Il en est des vérités officielles comme des dogmes, malheur à celui qui ose
s’inscrire sinon en faux du moins l’appréhender en esprit critique pour essayer de voir ce qu’il y a derrière les apparences.
Une manifestation pour la liberté
d’expression et/ou en solidarité avec des victimes innocentes du fanatisme
imbécile doit donc être analysée de manière univoque sinon le bannissement du contrevenant s’impose ( qui
peut prendre toutes les formes même les plus hypocrites ).
Comme quoi s’oppose à l’esprit même de la
manifestation le fait de soumettre le
livre de Todd à une injuste critique, de stigmatiser son auteur et d’en faire
au mieux un idiot utile du communautarisme ( lequel ? je vous le donne en mille, le seul qui soit
inadmissible pour nos belles âmes, celui qui est censé rassembler les Musulmans
autour d’une version fantasmée ( par eux ) de l’Islam).
On a évoqué le moment d’émotion pour définir les rassemblements du 11 janvier, non pas d’ailleurs qu’il fût indigne de céder à ce sentiment.
Mais enfin il est permis de rompre un
unanimisme de façade et de chercher derrière la posture éventuelle des arrière-pensées
possibles, c’est à ce travail qu’ Emmanuel Todd s’est astreint.
On peut dénigrer la valeur de son ouvrage, on ne peut pas lui contester ce droit de la manière
odieuse utilisée par ceux qui sont finalement les héritiers putatifs de la Sainte
Inquisition, fût-elle laïque et même stupidement laïque comme nous le démontre
cette grotesque manifestation de sottise qui a enflammé toute la médiacratie et
qui consiste maintenant à mesurer le prosélytisme
musulman à la longueur de la jupe.
Sachant d’ailleurs que les seuls à qui le prosélytisme
est interdit ce sont les Musulmans, tous les autres, y compris et surtout celui
d’Extrême-droite, ont porte ouverte et
droit de cité.
Au nom de la démocratie, bien sûr !