BHL annexe à la
grandeur du judaïsme un certain nombre de célébrités littéraires
et autres dont certaines n’ont jamais eu que de lointains rapports
avec ce courant idéologique voire, comme Stefan Zweig, s’en
distanciaient de manière véhémente.
Il n’est pas
question pour moi ici de nier des faits mais de contester une
relation de cause à effet dont l’acceptation équivaudrait
d’ailleurs objectivement à mépriser ceux qui ne participent pas à
cette grandeur...
Bon ! le
procédé a déjà été mis à l’honneur et avec quel talent !
par Chateaubriand et son « Génie du Christianisme «
mais enfin la réactivation d’une recette éculée exige de celui qui
s’y attaque encore plus de talent que n’en avait le glorieux
précurseur...
Et l’art ne se
confond pas avec l’esbroufe sauf chez les sots.
Mais peut-être
devrait-on reconnaître à BHL le talent de l’esbroufe ?
Cependant, quand
d’autres – pour d’inavouables desseins - usent du même procédé
et font l’inventaire malicieux des détenteurs juifs de la haute
finance et du pouvoir qui l’accompagne, il joue les vertueux et il
dénonce l’association des Juifs et de l’argent, il voit de la
calomnie là où il n’y a qu’un constat qui ne vaut certes pas loi
générale et ne justifie pas les préventions antisémites.
Il faut dire aussi
qu’il pousse le ridicule à des niveaux insoupçonnés jusqu’alors,
surtout quand il associe la prose de Marcel Proust à celle du Talmud
et feint de voir une trace de mysticisme religieux chez lui parce qu’il mentionne à l’occasion le Zohar sans qu’il soit avéré qu’il en ait
eu une connaissance autre que très superficielle.
Pourquoi pas
dorénavant associer les notices de montages IKEA aux mystères de la
kabbale ou aux arcanes du tarot ?