@Krokodilo
Les connaissances tactiques, stratégiques,, les ouvertures, les finales sont intéressantes... mais y-a-t-il deux jeux identiques... je n’en ai pas connus...
J’ai été initié en première par un ami de lycée passionné depuis son jeune âge par les échecs, il connaissait par cœur les finales d’un tas de championnats mondiaux, j’ai disputé des dizaines et dizaines de parties contre lui, au départ il prenait un handicap, il se privait de la reine, ou de deux figures... je débutais...
Avec le temps (il était très addict), j’aimais jouer, j’apprenais, je ne l’ai battu que 3 fois sur une poignée d’années,et suis trop fier (encore) de l’avoir conduit un jour à un pat... il nous arrivait de jouer tard dans la nuit, accompagné parfois d’un bon vin qu’il piochait dans la cave de son père...
La vie d’étudiant nous a séparés, j’ai su qu’il a disputé plusieurs fois les championnats d’Europe, pour dire un peu son niveau, dont il était très humble... il était fou du jeu, pas à chercher des honneurs.
Cela ne m’a jamais frustré de perdre tant de parties, et parmi toutes ces parties perdues je lui ai opposé souvent des résistances farouches...
Perdre ou gagner pour moi est accessoire, c’est le jeu qui compte, l’affrontement... et quelle plus grande joie que d’affronter un adversaire qui résiste, ou de lui succomber avec tous les honneurs de lui avoir résisté...