Merci Sayed Hasan pour ces article. Et bravo au reporter (anonyme ?) qui a réalisé l’interview de Bachar Al Assad. Ce reporter risque de perdre rapidement son job s’il continue à travailler honnêtement.
Quant à moi je crois que Bachar dit la vérité, non pas par naïveté, mais parce que c’aurait été juste une imbécillité de sa part d’utiliser des armes chimiques maintenant. Ce qui ne trouble pas le moins du monde les thuriféraires de l’Occident, pour qui la voix de leur maître remplace le simple bon sens. Et si on peut légitimement se poser des questions sur l’équilibre psychique de Trump et de ses sous-fifres va-t’en guerre, par contre il est clair que Bachar est un type (très) intelligent, posé et parfaitement conscient des risques liés à chacune de ses décisions. Tout comme V Poutine d’ailleurs.
Pour C Labrune (C’est quoi, lui, un néonazi, un sataniste ou un sionste ?) : Hé le comique, ca ne t’a pas frappé, toi ? Si tu avais été Bachar, et en supposant que tu aies des armes au sarin, est-ce que tu les aurais utilisées contre une poignée de civils dans un village sachant que les US n’attendent qu’une occasion comme celle-là pour te mettre sur la gueule ? Bof, je sais que c’est perdre mon temps qu’essayer de faire réfléchir un crétin. Mais je voulais le lui dire. Jean Xana
Je constate que la plupart des commentateurs n’ont pas besoin de se poser les questions que se pose l’auteur de l’article. Ils ont bien de la chance.
Auraient-ils accès, eux, à des sources indubitables ? Permettez-moi d’en douter. Je les classe plutôt dans la catégorie des « Croyants ». Ceux à qui la Vérité a été révélée une fois pour toutes. Ceux à qui on a affirmé ceci ou cela, et qui y ont cru, et qui mettent leur points d’honneur à ne pas se déjuger, comme s’il était dégradant d’avoir été trompé, de s’en rendre compte et surtout de l’admettre.
J’ai vécu la période stalinienne. Moi aussi j’ai longtemps cru à la monstruosité du régime soviétique. Monstruosité qu’on nous a décrite à longueur de colonnes pendant toute ma vie. Monstruosité dont on n’a toujours pas le droit de douter.
Cependant j’ai appris, comme beaucoup d’autres, à recouper ce déluge d’informations, et comme beaucoup d’autres j’ai constaté combien ces informations étaient entachées de mensonges, d’omissions, d’exagérations etc, et cela curieusement toujours à charge. Et qu’on pouvait être condamné pour avoir simplement douté de ces informations. J’ai aussi travaillé dans un métier proche de la publicité, et j’ai découvert que c’est une profession que de manipuler le public pour lui faire prendre des vessies pour des lanternes lorsqu’il y a un peu d’argent à gagner. Et quand il y en a beaucoup à gagner ?
Connaissant les hommes pour ce qu’ils sont, il est clair que tout, absolument tout, mérite qu’on se pose la question : Nous dit-on la vérité ? Toute la vérité ? Rien que la vérité ?
C’est là que le monde se divise en deux : Ceux qui acceptent de se poser ces inconfortables questions, auxquelles ils trouveront rarement une réponse sûre, et ceux qui choisissent d’accorder une confiance aveugle à des gens dont ils ne connaissent ni l’identité, ni les buts.
Il n’y a donc pas le camp du Bien (celui du monde occidental ultralibéral) contre celui du Mal (plus oriental et rétrograde avec ses religions d’un autre âge : Orthodoxes et Musulmans). Les deux vrais camps sont celui de la Foi (Foi en ce qu’on vous montre à la télé, publicité et reportages biaisés) contre celui de la Recherche de la Vérité (qui pose les questions qui dérangent).
Or s’il est clair que le camp de la Foi peut être confondu avec celui du Bien, il est logique qu’il y ait aussi quelques coïncidences entre le camp du Mal et celui de la Recherche de la Vérité. Mais ce n’est pas automatique.
Ne pas croire les médias sur parole n’implique pas nécessairement qu’on nie mordicus les (éventuels) crimes de Staline ni les (éventuels) crimes de Bachar Al Assad. Cela implique seulement que l’on n’accepte pas de prendre un reportage ( forcément douteux) comme une preuve définitive.
Si les juges d’une cour internationale ont tant de mal à prendre une décision pour condamner un supposé dictateur, qui sommes-nous pour asséner des certitudes qui ne sont même pas les nôtres ?
Article sans grand intérêt, commentaires nuls ou haineux (ceux de l’auteur en particulier). Cela sent le bourgeois pédagogue, le nanti du système, le bien-pensant, sans idée originale ni la moindre trace de générosité. Espérons que Grandgil aura tout de même l’intelligence de constater l’inutilité de ses éjaculations verbeuses. En attendant, ses articles sont à éviter sauf si on a du temps à perdre.
C’est un peu d’air frais au milieu de ce déversement de pourritures qu’est la campagne électorale actuelle.
Chez moi le printemps est là. On vient de fêter Pâques (les Pâques orthodoxes coïncident avec les Pâques catholiques cette année). Ma vigne ouvre ses feuilles. Mon voisin (celui qui m’aide à la vigne et au jardin) vient d’acheter une chèvre avec deux chevreaux adorables. Je n’ai pas de télé et j’hésite le soir à ouvrir Internet. Je préfère RT et Sputnik pour m’informer, mais je jette de temps en temps un coup d’oeil aussi à Agoravox où passent quelques articles intéressants. Je ne manque pas les vôtres.