@SilentArrow
Vous confondez texte (révélé, incréé / inspiré, pas révélé c comme vous voulez... ça m’est égal), et interprétations... le Coran peut être examiné d’une façon littéraire, historique, anthropologique. De même que les écrits bibliques... sans que l’on croit à des théophanies, et épiphanies.
Le Coran, c’est un texte (6236 versets) — une compilation de moments d’oralité, d’ailleurs dans le désordre, la Sourate 2 est visiblement médinoise — et l’islam c’est ce qui en a été fait, une religion. Pareil, il y a les Évangiles et le christianisme polymorphe, fractionné, qui en est issu, est ce que les hommes en ont fait au fil des siècles.
La Mecque était probablement une ville peu importante, à vocation commerciale peu éloignée de la côte de la Mer Rouge, vers le Yémen. Ou même une simple oasis, édulcorée ensuite par la légende.
Il est alors d’autant plus étonnant qu’un tel texte soit sorti de presque nulle part, d’un trou perdu d’Arabie orientale, d’un caravanier illettré, et aurait suscité des représailles de la part de la tribu des Quraysh, de sa propre tribu !
Pas de preuves archéologiques, oui mais pas de culte musulman non plus, édifices reliegieux. Pas plus de preuves en ce qui concerne des traces des Hébreux / Israélites à Jérusalem.
Que l’Islam soit né en Arabie centrale pourquoi pas, (mon post ci-dessus 25 mars 16:40), après tout les apôtres en Palestine s’étaient (ou avaient été) dispersés aux quatre vents après la crucifixion de Jésus (l’empêcheur de croire en rond) alors que les paroles de Jésus s’adressaient en premier chef aux seuls Israélites, à personne d’autres.
Il y eut donc une rupture religieuse / spirituelle dans cet Orient dans la filiation abrahamique dans les premiers siècles, pourtant vouée à fédérer un monde tribal autour d’un Dieu unique, et une dispersion... une rupture que l’Islam sous le souffle de la révélation coranique serait venu ressouder... (?). Il est donc naturel que les prophètes y figurent, et qu’elle s’inscrive dans cette filiation monothéiste.