Un citoyen, tout simplement....
" Un homme ne se mêlant pas de politique mérite de passer, non pour un citoyen paisible, mais pour un citoyen inutile." [Thucydide]
Contrairement à beaucoup d’autres qui dérivent ou qui ont lu trop vite ou trop sélectivement l’analyse du livre de Hagège (que j’engage à lire pour que tout soit clair), vous êtes au coeur de ce que veut stigmatiser le linguiste, qui maîtrise l’anglais mieux que quiconque.
Le cas Trichet est connu , mais j’en ignorais bien d’autres.
Que le globish soit nécessaire au pilote de ligne, par ex.,je le conçois aisément.Le problème n’est pas d’être pour ou contre l’anglais ou ce dérivé bien commode même pour un touriste comme moi...tout débat là dessus est un faux débat...
Ce qui est en question, c’est la « colonisation » de notre langue, par l’utilisation de plus en plus universelle du globish sans justification aucune, sinon mimétisme ridicule dans les milieux « bobo »branchés,le monde des affaires,d’un certain journalisme...et même dans la vie quotidienne (les exemples abondent).Si l’on veut un nivellement de toutes les cultures,on peut continuer ainsi...
Notre langue a toujours intégré des mots venus d’ailleurs , c’est positif (je réponds à quelqu’un qui voyait dans mon papier des propos « racistes »). Le problème avec l’américain (j’utilise à dessein cet adjectif), c’est qu’il devient envahissant au point de compromettre la spécificité de toutes les langues et pas seulement la nôtre.Et une langue, c’est aussi un mode de pensée (voir mon résumé)Changer de langue, c’est changer de modes de référence, de valeurs aussi.
Les conquêtes coloniales ont toujours commencé par l’imposition de la « langue du maître »
Vive l’anglais, mais vivent (suvivent aussi ) TOUTES les autres langues, toutes aussi riches les unes que les autres !
D’abord, je ne parle pas en tant que « professeur », ce que je ne suis plus, mais en simple citoyen.
Je remarque une fois encore que vous devriez relire le texte. J’accepte toutes les opinions, à condition qu’elles soient « dans le sujet » (pour un minimum de rigueur dans le débat).Vous avez une lecture étrangement sélective et souvent réductrice.
« Ce qu’il remet en cause, c’est l’usage dangereusement envahissant de l’anglais PARTOUT et à TOUS les niveaux. » disais-je .Lisez bien cette phrase ainsi que d’autres affirmations convergentes...
A chaque fois vous en profitez pour nous reservir le même catéchisme libertarien mal digéré (pour les libertariens,voir Wikipedia)et le mettre à toutes les sauces, même au « jus de purin »...
Tout d’abord, je consate que la mise en page de mon article n’est pas du tout respectée.Certains passages ou mots ne sont pas valorisés, ce qui met tout sur le même plan.Sans doute est-ce dû aux problèmes techniques rencontrés par Avox cette semaine.
Premier bilan : je constate que mon papier n’a pas du tout été compris par la plupart des intervenants .Il y a même de grossiers contre-sens:par exemple SilentB., qui devrait s’abstenir de « parler gras »,( on vous remarque assez par ailleurs...) et devrait apprendre à LIRE le texte, tout le texte et rien que le TEXTE
1)Ce n’est pas MON opinion que j’exprime. J’essaie d’être ,aussi fidèlement que possible, l’interpréte d’un linguiste chevronné qui ne passe pas pour un farfelu, mais qui se donne la peine d’apprendre une langue étrangère par an...Mais il est vrai que je suis en phase avec lui, après l’avoir beaucoup LU.
2)Encore une fois, ce n’est pas l’anglais qui est visé :RELISEZ ! Je continue moi-même à apprendre cette langue et je m’étonne tous les jours de sa richesse...
3) Ce qui est en cause, c’est la rapport de FORCE entre le « globish », largement phénomène de mode, et les autres langues, qui sont autant d’expressions variées de la richesse culturelle des peuples , c’est le problème plus général de l’« impérialisme » d’une langue comme véhicule privilégié d’intérêts économiques puissants
C’est sur ce terrain que l’auteur veut amener la discussion....