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Commentaire de Thucydide

sur La claque


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Thucydide Thucydide 15 décembre 2015 00:33

Avec ces élections, on s’emballe un peu beaucoup, je trouve.

Prenons les choses avec calme : qu’est devenu le débat politique par les temps qui courent ?
Il a longtemps été social, fondé sur la rivalité Droite conservatrice vs Gauche progressiste.
Depuis Maastricht, ce débat est géopolitique, et consiste en un choix entre intégrations fédérales de pays dans un ensemble continental centralisé ou alliances confédérales de nations souveraines.

Un simple regard sur l’actualité permet de voir que le monde se résume à un combat impitoyable entre Systèmes fédérateurs et Nations souveraines réticentes cherchant à se renforcer par des alliances confédérales.

L’Europe n’y échappe pas, il suffit de s’affranchir des discours et des radotages officiels pour le comprendre ; en France, pour l’instant, et depuis l’installation de l’équipe Marine Le Pen - Florian Philippot, le FN est la seule voix audible d’appel à la souveraineté.
Je dis bien audible, électoralement parlant ; s’y rajoutent l’UPR, Debout la France, les Chevènementistes, et sans doute d’autres, difficilement identifiables.

C’est en grande partie que le FN tire sa force, et tout porte à croire que cette force n’a pas fini de prospérer, à en juger par les lamentables tribulations des institutions de l’Union Européenne incapable d’aboutir en quoi que ce soit de ses prétentions fédératrices, sinon à des situations ubuesques.

Tant que nous n’aurons pas su accepter ce fait, le FN restera seul à développer un argumentaire sur cette question cruciale de souveraineté, et sera donc seul à pouvoir présenter une réponse dans 18 mois.

Commençons donc déjà par nous affranchir de ces sempiternelles et inefficaces accusations de racisme, de xénophobie, de haine, et de gestion de la peur : elles sont devenues sans objet et enlisent le débat dans des considérations moralisatrices et déclamatoires nuisibles parce qu’outrancières.

Sans compter que les discours de haine et les envolées lyriques sur les catastrophes annoncées étaient plutôt du côté de Manuel Valls qui brandissait tant et plus la menace d’un drame sans s’être avisé que pour beaucoup d’électeurs, le drame est déjà là, comme résultat des politiques menées depuis quarante ans.
Sans parler de cette curieuse pratique « démocratique » consistant à s’asseoir sur les votes populaires pour mettre en place des hommes et des lois préalablement rejetés.

Du Traité de Lisbonne au Premier ministre Valls, les exemples ne manquent pas.


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