnerait que ça ré-ouvre rapidement. Quand au contrôle des capitaux, pour moi il durera plus que 1 an... si entre temps il n’y a pas un gros truc là bas.


  • wesson wesson 14 juillet 2015 00:03

    @Aristide
    pour clore la polémique sur le caractère antidémocratique de l’accord de l’Eurogroupe, j’en extrait cette phrase :


    « Le gouvernement doit consulter les institutions et convenir avec elles de tout projet législatifs dans les domaines concernés dans un délai approprié avant de le soumettre à consultation publique ou au parlement »

    C’est pas assez clair ?
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