Soyons sérieux :
il est sanctionné parce qu’il a voulu faire de l’argent avec un
livre en se drapant derrière une compétence de météorologue que
ne lui donnait pas son statut de présentateur.
Il y a
tromperie sur la marchandise.
A ma connaissance,
il n’a aucun titre à faire valoir pour affirmer de manière
péremptoire des choses dont il ne maîtrise pas l’ABC, tout au plus
peut-il arguer d’une longue fréquentation de ce domaine qui peut lui
donner une connaissance empirique mais lacunaire.
Cependant il a
évidemment le droit comme tout citoyen d’avoir une opinion.
On peut gloser à
l’infini pour savoir si le devoir de réserve auquel il aurait dû
s’astreindre avant de nous faire part de ses états d’âme méritait
le licenciement.
Il n’a pas failli
dans le cadre de son exposition médiatique à la télé et la
question est donc de savoir si la publicité faite à son livre
tirait argument de son statut de chef du service météo de France 2
et là force est de constater que c’est le cas.
Pour ma part, je
pense que la sanction est exagérée mais c’est se tromper de débat
que de faire de Philippe Verdier un martyr de la liberté
d’expression dans ce qui est considéré comme une faute
professionnelle.
La liberté d’expression donnerait-elle le
droit à un journaliste d’être insultant vis-à-vis d’un invité
dont il ne partage pas les opinions ? Au mieux il ne l’invite
pas et, s’il y est tenu par des règles, il fait abstraction de ses
préventions. Un journaliste n’est pas un polémiste même si les
deux sont fort utiles au fonctionnement de la démocratie.