@Octave Lebel Le problème date de bien avant Sarkozy. Après la guerre, on avait besoin de main-d’oeuvre et ils sont venus en masse. Parfait. Sauf que les 30 glorieuses s’en allaient, les crises pétrolières sévissaient, le chômage de masse pointait.... et sous Giscard, et encore plus sous Mitterrand qui en a fait un totem, on a continué à faire venir, sans filtre, sans projet, sans gestion, comme si le monde ne changeait pas... et après, on dit ben mince alors, rien ne va plus...
Vous avez tout à fait raison quand vous dites que l’immigration est un phénomène ni bon ni mauvais, maiq qui se gère, comme tout d’ailleurs.
Quand je vivais en Australie, d’abord il y avait une stratégie économique et sociale (indispensable, le B-A BA), puis on regardait ce qu’il y avait sur place, ce qui manquait, et on établissait des quotas annuels de professions en tension, pour lesquelles on faisait appel à la main-d’oeuvre étrangère. Cette main-d’oeuvre était préalablement triée sur des critères précis (facilité d’assimilation....). Elle était prise en charge dès son arrivée, hébergée dans des structures dédiées le cas échéant, avec des cours de langue, des cours de civisme, avec tout un tas de professionnels à disposition (juristes, assistants sociaux, etc.). Tout ça pris en charge.
Il faut dire qu’il y a aussi là-bas un ministère dédié, là aussi le B-A BA si on prétend être ’’une terre d’immigration’’.
En France, c’est du n’importe quoi, géré par les uns et les autres, à la petite semaine. On déclare vouloir réindustrialiser le pays, fort bien, mais on entend importer des serveurs, alors que par ailleurs la restauration est en crise avec des clients qui s’en détournent. Cherchez l’erreur !
Par ailleurs, pour l’intégration, on repassera. Rien n’est fait au niveau national. Quelques assoces aident, notamment pour l’apprentissage du français, mais sans beaucoup de moyens. Partout, c’est la débrouille, le bouche à oreille (et pas forcément du côté de la légalité !), avec les conséquences que l’on sait....
Ah, j’oubliais. En Australie, si on avait une maladie ou un handicap susceptible de coûter cher à la communauté, on ne rentrait pas (enfin, c’était comme ça avant). Et si on commettait un acte délictueux, c’était direct l’aéroport et good bye for ever.
Gallien l’attribuait à l’attaque des tissus par l’humeur mélancolique.
Pas fous les anciens !
La médecine d’aujourd’hui fait des miracles et on ne va pas se plaindre, mais je trouve qu’on ne prend pas assez en compte le côté mental. Une baisse de l’efficacité du système immunitaire est souvent consécutive à un stress psychologique. Or cet aspect-là n’est que rarement évoqué, et encore moins pris en compte, par le corps médical, alors qu’un suivi psychothérapeutique pourrait peut-être dans certains cas aider à une guérison plus rapide ou plus durable.
Par ailleurs, il faut savoir que le sucre est le grand ami des cellules cancéreuses. Peut-être devrait-on relier le taux de cancers infantiles à l’ingestion toujours plus grande de produits sucrés par les enfants ?
@ETTORE Vous avez raison sur un point : les conditions imposées à l’acheteur sont une belle rigolade (jaune d’ailleurs). L’Etat français devrait par ailleurs interdire certains secteurs stratégiques à la vente étrangère, point. Pour autant : vous savez, ce n’est pas l’Etat français qui a vendu LMB, mais les propriétaires privés de l’usine, pour 400 millions nous dit-on. Le patriotisme, c’est l’affaire de tous et pas seulement de l’Etat, mais en France, on se vend au plus offrant, tout en connaissant parfaitement l’issue (les patrons ne sont pas des crétins), et après on blâme l’Etat. Je pense aussi à toutes ces terres arables, toutes ces propriétés de valeur, toutes ces entités privées qui tombent dans les mains des Chinois, des Américains, des Russe, des Qataris etc., parce qu’ils paient plus que les acquéreurs français. A un moment donné, il faut assumer ses actions, et si on choisit les pépètes au lieu de l’intérêt national, il ne faut pas jouer les étonnés si le pays se casse la figure, et surtout il ne faut pas se tromper de cible. Enfin, ce n’était pas pour vous contredire, vous avez en partie raison de râler, mais, et comme vous l’avez rappelé, ’’Choose France’’, ce n’est pas que pour les autres !