@Thierry SALADIN
Il s’agit d’une lettre ouverte s’adressant à des personnalités ; elle a été publiée sur le site du PRCF le 24 janvier 2016.
Ce n’est pas une initiative nouvelle du PRCF. Par exemple, le 22 juillet 2015 au lendemain du referendum grec, le PRCF par la voix de son secretaire nationale avait déjà lancé un appel à l’action, tous ensemble : Disons le d’une seul voix ! que je vous reproduis ci-dessous.
Sans oublier par exemple l’appel à une manifestation nationale le 30 mai dernier pour la sortie de l’UE, de l’euro et de l’OTAN. Qui s’est tenue à Paris devant l’assemblée nationale.
Vous pouvez constater que parmi les premiers signataires de la pétition pour un referendum sur l’UE et l’euro, c’est un large rassemblement qui s’exprime
Le 22 juillet 2015
« Il faut sortir de l’euro et de l’U.E atlantique par la voie progressiste » :
disons-le d’une seule voix ! – Par Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF
Le
piteux effondrement de Tsipras prouve, s’il en était besoin, que l’euro
et l’U.E ne sont pas réformables : ces broyeurs de peuples associés à
l’O.T.A.N et à l’Union Transatlantique en gestation sont en effet conçus
de A à Z pour assurer l’hégémonie germano-américaine, écraser les
acquis sociaux et les souverainetés nationales, prohiber le socialisme
sur notre continent. La punition infligée au peuple grec par Angela
Merkel avec l’appui de Hollande indique ce qu’il adviendrait en Espagne
ou en France si les amis du Parti de la Gauche européenne (Podemos,
Front de Gauche, etc) parvenaient au pouvoir sur la base de leur
paralysante utopie d’une « Europe
sociale, démocratique et pacifique » construite dans le cadre de la
dictature euro-atlantique. Rappelons que l’U.E-O.T.A.N ne se cache même
plus pour installer à Kiev un régime pronazi et belliqueusement
anti-russe.
Dans ces conditions, un nombre grandissant de partis communistes et
progressistes européens (Portugal, Espagne, Grèce, pays scandinaves) et
de personnalités françaises (MM Bernier, Sapir, Lordon, Rufin, certains
rédacteurs de Marianne, certains responsables du Parti de gauche, de
nombreux maires ruraux hostiles à l’euro-métropolisation du territoire)
convergent, sur la base de leurs analyses respectives avec ce que dit le
P.R.C.F depuis sa fondation en 2004 : l’U.E. du grand capital, il faut
en sortir pour ne pas « y rester » !
Pour sa part, le P.R.C.F fait de la dynamique populaire et progressiste anti-UE
le socle d’une stratégie révolutionnaire de rupture avec le capitalisme
tant il est vrai que l’intégration euro-atlantique est au coeur de la
guerre de classe menée par le Capital contre le Travail et tant le
légitime rejet populaire de l’euro fait de ce dernier le maillon faible
de l’Empire européen en crise.
Alors que jusqu’à maintenant les faux euro-sceptiques xénophobes et
réactionnaires du F.N ont exploité la complaisance du camp progressiste à
l’égard de la « construction » européenne, appeler à en sortir, en
unissant le drapeau rouge et le drapeau tricolore et en actualisant les
grands principes progressistes du CNR pourrait rendre l’initiative
politique et sociale au monde du Travail.
Face au Parti Unique Maastrichtien (Europe-Ecologie, Partis
« socialiste » et « Républicain ») et au Rassemblement Bleu Marine qui
bloquent l’alternative en France, n’est-il pas temps de rendre visible
un Rassemblement Rouge Marianne
fédérant les militants franchement communistes (membres ou pas du PCF),
les gaullistes de progrès, les syndicalistes de Lutte, les républicains
véritables fidèles à l’héritage de Jean Moulin ?
Pour
briser la censure qui vise actuellement les courants progressistes
anti-U.E. et anti-F.N., il est urgent que ces forces échangent
publiquement, s’expriment ensemble tout en se liant aux luttes sociales.
Il serait raisonnable d’engager des échanges, de co-organiser des
débats publics (c’est ce que fera le PRCF sur son stand à la fête de
l’Huma), de lancer des appels communs à débattre dans chaque département
sur les conditions politiques et programmatiques d’une sortie
progressiste de l’euro et de l’Europe atlantique.
S’exprimer en parallèle contre l’U.E ne suffit plus. L’heure des
convergences publiques est venue. En prenant le Peuple et le monde du
travail à témoin, construisons le Front antifasciste et populaire
(FRAPP !) pour l’indépendance nationale, la démocratie, le progrès social
et la coopération internationale.
Georges Gastaud secrétaire national du P.R.C.F