Même si pour certains, peu branchés en économie, le monde économique et le monde financier c’est pareil, il y a quand même une grosse différence.
L’un produit et crée de l’activité (parfois dans des conditions discutables, voire plus), l’autre, lui, ne crée rien, ne produit rien, il spécule sur l’activité du premier.
Quand j’entends des « économistes » parler de création de richesse par la sphère financière, ce n’est que du virtuel. Il s’est agit en fait d’une grosse baudruche qui, à la première crise déclenchée par leurs montages « savants », a fini par éclater en mettant à genoux le monde économique (et nous)
Demandons, (en « off » bien sûr) à des patrons petits ou grands, ce qu’ils pensent de la dictature à courte vue des fonds de pensions ou des boîtes de notation qui excitent leurs actionnaires... Et même les États y passent maintenant !
N’importe quelle entreprise cotée en Bourse fournissait, il y a quelque années, un bilan annuel. Normal. Depuis on est passé à 6 mois puis 3, plus avertissement en cas de risque de ne pas atteindre les objectifs déclarés (Profits Warning).
Dans ces conditions, comment mener à bien, pour les décideurs, une politique d’investissement et donc de développement à long terme ? C’est impossible. Là aussi il s’agit pour eux de se faire « réélire » et par un système pas du tout démocratique.
Quant au politiques, il y a un moment qu’ils ont passé la main au « marché » On ne peut pas vendre ses participations industrielles et avoir des velléités d’intervenir, il faut choisir.