Le problème du chômage, ce n’est pas un problème de chômeurs, mais un
problème de places de travail. Est-ce que les propositions de Sarko
créent une seule place de travail ? Poser la question, c’est y répondre.
Tous les chômeurs que je connais dans mon entourage serait ravi de
trouver du travail, en CDI et pas des succession de stages dissimulant
en réalité des postes de travail à bas coût.
Je ne suis pas un bisounours, et j’imagine bien qu’il y a des
profiteurs, mais cela est totalement marginal, beaucoup plus marginal
que les profiteurs du CAC40 (je simplifie en disant CAC40) qui eux
s’engraissent sur la bête sans aucun scrupule. Et ceux-là, Sarko les
laisse bien tranquille, pire, il leur fait des cadeaux.
La formation, panacée contre le chômage ? Sans être totalement ridicule, cette proposition rencontre très vite ses limites.
Il y a actuellement un secteur en France qui recherche désespérément du
personnel qualifié : l’informatique industrielle, mais la petite
informatique de création de sites web (ceux là sont plutôt au chômage),
mais, par exemple, l’avionique. Pour occuper ce genre de poste, il faut
avoir un bagage d’ingénieur.
Alors Sarko est-il prêt à financer des études complètes d’ingénieur à un
manœuvre en bâtiment ? Ou, pour être moins outrancier, à un
informaticien développeur de sites web dont je ne suis pas vraiment sûr
qu’il ait les compétences requises, notamment en math et physique pour poursuive ce genre d’études.
C’est un peu comme pôle emploi lorsqu’il propose un poste de prof de math à un prof d’anglais ne sachant que faire les quatre opérations arithmétique ou, à l’inverse, un poste de prof d’anglais à un matheux ne sachant que le français.