Pour ceux qui en doutaient encore la preuve
a été faite avec la crise grecque que, seuls, prévalent les intérêts de la technocratie drillée par une Allemagne à la solde de l’oligarchie mondiale.
La démocratie est une façade dont on
s’accommode en haut lieu ( là où tout se décide ) dès lors qu’elle plébiscite le conformisme ambiant.
Elle est bafouée sans états d’âme sous les applaudissements quand elle contrevient à la doxa
néo-libérale.
Derrière l’Allemagne, mise en avant pour accélérer la déstabilisation de la puissance étatique, se cachent des forces
revanchardes qui veulent saper le cadre légal des concessions sociales
arrachées par les luttes ouvrières depuis un siècle.
L’attaque n’est pas nécessairement frontale comme en Grèce mais parfois sournoise et elle peut se draper avec les oripeaux de la compétence
technocratique : les lois Macron apportent leur pierre au processus de
dérégulation sociale.
Qu’on le veuille ou non, l’Euro a été
transformé en clef de voûte de la déconstruction des nations : en Grèce, il a
servi d’alibi à d’inimaginables transgressions démocratiques ;
il est donc devenu le point central de la ligne de front sur lequel
doit porter l’offensive de tous ceux qui ne se résignent pas à l’abaissement de
la France.
Et dans cette constellation, il n’y a pas
de place pour ceux qui contribuent à son abaissement moral comme le FN.
On peut percevoir un retour de la mystique
chère à Péguy dans les convergences évoquées dans l’article, mais il n’y a pas
de mystique sans éthique.
Le combat contre l’Euro et l’Europe qu’il
incarne mérite en tout cas mieux qu’une alliance fût-elle de circonstance avec
un parti dont le ressort essentiel est la haine de l’autre et qui place ses
détestations loin devant le bien de la France.