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Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer

(Guillaume le Taciturne)


Tableau de bord

  • Premier article le 14/07/2008
  • Modérateur depuis le 13/10/2008
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Derniers commentaires



  • wesson wesson 2 novembre 2013 14:34

    bonjour l’auteur,


    « Après leur libération, ils apparaissent barbus, dont deux avec un chèche cachant le bas de leur visage (malgré l’absence de vent sableux…), comme s’ils cherchaient à cacher quelque chose. »

    mon dieu que c’est con ! 

    La barbe d’abord. C’est sur que les otages dès qu’ils sont libérés ne doivent avoir qu’une seule pensée en tête : se raser afin de bien présenter ! Ridicule. 

    Est-ce que au moins vous savez que au Niger, à de très rares exceptions il n’y a pas un seul bâtiment qui soit équipé de l’eau courante, y compris les bâtiments officiels et militaires. Sans même parler de la disponibilité de « rasoir » qui relève là carrément de l’utopie. Au Niger personne ne se rase, parce que il n’y a ni eau ni rasoir pour cela. 

    Ensuite le chèche. Rien à voir avec un quelconque truc religieux, le chèche c’est avant tout une protection contre la poussière qui est absolument partout au Niger, et aussi une protection contre le soleil, qui peut vous tuer en quelques heures d’après midi si vous êtes tête nue. Le chèche au Niger, tout le monde en porte, y compris moi-même lors de mes voyages là bas (ou justement venant de l’Algérie par In Guezzam on passait par Arlit pour rejoindre Agadez). C’est juste parce que c’est vraiment ce qu’il y a de plus pratique là bas pour supporter le climat, c’est tout.

    Quand aux prix des otages, ils ont monté lorsque Sarkozy a décidé de mettre ce qui a toujours existé là bas sur le dos d’un fantomatique Aqmi, brandi pour des questions de politique intérieure (faire peur à coup d’islamiste). Là bas c’est juste des gens qui crèvent de faim et qui font ce qu’ils peuvent pour l’éviter. Dès que on leur mets des armes entre les doigts, il prennent des otages pour essayer de les monnayer auprès de qui a de l’argent. C’est dans l’ordre des choses du pays, et inclure des raisons religieuses là dedans ne contribue qu’à une seule chose : retarder et faire monter le prix des libérations. 



  • wesson wesson 2 novembre 2013 14:00

    bonjour l’auteur, 


    toujours friand de résumé, je vais l’appliquer à votre article. Il s’agit de la conception « biblique » du « grand Israël », qui va de l’Euphrate au Jourdain. 

    Ce qui confirme - hélas - l’inspiration profondément religieuse de l’affaire.


    Tout ce que on peut en dire, c’est que utiliser des écrits apocryphes vieux de plusieurs siècles pour en faire une politique moderne, ça ne fonctionne pas. Israël ne doit la poursuite de cette doctrine folle qu’au soutient inconditionnel que lui procure les USA. Dès lors que ce soutient n’existera plus, Israël devra admettre qu’il ne peut réaliser ce modèle moyenageux et obscurantiste. 


  • wesson wesson 2 novembre 2013 13:30

    Bonjour Jelena, 


    ton com a le mérite de la clarté, et peut-être que effectivement sans le PCF, le FdG ne représente pas grand chose. 

    Toutefois les idées restent et n’ont pas été discrédités, et surtout le PCF ne se réduit pas à Pierre Laurent tout seul. Et pour ce que j’en sait des militants communistes de par chez moi, c’est bien la ligne FdG qu’il veulent, même si leur direction leur a ordonné de ne pas le dire.

    Aujourd’hui en dehors de Mélenchon, plus personne ne parle à Gauche. Vous prenez 5 minutes de n’importe quel discours du grand Jaurès et vous le dites à l’époque actuelle, vous allez vous retrouver catalogué chez les extrémistes rouge-bruns avec des tas de Fergus pour vous dire que trop c’est trop. 

    Il y a une forme de violence dans cette lutte que la gauche avait totalement oubliée. Mélenchon avec son parler à rappelé la réalité de cette violence des rapports sociaux. Et oui, c’est papa Marx qui avait théorisé tout cela, et c’est le libéralisme qui a remis au goût du jour la moins dégrossie de ses théorie sur le rapport du capital à la violence sociale. 

    Il faut voir cela un peu comme ce qui s’est passé lors de l’arrivée du Front populaire en France. La presse est entièrement à droite, et très majoritairement antisémite. Les communistes et bolcheviques sont associés aux juifs et quotidiennement vilipendés. Mussulini vient de prendre le pouvoir en Italie, Hitler monte en Allemagne et toute la droite Française applaudit, se préparant à en finir avec la république. 

    Autant dire qu’il s’agit là d’un contexte qui fut extraordinairement défavorable à la gauche. 

    Et pourtant c’est le front populaire qui fut élu, et avec l’aide du peuple qui manifesta dans la joie et la bonne humeur, il réussit à arracher au patronat la matrice sociale qui a fait le bonheur de la France et sa croissance pendant toute l’après guerre. 

    C’est pourquoi même si les conditions paraissent terriblement adverses, il subsiste toujours un espoir.


  • wesson wesson 2 novembre 2013 13:00

    Bonjour l’auteur, 


    puisque vous recopiez intégralement l’article de Frank Zavapa, il serait bon que vous y apportez une petite touche personnelle, genre je suis d’accord ou je le suis pas. 

    Il y a pourtant des choses à dire sur ce texte. Exemple :

    « je m’abstiendrais de voter aux municipales si le Front de Gauche se présentent au 1er tour avec le PS dans quelque municipalités que ce soit. »

    Je ne serais personnellement pas aussi catégorique, et c’est au cas par cas. Ce qui se passe à mon avis est une disjonction entre les états majors des partis, et leur base. ça se voit très bien au PC, et aussi pas mal au PS, pour ne parler que de la gauche car à droite c’est pareil, il y a des militants sincères qui sont absolument dégoûtés par ce qu’il se passe dans leur propre paroisse. 

    Pour faire un gros résumé, c’est toujours le programme sur lequel on se mets d’accord qu’il faut regarder. Après, pour les militants PS, vu la manière avec laquelle leur état major les traite et la politique que mène le gouvernement, ils en tireront massivement les conclusions qui s’imposent quand à leur appartenance à ce parti et à leur vote.

    Aujourd’hui, les responsables du PS en sont à se demander si ils feront un score à 2 chiffres.


  • wesson wesson 1er novembre 2013 01:02

    Bonsoir l’auteur, 


    bon, il faut un peu remettre les choses dans l’ordre là. 

    Le contexte, c’est Areva dans la région d’Arlit qui fait du pognon en extrayant l’Uranium, en pratique plus de pognon que le PIB du Niger en entier d’ailleurs.

    Les prises d’otages s’y déroulent je dirais « normalement » dans ce genre de contexte. Des « coupeurs de routes » prennent 2 ou 3 ingé d’Areva, les mettent au frais pendant quelques semaines, le temps de remplir la valise de pognon, et tout rentre dans l’ordre en moins de 1 mois.

    Sauf que dans ce cas, en 2010, Sarko pour des pures raisons de politique intérieure, avait besoin de remettre un petit coup de polish à la fable « al queda », et son avatar Francophone, Aqmi. 

    Bref, alors que d’habitude ces enlèvements se passaient dans une discrétion quasi totale, là de suite on en as fait des tonnes au niveau gouvernement, avec les médias qui ont embrayés immédiatement en mode croisade contre les infidèles, ce à quoi ils sont habitués depuis le 11 septembre 2001. 

    Bref, c’est ça qui a fait monter les prix et a valu aux infortunés leurs 3 années de captivité. 

    C’est juste que maintenant, Al Quaeda n’intéresse plus grand monde, en fait surtout personne n’y croit plus, par contre sait bien que on a foutu la merde dans toute la région après la pathétique campagne Lybienne de 2011. Donc les prix des otages « Al Quaeda » baissent, au point que les situations se règlent lorsque l’entreprise à qui on a piqué le personnel se met d’accord sur le montant. 

    C’est donc la fin logique d’une histoire qui n’avait que trop duré, avec effectivement un prix qui a été multiplié à cause du retentissement qui fut donné à ces enlèvements par l’équipe précédente.

    Après, on peut effectivement regretter que les otages n’aient pas attendu l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir pour que leur libération ne lui paraisse pas ... suspecte.
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