Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]
Beaucoup de choses me font rire, contrairement à ce que tu crois, mais pas du tout la tragédie ici relatée .Par contre les inénarrables contorsions cérébrales de tes jugements à mon égard, toujours les mêmes d’ailleurs, me font doucement rigoler...
Mr Liberman, nouveau ministre de la stratégie du gouvernement Olmert n’y va pas par 36 chemins. Un florilège :
Le 21 janvier 2001, il a menacé, en cas d’attaque palestinienne, de « bombarder Beit Jala (un faubourg de Bethléem), Téhéran, Le Caire et le barrage d’Assouan ».
(Le Monde, 2 février 2001)
Le 7 octobre 2003, il a allongé la liste de ses cibles : « Nos ennemis dans la région doivent comprendre que l’Etat d’Israël est sur le point de perdre la raison. Faute de quoi, nous ne pourrons pas obtenir le calme ici. Cette effusion de sang chez nous doit s’arrêter. Si nous nous trouvons obligés de brûler tous les champs, outre Damas et Beyrouth, nous le ferons. »
Le 25 décembre 2004, il formulait sa solution du conflit israélo-palestinien : « Mon plan propose de placer la plupart des Arabes sous autorité palestinienne en excluant les villages arabes des territoires sous souveraineté israélienne. Parce que si on accepte la création d’un Etat palestinien sans trouver une solution aux Arabes israéliens, notamment les musulmans parmi eux qui habitent les villages du Triangle et qui se trouvent pour leur majorité sous l’influence de la section nord du mouvement islamiste, ce serait notre fin. »
Interrogé par Le Figaro, il ajoutera ce commentaire : « C’est exactement ce qui s’est passé avec l’Alsace-Lorraine. »
(Le Figaro, le 22 mars 2006)
Le 23 octobre 2006, Yoav Stern, dans le quotidien Haaretz, signale que le président du Haut comité arabe israélien, M. Shuweiki Hatib, a qualifié le parti de cet homme politique, Israël Beitenu, de « parti fasciste » et appelé le premier ministre Ehud Olmert à cesser toute négociation visant à le faire entrer dans l’actuelle coalition gouvernementale. S’exprimant lors de la commémoration du cinquantième anniversaire du massacre de Kafr Kassem, M. Hatib a affirmé : « L’existence d’hommes politiques prônant le transfert (des Arabes d’Israël) doit être considérée comme un feu rouge pour la société israélienne. »
Peine perdue : déjà ministre sous M. Ariel Sharon, l’auteur de ces déclarations racistes et aventuristes, M. Avigdor Lieberman, devrait à nouveau, si la Knesset en décide ainsi, entrer dans le gouvernement israélien comme vice-Premier ministre chargé des « affaires stratégiques ».
C’est fait.
L’Union européenne avait boycotté l’Autriche pour moins que ça.
Et si on remettait ce événement tragique dans son contexte et dans l’histoire ?
"La pratique des attentats-suicide témoigne, notamment, de l’exacerbation d’un conflit qui paraît puiser dans la foi religieuse son caractère inexpugnable. La figure du shahid constitue à cet égard, pour les organisations palestiniennes, une réponse en miroir à la rhétorique religieuse de l’adversaire. Face à une droite israélienne qui invoque la Bible pour revendiquer le Grand Israël, le sacrifice suprême des jeunes martyrs vise à battre le sionisme sur le terrain de la foi. Et on oublie trop souvent que le premier attentat-suicide fut perpétré par l’ultranationaliste juif Baruch Goldstein, à Hébron en 1994.
Cette prégnance du religieux dans l’idéologie des protagonistes explique, enfin, un autre phénomène : l’étonnante disproportion entre l’exiguïté du territoire disputé et l’ampleur de l’affrontement dont il est l’enjeu. Lors des pourparlers de Camp David (juillet 2000), l’échelle retenue pour les négociations sur Jérusalem n’excédait pas le mètre carré. Ce phénomène serait incompréhensible sans l’exceptionnelle charge émotionnelle qui s’attache à la terre de Palestine." (extrait d’une déclaration de deux chercheurs israëliens : Finkelstein et Silberman)