@Claude Courty
Richesse et pauvreté existent l’une par l’autre, dans une relativité intemporelle. Sans richesses point de pauvres et réciproquement.
C’est une vision très dualiste et occidentale, de type « win/loose », pour reprendre le jargon des cabinets de conseil. Mais on peut aussi avoir une vision « win/win » des choses. La richesse intérieure ne se gagne pas au détriment des autres. Etre « riche en amitié » ne signifie pas nécessairement que les autres n’ont pas d’amis. Au contraire d’ailleurs : l’amitié est par définition mutuelle, et ma richesse intérieure peut irriguer mon entourage de la même façon que je m’irrigue de la richesse intérieur de mes proches. Cette « richesse » est quelque chose de partagée, c’est un « bien commun ».
Une société peut être « riche » de quelque chose sans que cela ne signifie qu’une partie d’elle, ou les autres sociétés, doivent être « pauvres » de cette chose.
"Ce
qui compte pour l’homme, est en conséquence son ressenti en tant
qu’occupant d’une pyramide sociale (de l’humanité ou de chacune des
collectivités dont elle est faite)"
Eh ! Oui, le ressenti. La loi essentielle de la sérénité consiste à se dire que le bonheur est inversement proportionnel à l’écart entre ce qu’on a et ce qu’on pense mériter d’avoir... Pour être heureux, rien ne sert d’avoir plus, il faut juste désirer moins