Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]
Mécréant(mal-croyant),tu crois donc en la zénitude des chats !.. C’est de l’anthropomorphisme, mon vieux ! Tu rejoins ceux qui prétaient à ce beau félin des états d’âme positifs ou négatifs. Tu mériterais le bûcher !
« ’il existe une angoisse existentielle en chacun de nous, et chacun y répond a sa facon (dieu, rationalité, foi diffuse, art, névroses etc...), mais aussi de la facon que lui propose la société qui, généralement, y adjoint d’autre buts annexes telles que la préservation de la structure sociale »
Oui, yoda, l’angoisse existentielle est le propre de l’homme, à des degrés divers selon les époques et les cultures.Le christianisme, au lieu de la résoudre tend plutôt à la renforcer, avec l’idée de péché, de culpabilité (c’est trés visible chez Pascal, Dostoïevski..)Les Grecs anciens ignoraient ces notions et pourtant arrivaient à penser la vie de manière sereine et équilibrée (Epicure,les Stoïciens).D’autres cultures sont parvenues aussi à ce point d’équilibre, quand on fait un peu d’histoire et d’ethnologie.
Le Bouddhisme n’est pas à l’origine une religion ,tout au plus une sagesse qui s’efforce d’exclure toutes croyances, tous désirs de salut, vus comme facteur de troubles. C’est ensuite qu’il s’est imprégné des religions locales, trés différentes les unes des autres et que la sacralisation est apparue, que le fondateur ne voulait pas.
Pour moi, la forme la plus aboutie de ce courant de sagesse sans dogme est le zen japonais, issu essentiellement du taoïsme chinois.Une sagesse déjà ancienne,sans maître,sans « vérités » ,sans prétention, sans angoisse,dont il est difficile de parler en quelques mots, qui ne détourne pas de la vie ,mais la fait aimer, sans arrière-pensée, sans arrière-monde,proche de la formule de Montaigne :« Quand je vis, je vis ».Il y a assez de sens dans la vie pour y trouver de quoi combler une vie, sans naïveté, si on réduit en soi les tensions des désirs vains qui nous agitent et nous troublent....mais attention ,le zen connaît aussi des déformations(cela devient une mode,un argument de vente, un posture), des récupérations par des charlatans, des marchands d’illusions , des détournements pas des gourous sans scrupules et intéressés.
Que les croyants, sincères ou non, s’interrogent : si j’étais né en Birmanie, au Pakistan, en Tanzanie ou à Madagascar...tiendrais-je le même discours ? Que vaut ma religion, sinon (entre autres caractèristiques) un marqueur culturel inconscient mais puissant ?