Bonjour
Hamed.
Jacques Monod, une bonne référence, il aimait se ressourcer dans
le désert.ton article soulève la problématique pourquoi l’Humain
s’intéresse à son origine et à l’origine de la vie ; il est
indéniable qu’avoir nommé les choses les ont faite exister, mais
que pour nous, un arbre n’est arbre que pour nous, et il en va
ainsi de toute chose. Certes nous avons une conscience et une pensée
associative plus développée que la plupart des animaux , mais nous
pouvons considérer que les animaux sont finis et ont tout ce qui
leur est nécessaire pour survivre dans leur biotope. L’existence
de tribus indigènes démontre l’importance de l’environnement
nourricier. Tant qu’ils n’ont qu’à lever le bras pour se
nourrir, ils restent en place et développent des organisations
sociales appropriées que nous rapportent les anthropologues autour
d’un langage minimal, comme des mathématiques aussi minimales. Et
pour se déplacer, ils n’ont pas besoin de voiture, car leur
environnement ne la leur suggère pas.
Il n’a donc pas suffi d’un langage pour entrainer notre
évolution. La rareté nourricière a joué et joue toujours un rôle
important. La rareté c’est devoir produire ce que la nature ne
nous donne pas en abondance parce que notre population croit depuis
que l’Humain à pu mieux se nourrir.
Justifier des angoisses existentielles pour créer des réponses
apaisantes fut également un élément d’évolution de la pensée
depuis les dévotions animistes au conte de la Baryogenèse
d’aujourd’hui et les univers multiples. Nous pouvons à juste
titre nous interroger sur la finitude de notre cerveau que nous
n’entrevoyons pas et que nous trouvons extraordinaire dans ses
capacités associatives de la pensée pour créer, innover et
comprendre en réponse à ce que j’appelle notre existence
géohistorique, où en modelant l’environnement géographique nous
constituons l’histoire de notre existence en réagissant par
rétroaction aux événements que nous avons élaborés pour
transformer notre espace terrestre en cultivant, en construisant et
en extrayant du sol nos besoins ;
il est admis que les hommes ont toujours levé les yeux au ciel,
quand ils n’avaient pas peur qu’il leur tombe sur la tête pour
trouver leur route ou naviguer. C’est toujours le cas aujourd’hui,
mais pour aller vers d’autres planètes. Cela nous parait à ce
jour extraordinaire, mais nous devons rester humble face au
questionnement comment des particules issues de l’explosion d’un
baryon se sont associé pour donner de la matière organique tel le
procaryote ; là se trouve peut-être la réponse au voyage
extraplanétaire pour affronter la vitesse de la lumière. Que nous
puissions penser que cela démontre l’incroyable capacité
cérébrale de l’Humain qui a élaboré tout cela avec des mots et
des chiffres, pour satisfaire ses interrogations et ses besoins, que
doit être alors la réalité objective du monde ou de l’univers
que nous ne connaissons pas.
Cordialement. ddacoudre over blog