@Gollum
« Cette violence verbale est condamnable mais elle est aussi le résultat de cette presse plus ou moins sous contrôle que j’ai évoqué. Les gens sentent bien qu’il y a quelque chose qui cloche. Certains se renseignent vraiment, d’autres continuent dans leurs rêves, d’autres encore virent à la paranoïa et au délire... »
Oui, j’admets que les médias participent à l’intoxication générale, mais les médias occidentaux me semblent plus mesurés que les médias russes où les journalistes de la télévision russe (peut être pas tous) semblent se réjouir d’une prochaine guerre atomique. Je n’ai jamais lu ou entendu rien de tel sur les médias occidentaux.
Ces journalistes devraient pourtant savoir que ce serait la fin de l’humanité dans son ensemble et pas seulement de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis.
Une amie m’a dit un jour que l’engeance humaine ne méritait pas mieux, qu’elle était possédée par le mal. Moi, je ne peux m’empêcher de penser aux enfants.
A propos du cercle d’airain de la nécessité de Spinoza et du libre arbitre chrétien (saint Augustin), j’ai longtemps hésite et j’hésite encore, mais la théorie du libre-arbitre implique la notion de responsabilité personnelle. Si nous sommes entièrement dépendants des lois de la nature, alors tout peut se justifier, y compris la barbarie nazie.
Je pense que la liberté est liée au langage, à la faculté symbolique et que la liberté est liée à la pensée et à la culture et réside dans leur usage : « la culture, prise dans son ensemble, peut être envisagée comme le procès de la libération progressive de soi dans l’homme. Le langage, l’art, la religion, la science, sont les divers moments de ce procès. » (Ernst Cassirer, Essai sur l’homme, « Conclusion », p.317). Un très beau livre, soit dit en passant, écrit par Cassirer à la fin de sa vie. Au moins aussi intéressant que Sein und Zeit de Heidegger ou la Lettre sur l’Humanisme.
Note : Le starets Zosime ajoute : « si tous les hommes s’en rendaient compte en même temps, ce serait aussitôt le paradis ».
J’aime beaucoup la phrase de Hölderlin et je prie pour qu’il ait raison. Le problème c’est que Hölderlin n’avait aucune idée du péril atomique.