L’U€ est une réalité politique, c’est la partie supérieure de l’ETAT qui organise, pour le compte des bourgeoisies européennes, la domination, en Europe, sur la classe des prolos qui doivent, pour vivre, travailler pour le compte des bourgeois.
Cette situation n’est pas immuable, les prolétaires sont toujours plus nombreux et les bourgeois de moins en moins. Il suffit que les prolos prennent conscience de cette situation, qu’ils s’unissent fermement, qu’ils déposent les revendications que j’ai listé, et d’autres encore et elle seront, si le mouvement qui les appuie est suffisamment puissant, immédiatement satisfaites. En 67 le PCF demandait le passage du SMIG de 450F à 600F, c’était démagogique, en 68 le constat de Grenelle le situait à 660F, c’était devenu réaliste !
En clair, l’Eurocratie aussi, est assise sur un baril de poudre et ne peut rester insensible aux diverses mobilisations qui la contestent et qui vont, immanquablement s’étendre. Elle aussi est minée par des contradictions qui devront être réglée un jour, soit froidement sur le tapis vert, sinon à chaud, et dans la douleur comme en 68 en France.
Croyez-vous, par exemple, qu’un SMIC européen n’intéresse aucun roumain, aucun bulgare, aucun allemand. En vertu de quoi ces travailleurs auraient vocation à être éternellement surexploité ? Et ainsi de suite pour toutes les autres revendications.....