Je suis pas vraiment d’accord avec le fond de l’article....
Le tabac est nocif cela ne fait aucun doute. Mais les fumeurs le savent et fument en connaissance de cause. L’image du tabac composer de milliers de substances toxiques est ridicule. Prenez une salade et décortiquée là comme vous le faite avec le tabac, et vous trouver pratiquement autant de substances toxiques. Le problème se situe ailleurs...
Pourquoi les états sont dans un laxisme totale vis a vis de la fabrication des cigarettes. Pourquoi les états laissent les fabricants ajouter ds additifs toxiques comme l’ammoniac, et bien d’autres qui n’ont qu’un but augmenter la dépendance des fumeurs ?
Pourquoi il y autant de laxisme vis a vis des usines de tabac, alors que les usines agro alimentaires sont sous surveillances permanentes et doivent suivre des réglementations très contraignantes.
Les états jouent un double jeu cynique et pervers vis a vis tabac. La prévention anti tabac n’est qu’un leurre. La vrai raison de cette fausse lutte est l’impôt tabac que le gouvernement ramasse, et qu’il peut augmenter à loisir sous couvert de prévention qui annihile toute protestation de la population.
Sarko est a la ramasse, il ne fait que reprendre des thèmes développés par d’autres et surtout il a son bilan catastrophique.
S’ il a pu faire illusion en 2007, les français connaissent aujourd’hui le guignol de foire qu’est Sarkozy. Ont sait tous que sarkozy, est un menteur pathologique saupoudré de cynisme et le tout arrosé d’une mauvaise foi sans borne. Et c’est pas l’offensive politique, médiatique et sondagière orchestré par ses copains patrons qui vont y changer quelque chose.
On est pas dupe de l’entourloupe voir de escroquerie intellectuelle de ses remerciements.
Chouard et Holbecq sont vent debout contre cette loi. D’ailleurs Holbecq a interpeller direct VGE sur cette loi, via le blog de VGE....
Echange entre André Jacques HOLBECQ et Valérie GISCARD D’ESTAING :
Le samedi 19 juillet 2008, 16:39 par A-J Holbecq
Monsieur le Président
Si
j’avais trouvé une adresse courriel directe, j’aurais pu éviter de
passer par ce blog. J’espère que votre équipe vous transmettra la
question qui suit, et que vous pourrez me répondre directement.
Le
3 janvier 1973, sous la présidence de Georges Pompidou, alors que vous
étiez Ministre de Finances, est entrée en application une réforme
importante des statuts de la Banque de France, dans lequel nous trouvons
ce très court article 25 ; « le Trésor public ne peut être
présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France
», autrement dit fut bloqué à ce moment toute possibilité de crédit de
la Banque de France au Trésor, et ici se trouve l’origine de la dette
des administrations publiques dans notre pays laquelle atteint
maintenant plus de 1200 milliards (au seul sens de Maastricht), et nous
ponctionne collectivement de plus de 40 milliards d’intérêts par an,
payés aux « déjà plus riches ».
J’aimerais que vous m’expliquiez,
sans langue de bois, quel fut, à l’époque, la justification de ce
changement de cap qui nous ligote sous la coupe des banques privées.
Avec ma considération la plus distinguée
Réponse de VGE à Holbecq :
Par Valéry Giscard d’Estaing le vendredi 25 juillet 2008, 14:26 - Réponses aux bloggeurs - Lien permanent
@ A-J Holbecq : Réforme des statuts de la Banque de France
La
réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat de
Georges Pompidou et lorsque j’étais Ministre des Finances, est une
réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans
tous les grands pays : il s’agissait à l’époque de constituer un
véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu’il soit
émis par une entité privée ou publique.
La possibilité du prêt
direct de la Banque de France au Trésor public a généré partout où il
fut appliqué une situation d’inflation monétaire permanente. Votre
remarque sur l’endettement public est inexacte et révélatrice : vous
semblez penser qu’une dette du Trésor public envers la Banque de France
ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de
l’administration publique. En réalité, il y a dans ce domaine des règles
bien connues qui définissent le montant des avances et prêts de
l’institut d’émission en faveur du Trésor public, avances et prêts qui
ont évidemment vocation à être remboursés et qui figurent de ce fait
dans le montant de la dette publique. Ce que vous supposez consiste à
dire qu’on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par
une simple émission monétaire. Mais ce serait ouvrir les bras au retour à
l’inflation des années 1950.
Le samedi 26 juillet 2008, 12:44 par A-J Holbecq
Merci
pour votre réponse, mais je ne suis évidemment pas du tout d’accord
avec vos arguments. Il a bien fallu de l’émission monétaire (par le
« crédit » des banques privées (augmentation de M1 sur une pente de 10%
annuelle, sans inflation), pour que les prêteurs puissent prêter à
l’Etat français. La grosse différence avec un prêt direct de la Banque
Centrale aux collectivités, est simplement que dans ce dernier cas les
intérêts seraient revenus à la Banque Centrale (et donc, in fine, à la
collectivité).
J’ai calculé (mon dernier livre " La dette
publique, une affaire rentable") qu’entre 1980 et 2006, c’est plus de
1100 milliards d’euros (valeur 2006) d’INTERETS que nous avons payés
aux déjà plus riches...
Je trouve que votre décision de 1973 a été une trahison - voulue ou non - envers les français... pas tous, il est vrai.
Le mardi 29 juillet 2008, 07:54 par A-J Holbecq
Monsieur le Président,
Reprenons en détail votre réponse
Vous
me prêtez des propos que je n’ai pas tenus en écrivant « vous semblez
penser qu’une dette du Trésor public envers la Banque de France ne
serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de
l’administration publique. »
Mon propos ne porte pas sur le
capital, mais sur les intérêts et je n’ai pas pensé qu’une dette du
Trésor public envers la Banque de France ne serait pas – nécessairement
- décomptée comme faisant partie de la dette de l’administration
publique.. . mais c’est aussi, lorsque nécessaire, un moyen comme un
autre d’émission monétaire au fur et à mesure des besoins induits par
la croissance.
Vous écrivez également : « : il s’agissait à
l’époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et
long terme »
J’ai effectivement bien compris cette position. Au
lieu de faire financer les besoins des collectivités publiques (l cas
échéant en faisant la différence entre besoins financiers de
fonctionnement et besoins d’investissements) par une augmentation de la
fiscalité ou un prêt de la Banque Centrale, on s’adresse au privé et
la collectivité paye donc des intérêts à ces prêteurs. Et tant pis si
le payement par l’Etat des intérêts, s’il avait été au bénéfice de la
Banque Centrale, aurait permis de bénéficier in fine de prêts sans
intérêt : comme je le disais dans la réponse précédente, c’est plus de
1100 milliards d’euros en 25 ans que la collectivité aurait économisé
si ces intérêts lui avaient été restitués.
Vous me répondez
d’autre part « Ce que vous supposez consiste à dire qu’on aurait pu
remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission
monétaire. »
Que le prêt au Trésor Public soit direct par la
Banque Centrale ou non, car issu de crédits (demande de monnaie ) par
les banques commerciales, il y a bien une émission monétaire
équivalente correspondante à l’origine.
On aurait pu (plus
précisément, « vous auriez pu »), pour économiser le payement
d’intérêts, remplacer un « endettement visible et structuré » auprès des
détenteurs de capitaux, par un « endettement visible et structuré »
auprès de la banque de France, quitte à encadrer les règles d’émission,
par exemple au seuls besoins de financement des investissements, en
conservant le financement du fonctionnement de l’Etat et des
collectivités (y compris, si on veut, les amortissements) par les
recettes fiscales.
Vous auriez pu aussi, lorsque vous avez pris
les habits de Président, faire modifier cet article 25 de la loi du 3
janvier 1973 que vous aviez signée et qui interdisait au Trésor public
d’être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de
France. Un calcul simple montre bien que, sans le poids des intérêts sur
la dette publique, les soldes des budgets seraient restés positifs
pendant toute la période 1980-2005, sauf pour les années 1992 à 1996 et
2002 à 2005, au lieu d’être négatifs.
Quand à l’inflation des
années 50, je déduis des données de « déflation par l’indice général
des prix à la consommation » de l’INSEE que :
- l’inflation entre
1950 et 1959 à suivi annuellement les taux suivants 9,4 / 16,4 / 12,3 /
-1,7 / 0,0 / 0,9 / 4,5 / 2,8 / 15,1 / 6,9
- l’inflation entre
1960 et 1972 à suivi annuellement les taux suivants, très «
raisonnables » 3,2 / 3,3 / 4,8 / 4,8 / 3,4 / 2,5 / 2,7 / 2,7 / 4,5 /
6,4 / 5,2 / 5,7 / 6,2 /
Je remarque également qu’à partir de
1973, ces taux augmentent rapidement (près de 14% en 1974) et restent
au dessus de 8% jusqu’en 1984 … oh, je sais, la « première crise
pétrolière… » … Je ne crois donc pas que votre justification « Mais ce
serait ouvrir les bras au retour à l’inflation des années 1950 » soit
la bonne.
Avec mes salutations distinguées
Le lundi 4 août 2008, 20:19 par samuel (cet article fut censuré sur le blog de V. GISCARD D’ESTAING
Monsieur le Président,
Votre réponse à A-J Holbecq me parait pour le moins insatisfaisante.
Vous
répondez à celui-ci comme si la masse de monnaie fiduciaire ne devait
pas être accrue. Vous parlez de la nécessité de remboursement d’une
« dette » comme d’une évidence, alors qu’en l’espèce, la notion de dette,
purement comptable, renvoie à une planification qui ne suppose pas
nécessairement un remboursement complet, suivant l’évolution de la
croissance escomptée (du moins observée) et suivant la politique fiscale
conduite ensuite, encore moins des intérêts versés par nous à des
prêteurs privés.
Vous négligez de rappeler un théorème élémentaire
: quand on vise une inflation nulle, la création monétaire souhaitable
n’est pas nulle, mais égale à la croissance du PIB (anticipée ou
supposée courante). Il faut donc que quelqu’un crée cette monnaie.
Or,
le bon sens veut que ce soit le pouvoir le moins incontrôlé parmi ceux
supposés être au service du peuple qui le fasse. Et que le régime
monétaire soit conforme à la constitution, qui interdit les privilèges.
Vous n’ignorez pas que la constitution française (art. 34), comme celle
des États-unis (I sect. Cool confie (confiait) au parlement élu au
suffrage universel le contrôle du régime d’émission de la monnaie. Au
lendemain du 4 janvier 1973, le Parlement pouvait au moins revoir sa
loi, ce pourquoi le Conseil constitutionnel a admis (en 1994) qu’un tel
transfert était conforme à la constitution. Mais dans le cadre de
l’Union européenne, il ne le peut plus en pratique, sauf à décider que
la France sorte purement et simplement de cette entité
intergouvernementale mutée en confédération qui viole les règles
élémentaires de la séparation des pouvoirs (sans parler de souveraineté
populaire).
En tant que membre du Conseil constitutionnel, en
tant d’ancien garant de la continuité de l’État, comment pouvez vous
tolérer une situation ou la « séparation des pouvoirs », qui signifie
leur arrêt mutuel, soit traduite en pure indépendance politique ?
Vous
ne rappelez pas non plus un fait évident que vous ne pouvez pas
ignorer (et plus dénoncer, il est vrai) : de manière chronique, depuis
sa création, la BCE émet environ 10% de monnaie supplémentaire par an,
ce qui est assez considérable, au demeurant. Manifestement, la rigueur
ne vaut que pour la politique budgétaire.
Vous savez aussi, sans
doute, que la Banque de France en dit que la part superflue de
l’émission gonfle les bulles spéculatives, financières et immobilière.
De fait, depuis des années, le crédit bancaire et, plus généralement,
le volume des titres dérivés de la monnaie, est en croissance effrénée.
Or, le résultat en termes d’inflation, on le voit quand ces bulles
explosent : les financiers les plus équipés courent vers les valeurs
« refuge » (celles qui font manger le peuple et produire).
La
partie de votre réponse qui me parait être pertinente - relative au
projet de marché des titres (traduisons : des dettes) - me parait
effrayante, tant elle suppose la résignation (il y a 35 ans déjà) du
politique face au projet global d’un marché supposé pur réglant toute
chose, économique, politique et sociale. En somme, l’État et le privé
se sont accordés pour faire de la monnaie une marchandise, dont la
valeur ne serait plus fixée, désormais, que par la loi de l’offre et de
la demande. Une loi que ne viendrait plus perturber un
« interventionnisme »... qui consistait depuis longtemps, pour l’État, a
émettre une quantité marginale de la monnaie, tandis que les banques
commerciales émettaient « le reste ». Le record de la part d’émission
d’origine publique, il me semble, a été établi par le général De
Gaulle. Cette part (la seule légitime à mon sens) a été très variable,
et très souvent bien faible. La Banque de France était d’ailleurs,
depuis son origine et plus d’un siècle durant, une Banque privée, dont
les propriétaires reçurent de la part de Napoléon le privilège inouï
que confère l’exclusivité du pouvoir de battre la monnaie qui seule a
cours légal et forcé.
Pour finir, il semblerait que le propos de
A.J. Holbecq et l’inadéquation de votre réponse trouvent une
illustration frappante dans ce passage lu dans Le Monde Diplomatique,
(n° 652, juillet 2008, page 7) : " …l’un des plus célèbres emprunts
d’État fut l’emprunt Giscard (…). Pour 6 milliards de francs empruntés
en 1973, l’Etat a finalement remboursé au total (montant initial plus
intérêts) 80 milliards de francs en 1988."
Vue la situation
dramatique que nous apporte la crise financière actuelle ; vue les
conséquences désastreuses qu’ont toute forme d’impérialisme sur la
démocratie et sur la paix, il n’est jamais trop tard pour reconnaitre
ses erreurs et constater que le temps presse.
"J’ai lu cet article avec la forte impression de me faire enfumer...
Après avoir vu le site de l’auteur, il n’y a plus aucun doute, un
adorateur de l’europe, du MES et co qui essaye de nous faire gober que
la loi de 73 et ses équivalent dans les traité européens ne posent aucun
soucis..."
Entièrement d’accord....
Mais ce que je trouve scandaleux c’est d’associer les noms de Chouard ou de Holbecq , comme s’ils s’associaient à l’auteur pour rédiger cette fumisterie....
Mais je doute pas que le retour de bâton va être violent !!!!