Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]
"Que faire, désormais, de ces « quartiers sensibles » ces zones où la mécanique immobilière assigne familles monoparentales, chômeurs longue durée et lignages d’immigrés ? Dernier remède imaginé : raser ces secteurs, au moins partiellement. C’est le cœur du plan Borloo, qui prévoit, sur cinq ans, 200 000 démolitions dans les « 750 quartiers en marge du territoire national ». Soit 40 000 chaque année, contre 8 086 en 2002. Un objectif que les professionnels jugent « faramineux », « inatteignable » et qui, effet redouté, accentuera encore la pénurie.
Un cas d’école de cette nouvelle mode : à Arras, en novembre 2002, la refonte du quartier « résidence Saint-Paul » n’envisage que des destructions limitées. Puis le ministre Borloo passe en visite, prêche la démolition et, « du jour au lendemain, remarque un technicien, on rayait 150 logements de plus, sans la moindre étude, sans la moindre concertation. On n’abat pas les immeubles insalubres, mais ceux pourtant à taille humaine où la vie sociale s’est le plus dégradée. » Le nettoyage par le vide, c’est lorsqu’on ne sait plus quoi essayer...
Certes, sur bien des bâtiments, l’acharnement thérapeutique de la « réhabilitation » ne donnera rien. Certes, la conception architecturale d’autres constructions les coursives, par exemple, aux multiples entrées les transforme en enfer pour les locataires. Mais que signifie, néanmoins, cette nouvelle doxa : démolir ? Que les décideurs font peser toutes les responsabilités sur le béton, à remodeler ou démanteler, tant ils ont renoncé à agir sur le reste : l’humain c’est-à-dire l’éducation, l’emploi, la prévention. Une fois les murs à terre, les difficultés sociales s’en iraient elles aussi en poussière. Ou repousseraient plus loin..."(Le monde nov.2003)
Je ne vais pas me risquer dans un domaine que je ne maîtrise pas dans sa complexité,l’architecture urbaine.PAdam a raison de souligner l’importance de la rue, mais il faudrait aussi repenser et parfois réinventer les centres (rencontres, marchés,culture...).
Dans une ville moyenne proche de chez moi, le centre autrefois trés vivant, est en train de mourir et d’être déserté au profit de zônes commerciales tentaculaires et laides qui se sont développées à la périphérie.Problèmes bien connus de concentration de la grande distribution ;effet mécanique d’une logique que l’on retrouve presque partout .Et les galeries marchandes , artificiellement greffées, ne sont pas des lieux de rencontre, mais tout au plus de passage, quand ils ne meurent pas eux-mêmes...Il faudrait retrouver l’esprit du forum latin.
On peut modifier l’habitat et l’espace urbain, si on ne repense pas le problème dans sa globalité, et surtout au niveau de l’EMPLOI, on ne fera jamais que du rafistolage.Avec un taux de chômage qui avoisine les 50% dans certaines zônes, toutes les meilleures idées du monde me semblent vouées à l’échec.Les urbanistes ne feront que déplacer ou diffuser le problème et les psychologues ne feront que de la remédiation...
Merci de te faire mon avocat, mais aucune injure n’atteind ma zénitude
C’est vrai que Marsu peut être bon. J’ai eu avec lui des échanges parfois intéressants, mais il a ses mauvais jours où il ne contrôle plus son humeur et son verbe. Bah ! il vieillit et devient parfois atrabilaire et un peu trop perméable aux paniques antiislamistes orchestrées..