Enseigner le bonheur en la situation actuelle de l’enseignement, serait vain.
Le bonheur tient essentiellement à la faculté de renverser son regard.« J’ai raté mon train. Merrrrrde ! Mah, dans le fond, ça va me permettre de visiter la ville »
Il y a une histoire sur ce ton où un père découvre que son fils s’est cassé une jambe, les voisins crient au malheur, le père répond « Bonne chose, mauvaise chose, je ne sais pas encore » Et le fils étant invalide, il échappe à la mobilisation de guerre, etc...
Il y avait aussi l’histoire du coiffeur et du perruquier qui se livraient à une bagarre. Le premier affichant qu’un homme se noyant était sauvé par quelqu’un le tirant de l’eau par les cheveux, le second affichant un cavalier au galop ne s’accrochant que la perruque à une branche
Si l’on désire des yeux bleus quand on les a marrons, on ne ressentira jamais le bonheur.
Or l’école actuelle enseigne les choses par un biais trop unique et accorde trop de valeur aux tragédies. Avec la sanction des notes et la dureté des appréciations, elle fait de l’ambiance comminatoire une ambiance normale.