Bonjour apathie.
Dans notre monde, le traitement moderne de l’information ou de la désinformation, occupe une place quotidienne à tel point, qu’il est apparu des experts et spécialistes en traitement, de la communication, de l’image (pour l’essentiel la presse écrite et audio- visuelle), informations qui, à moins d’être un ermite nous atteint. Ainsi, toutes ces informations, et le langage qui les véhicule, façonnent le raisonnement et le comportement individuel, et elles sont parties intégrantes de nos échanges journaliers.
Nous faisons donc au quotidien sous notre seul arbitraire un échange d’informations croisées, qui en dehors d’une structure d’enseignement didactique s’appelle la conversation sur la base de l’entendu.
S’il en a été ainsi, et en sera ainsi quelles que soient les diverses formes sous lesquelles se diffuseront les informations, celles médiatiques ne rencontrent pas de contrepoids ou pouvoir, si ce n’est celui de leurs propres controverses.
En règle générale, ces informations médiatiques constituent une information descendante qui, si elle se nourrit des manifestations d’opinions collectives ou individuelles exprimées (le vote, les sondages d’opinions, les porte-parole de groupements associatifs, les manifestations populaires sporadiques, et tout événement), cette information descendante s’impose par sa quotidienneté et est subie, en l’absence de droit de réponse (les types d’informations inters actives sont rares et ne peuvent être que sélectives, du fait de la loi des nombres).
Elles sont donc souvent prises à tort comme représentant la réalité sociale, politique et économique d’un « effet loupe » qui se répand, et donne tout son poids aux médias.
De ce fait dans ce « marché de l’esprit », si je peux me permettre de l’appeler ainsi, la variété et la crédibilité de l’information s’atrophient malgré une liberté acquise. Le commentateur, faiseur d’opinion, a pris de l’ampleur pour le meilleur ou le pire, car il est à but lucratif, et il doit d’abord se vendre, tandis que le rôle de l’auditeur ou du lecteur se réduit presque exclusivement à celui de répétiteur (pour plaire à Socrate). L’Homme moderne répétiteur ne prend jamais le temps de s’interroger de l’intérieur, d’autres cultures disent méditer.
Si c’est là une aptitude essentielle dans le cadre de l’appris qui fonde notre sociabilité et nos cultures, une autre fonction est aussi essentielle celle d’évaluer son appris.
Ainsi, devant la nécessité qu’il y aurait de faire un tri dans la diffusion d’écrits, d’informations, tri qu’il ne faut pas assimiler à la censure existante, sans remettre en cause le droit de penser, d’écrire librement, et aussi de se tromper, je pense qu’il vaut mieux, pour assurer une diffusion d’informations sérieuses, instruire les lecteurs et auditeurs en actualisant leur connaissance et leur savoir au fil de l’existence, afin qu’ils soient toujours aptes à faire le tri eux-mêmes.
Faute de pouvoir faire cela le net donne cette possibilité à tous ceux qui veulent s’en donner la peine de dire ce qu’ils ont envie de dire et bien naturellement de le confronter à tous les participants. Il y a donc un échange qui est sans précédent. Personnellement je ne vois aucun inconvénient à ce que les professionnels utilisent ce ou ces sites, ils se donnent ainsi la possibilité de tomber certes sur des dénigreurs farouches, mais aussi sur des commentateurs qui peuvent leur apporter une évaluation comparative de se qui pensent être leur science.
La crédibilité à un prix, mais elle ne peut se faire au non de la censure.
Les sites comme agora offre à tout citoyen une expression libre qui est réservé dans les médias aux élites de la société choisie par la sélection des compétences, de la finance, ou de la politique.
S’exprimer consistant faire état des émotions ressenties il est inévitable de se confronter à l’insulte qui est une faculté d’expression réactive et parfois le résultat d’une infériorité du à la maîtrise de l’expression écrite pour développer ses points de vues.
En interdire l’accès aux professionnels serait les rejeter en tant que citoyen et semblerai antinomique du projet Agoravox.
Pour autant il est justifié d’être sensible à la « médiocrité » par volonté ou seulement inaptitude.
Dans le premier cas il suffit de ne pas répondre, dans le deuxième inviter le commentateur à développer son point de vue résumé par une insulte.
Nous ne naissons pas tolérant et Agoravox et un site, et aussi un lieu où l’on peut l’apprendre au contact des autres, et généralement les efforts de communication se font du haut vers le bas, de la compréhension vers l’incompréhension.
Il y a suffisamment de rejet des autres autour ne pas y concourir pas, c’est la voie la plus difficile.
Cordialement.