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Commentaire de Onecinikiou

sur EDF et le Nucléaire


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Onecinikiou 12 juin 2018 03:36

@pemile


« Aucun sens, le facteur de charge des EnR est principalement lié à leur l’intermittence de production ! »

Le lien est indirect, et si vous ne comprenez pas la distinction entre les deux notions c’est grave et en mesure d’expliquer votre incompréhension des phénomènes. 

En réalité les éoliennes produisent en moyenne 70% du temps, mais pas à leur puissance maximale. Je l’ai déjà écrit mais le facteur de charge éolien mondial est de 23%.

Donc les énergies intermittentes type éolien/solaire sont impactés par deux handicap rédhibitoires distincts qui les disqualifient à terme comme substitut crédible aux énergies type fossile/nucléaire : 

1/ Leur faible facteur de charge, qui est le rapport de l’énergie sur la puissance. Ce faible facteur de charge, toute chose égale par ailleurs, induit une production qui lui est proportionnée. On peut calculer une équivalence de production à partir d’autres sources d’énergies, comme dans l’exemple qui a été donné. Et dire que pour équivaloir la production annuelle de 16 GW de puissance installée éolienne offshore disposant d’un facteur de charge de 40% (on parle ici de 3200 éoliennes géantes de 5 MW de puissance crête), il faudra compter sur 5 EPR.

2/ L’intermittence de production, qui lui est dissociée, et qui est le fait que ces énergies produisent peu (éolien/solaire) voire rien du tout (solaire) à intervalle qui peut être régulier (solaire) ou parfaitement aléatoire (éolien/solaire). Ce faisant il serait faux de soutenir que 5 EPR seraient avantageusement substitués par SEULEMENT 3200 éoliennes géantes, car ce serait faire fie de ladite intermittence. Or si nous sommes sûr, statistiquement, que ces 3200 éoliennes produiront l’équivalent de 5 EPR au cours de l’année, nous ne savons précisément pas quand !

Pire, nous savons tout aussi statistiquement qu’il faudra au cours d’un certain nombre d’épisodes compenser une production faible voire nulle du parc éolien en question (la puissance garantie éolien comme solaire étant une fraction infime de la puissance installée), et ce nécessairement à partir de ressources pilotables, c’est à dire démarrables à la commande. Cela nécessite par conséquent l’installation de capacités supplémentaires pour GARANTIR une même production que nos 5 EPR, sans rupture de charge.

Vous comprenez à présent en quoi ces deux notions sont dissociables, et représentent chacune à elles-seules un défi à solutionner ? On peut les solutionner, là n’est pas le problème, on vous dit que ça coûte un fric fou pour strictement aucun avantage en terme de baisse de nos émissions de CO2 (je parle pour la France) et donc de lutte contre le réchauffement. 

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