JACQUES LACAN Grand spécialiste des fous, ci-dessous il parle des gens comme sa malade Aimée, un folle, une paranoïaque qui a poignardé une actrice célèbre parce qu’elle imaginait que cette actrice menaçait la vie de son fils, l’actrice est l’équivalent de votre libéralisme, un bouc émissaire qui paye pour vos propres fautes, vos propres tares.
« La formule d’activité la plus souhaitable pour ces sujets,
c’est leur encadrement dans une communauté laborieuse, à laquelle les
lie un devoir abstrait. Ces malades ne méritent pas le mépris dont les
accablent certains auteurs, ils peuvent être au contraire des éléments
de haute valeur pour une société qui sait les utiliser. Instituteurs,
infirmières, aides de laboratoires ou de bibliothèques, employés,
contremaîtres, ils révèleront des qualités morales très sûres, en mêmes
temps que des capacités intellectuelles en général non médiocres. Mais
la société moderne laisse l’individu dans un isolement moral cruel, et
tout particulièrement sensible dans ces fonctions dont la situation
intermédiaire et ambiguë peut être par elle-même la source de conflits
intérieurs permanents. D’autres que nous ont soulignés l’important
contingent qu’apporterait à la paranoïa ceux qu’on appelle d’un nom
injustement péjoratif, les primaires : instituteurs et institutrice,
gouvernantes, femmes attachées à des emplois intellectuels subalternes,
autodidactes de toute espèce, e c t. Nous avons rapporté là-dessus les
fines observations de Kretschmer. C’est pourquoi il nous semble que ce
type de sujet doit trouver le plus grand bienfait à une intégration
conforme à ses capacités personnelles, dans une communauté soumise à des
règles, de ses tendances autopunitives. A défaut
de cette solution idéale, toute communauté tendant à satisfaire plus ou
moins complètement aux mêmes conditions : armée, communautés politiques
et sociales militantes, sociétés de bienfaisance, d’émulation morale ou
sociétés de pensées, bénéficierait des mêmes indications. On sait par
ailleurs que les tendances homosexuelles refoulées trouvent dans ces
expansions sociales une satisfaction d’autant plus parfaite qu’elle est à
la fois plus sublimée et plus garantie contre toute révélation
consciente. » p 277
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Un paranoiaque c’est un personne qui « projette » : qui attribue ses propres intentions malveillantes à autrui, qui est persuadée qu’autrui médite le même mal qu’elle même. C’est pourquoi il y a autant de parano dans l’éducation nationale, ils voient le mal partout, soupçonne tout le monde de scélératesse, sauf eux-même.
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Il me semble bien que le parti nazi : national socialiste était un parti socialiste, de gauche ; et que le parti de Mussulini, le parti fasciste était lui aussi de gauche avec cette même idéologie que la gauche aujourd’hui, « Tout pour l’état, rien en dehors de l’état » , et le délire religieux, l’état est une entité indépendante doté d’une volonté propre et l’expression de la volonté du peuple, comme si l’état qui n’est que l’intendance se prenait pour l’armée, ou le serviteur de la maison pour le maître.
Pour les fasciste l’individu n’est rien, il n’y a que le collectif qui compte, c’est bien l’idéologie des gauchistes d’aujourd’hui ? Ou ce que vous critiquez à travers le libéralisme, non ?
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Unabomber, le gauchiste est un esclave qui ne peut vivre en dehors d’un groupe :
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"Le gauchiste est favorable à la paix, c’est un adepte de la non
violence, il recherche également des solutions collectives : « il veut
que la société résolve à la place des gens les problèmes de chacun,
qu’elle suffise aux besoins de chacun, qu’elle prenne en charge tout un
chacun. » Au fond de lui même il ne croit pas qu’il possède les
capacités suffisantes pour résoudre ses problèmes. Il se tient par
avance pour vaincu. Il ne trouve de force qu’en s’identifiant à un
groupe, à un mouvement de masse qui lui offre une personnalité de
remplacement et des objectifs de substitution pour combler le néant de
sa personne : « Unabomber