@charclot
Je suis en concordance avec vous sur bien des choses. Au moment où j’écris, je suis toujours saisi de la complexité du monde, et de la vanité de se faire porte parole d’une quelconque vérité.
Du malheur, il m’est arrivé néanmoins de tirer des satisfactions, dans ses conséquences, et son obligation de résilience. Je ne parlerai pas de mes années d’enfant de choeur, si ce n’est que pour vous rassurer. Non, je n’ai pas souffert de prêtres pédophiles, pas plus qu’au collège Saint Anselme, où mes parents m’envoyèrent, pour me faire une éducation.......Pour faire court, si je suis passé par de multiples écoles, publiques et privées, avec parfois des instits « cogneurs », aucun ne m’a blessé pour m’entamer sèrieusement, à une époque où le sort de l’enfant n’avait évidement rien à voir avec l’épque actuelle, mais plus avec celui du romand de Jules Vallès.
Il suffit de regarder « les 400 coups » de Truffaut, film sur sa propre enfance, pour se remettre dans cettte ambiance spécifique, sa dureté, ses valeurs....Et encore plus loin, vous pourrez lire « Souvenirs de Saint Cyprien », où Orwell parle de sa propre enfance, dans les années 1910, pour voir que le monde à plus changé depuis les années 60 qu’il n’avait changé depuis le début du vingtième siècle.
La maltraitance est pourtant là toujours, mais a bien varié.
Elle se fait maintenant pas délégation de la misère sociale, et de pratiques odieuses, tel le harcèlement, choses presque inconnues à mon époque ; en tout cas pas endémique, ni systématisé avec des échos d’imitation dans les médias.
Mais le net et les smarphones ont brouillé les communications, contrairement à ce qu’on pourrait penser. Ainsi la violence ne vient plus des maitres, ni des adultes hycpocritement murés dans le refus de légiférer, mais vient amplifié par les copains, et les réseaux. C’est l’école des pervers et de la psychopatie, ou certains apprennent déjà à être les bourreaux de demain.
Le statut des adultes a changé lui aussi. Beaucoup ne renvoient plus l’image de guides, mais de jouisseurs impénitents, voulant rester « djeunes », et dont la démagogie matoise s’est tout de même crévée dans l’affaire meetoo qui a été un electroch salutaire, mais un cachet de la poste faisant foi.
Néanmois la méfiance et le clivage entre sexes, vieux et jeunes, fait des ravages, dans sa simplification abusive, tels cette image naive de « papy boomers », qui auraient profité de ce mythe des « 30 glorieuses », s’eny connaitre que quelques clichés, entretenant des fractures dans une société où la violence va chercher des légitimités.
. . De même que celui de la culture, qui est pourtant toujours un pass, un formidable outil qu’on doit développer pour déminer la violence du monde, et ne pas être cet esclave de la grotte de Platon.
A ce niveau, on n’a pas assez mis au pas le monde des marchands, qui veulent disposer d’une part de cerveau disponible et transforme n’importe quel rat de laboratoire en addictif de toutes les drogues dures, que ce soit le sucre, ou la pornographie en ligne.
Les livres, la pensée, sont des formidables recettes pour trouver équilibre et sérénité. Le covid, et la volonté de trouver un sens aux choses, et à meubler la solitude, les aura t’il remis vraiment sur les rails ?..
Les politiques semblent avoir totalement avoir abdiqué leurs obligations morales, et ne pensent plus, dans l’ensemble qu’à leur carrière. Ils n’iront pas contrarier les forces de destruction qui sont celle de la consomation précisément.
Quelques bons maitres m’ont donné l’équilibre et la capacité de rire de ceux qui ont tenté de m’empoisonner la vie, et surtout de ne pas perdre confiance en moi. Finalement, n’est pas ce qui compte ? ...... Même si j’ai quitté l’école après le BEPC ! L’important ce n’est pas le diplome à la sortie, garant du rabachage, mais la capacité d’en obtenir dans l’avenir.
Néanmoins, à l’époque, une telle situation, n’était pas rédhibitoire comme maintenant. On pouvait se « ratttaper aux branches » pourvu qu’on sache écrire, parler, et manier des opérations basiques, entretenues dés l’école élementaire. Certains alors passaient leur certif, à 14 ans, pour solde de tout compte, mais néanmoins avaient une place dans la société, car ils possédaient une base enviable d’instruction fondamentale, qui manque à beaucoup maintenant, même en ayant suive des études bien plus longues.
Je me souviens comment la France, dans les années 80 avait été choqué d’’apprendre, suite à un numéro de l’obs, que bien des adultes ne savaient pas lire. C’était inimaginable !..
On s’est habitué à la dégradation.....
La dévalorisation progressive des études basiques, n’ont pas impacté les bourgeois, qui avec l’entregent, et un cursus d’écoles privées ont survécu aux crises. .....Nous avons des évaluations internationales très mauvaises sur le niveau des élèves, surtout en maths, et pourtant nous avons des médailles Fields à foison...Je militerai quand à moi, pour une école joyeuse, tournant autour de la prise en charge du groupe et de sa dynamique, comme cela se fait dans les pays nordiques, et non sur le répérage des soit disant meilleurs