• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de Renaud Bouchard

sur La première guerre hybride mondiale à un stade avancé requiert un changement doctrinal, humain, économique et stratégique fondamental


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

Renaud Bouchard Renaud Bouchard 13 mars 2025 17:24

Colonel Jacques Baud :

« Le traitement de la guerre en Ukraine témoigne d’un effondrement total du journalisme français »-

https://twitter.com/i/status/1899943817073352914

La Pologne veut accueillir sur son territoire des armes nucléaires US comme elle avait accueilli les armes nucléaires soviétiques lorsqu’elle était membre du défunt Pacte de Varsovie afin de constituer une dissuasion contre une Russie aguerrie par le conflit par proxy avec l’OTAN. 

L’appel du président polonais Duda à accueillir des armes nucléaires américaines souligne l’anxiété croissante en Pologne – laquelle serait partagée par d’autres pays d’Europe orientale et centrale – à l’égard de la fédération de Russie qui sort renforcée des pourparlers de paix avec l’Ukraine négociés sous l’égide de l’administration Trump. Le dirigeant polonais espère relancer un projet de partage nucléaire qu’il avait présenté sans succès à l’administration de Joe Biden en 2022 tout en réarmant à fond la caisse la Pologne afin qu’elle puisse détenir la plus puissante armée conventionnelle d’Europe. Pour le moment, ce sont les forces armées turques qui constituent la principale force terrestre de l’OTAN en Eurasie derrière les armées US. Lors de la guerre froide 1.0, l’ancien régime communiste polonais a accueilli des ogives nucléaires soviétiques dans le cadre du Pacte de Varsovie. La présence d’armes nucléaires US près des frontières de la Russie – cette fois sous le contrôle des États-Unis – serait considéré comme une menace sérieuse par Moscou.

Lors de la guerre froide (1947-1990), l’ex-Union Soviétique a déployé des armes nucléaires tactiques dans des bunkers construits à la fin des années 1960 près de Brzeznica-Kolonia, Podborsko et Templewo en Poméranie dans le cadre de la stratégie militaire soviétique sur le théâtre européen. Ces armes nucléaires tactiques étaient destinées à être utilisées dans le cas d’un conflit impliquant le front Nord ciblant en priorité des portions de territoires de la république fédérale d’Allemagne et le Danemark. 

Le programme Vistule était un accord secret entre la Pologne et l’Union soviétique, signé le 25 février 1967, visant à stocker des armes nucléaires soviétiques en Pologne. Ce programme visait à améliorer la préparation au combat des troupes soviétiques et polonaises en mettant des armes nucléaires à la disposition des forces polonaises en cas de guerre, reflétant ainsi le concept de partage nucléaire de l’OTAN. Les États-Unis ont déployé des armes nucléaires en Europe dans le cadre de cette stratégie de dissuasion nucléaire avec un nombre maximum d’armes nucléaires américaines en Europe estimé à environ 7 300 en 1971. Il s’agissait d’armes stratégiques et tactiques, telles que des bombes et des missiles, stockées en Allemagne, en Italie, en Türkiye et le Royaume-Uni. Ces déploiements visaient à dissuader les agressions soviétiques et s’inscrivaient dans le cadre de la stratégie de “réponse flexible” de l’OTAN adoptée en 1967.

Depuis 2022 et le début de la guerre en Ukraine, la Pologne a entrepris un vaste programme de développement de ses capacités militaires pour faire face à ce qu’elle perçoit comme une menace stratégique russe historique. La Pologne a l’intention de porter ses effectifs militaires à 500 000 soldats et a imposé une formation militaire approfondie à tous les hommes adultes dans le pays. La Pologne a acquis des systèmes d’armes de pointe, notamment 180 chars sud-coréens K2 Black Panther, dont 110 sont en cours de livraison en mars 2025.


En outre, elle a acheté 96 hélicoptères AH-64E Apache et 212 obusiers automoteurs à la Corée du Sud.

Le choix de la Corée du Sud semble pertinent après les performances jugées assez mitigées de certains systèmes d’armes européens dans la guerre en Ukraine. Enfin, la guerre en Ukraine a permis aux Etats-Unis de développer et de renforcer la coopération militaire avec la Pologne à des niveaux totalement inédits comme l’établissement d’un site de stocks prépositionnés de l’armée à Powidz, renforçant ainsi le dispositif de dissuasion de l’OTAN en Europe de l’Est.

Le réarmement de la Pologne implique non seulement le renforcement de la présence militaire US en Europe de l’Est et donc un renforcement considérable de l’influence US en Europe mais également, par un déterminisme historique assez complexe inhérent aux relations tumultueuses de la Pologne avec la Russie et l’Allemagne, un changement de posture stratégique de ces deux pays dans un cadre opposé mais au fond convergent pour parer à la montée en puissance de la Pologne et c’est là que le jeu devient intéressant, d’autant plus que la rivalité entre la Pologne et  l’Ukraine, mise en retrait en faveur du conflit ukrainien et de la nécessité de contrer la Russie, existe toujours et porte aussi bien sur des revendications historiques et territoriales latentes. Ce qui signifie que les causes de conflit armé en Europe sont loin d’être épuisées.

Source : https://strategika510.com/2025/03/13/la-pologne-veut-des-armes-nucleaires-us-sur-son-territoire/



Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès


https://middlepassage.dei.uc.pt/https://privacycolab.dei.uc.pt/https://cmd.dei.uc.pt/https://henrique.dei.uc.pt/
https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/
https://simseam.ft.uns.ac.id/https://sipil.ft.uns.ac.id/slot gacorhttps://aku.ac.id/https://jpl.staiku.ac.id/https://jist.publikasiindonesia.id/slot gacorhttps://akperstg.ac.id/https://fisip.uisu.ac.id/https://web.pn-sidrap.go.id/
https://hormon-osteoporosezentrum.de/judi bolahttps://saopaulodeolivenca.am.gov.br/slot gacor