@Séraphin Lampion & @ l’auteur
Oui, moi aussi je croyais, sortant d’école de commerce ; qu’une entreprise visait à faire des bénéfices avec le concours de ses salariés. J’ai pas tardé à découvrir avec effroi qu’il n’en est rien du tout : son seul but c’est de faire perdurer l’illusion collaborative pour cacher la manip purement financière de plus value spéculative qui s’opère sur le second marché. Plus on était performant au commercial (dont moi) ou en production (ouvriers CGTistes) plus on emmerdait le patron.
Pourquoi ? sa terreur c’était que les commerciaux fils à papa intellectuels comme moi s’entendent avec les ouvriers syndiqués et les employés comptables ou subalternes immigrés. Et avec les clients ! Ce que évidement je me suis empressé d’initier en passant des nuits dans les ateliers fonctionnant en trois huit, hors du contrôle de la direction ! Et en nourrissant des complicités interpersonnelles avec la clientèle.
Partant de là quel réponse du capital ? C’est très simple ! Pour casser l’unité des travailleurs et leur autonomie productive, faire intervenir la gauche sociétale : faire revendiquer des causes inoffensives comme le sexe, le genre, les bonnes oeuvres pour les vacances, les enfants et toute ces conneries de la vie dite intimes qui ne font que rendre la vie privée complétement dépendante du rapport de domination capital-travail.
Toute la logique de la théorie de la valeur sociale / sociétale / écologiques des entreprises (j’ai du faire nombre de rapports là dessus çà et là) n’est qu’une façon de contrer la lutte de classe, horreur absolu du capital ! et marché prospère de la gauche contre-révolutionnaire !