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Commentaire de LeMerou

sur Acétamipride : la vraie pétition contre l'importation de produits traités vient de démarrer, le 22 juillet !


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LeMerou 26 juillet 2025 05:33

@joletaxi

Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les surfaces agricoles diminues en France alors que leur besoin en eau augmente. Sans débattre sur le pourquoi du comment, il y a eu une refonte mortifère du paysage agricole dont nous avons tous entendu parler et nous en payons les conséquences par endroit aujourd’hui.

Hier la France Agricole produisait, sans que les « méga bassines » soient existantes dans le paysage et aujourd’hui elles paraissent indispensables, voire vitales en certains endroits pour assurer la production agricole. En fait céréalière...

Leur indispensabilité est due à quoi ?

 Des manques d’eau dû à un changement du climat ?
 Des cultures à fort « rendement » nécessitant beaucoup d’eau ?
 Des besoins en eau important qui fonction du produit cultivé correspondent aux périodes ou elle est moins disponible en été par exemple ?

Il y a bien longtemps que les simples pluies ne sont plus suffisantes pour « arroser » les cultures passées au stade industriel. L’agriculture en France représente 60% des besoins en eau, notons en plus que ces derniers peuvent frôler les 80 % en fonction de la région. 
C’est à mon sens considérable, surtout que cette eau est non restituée aux milieux aquatiques. Elle est donc à usage unique...je vous laisse juge 390 000 exploitations agricoles consomment 60 % de l’eau dans le Pays.

Cela m’interpelle tout de même. Il y a donc à mon sens une inadéquation forte, voir très forte entre « l’agriculture » et l’eau.

Je rempli ma bassine en hiver alors que les nappes sont pleines (lesquelles ?), donc je n’influe en rien sur l’eau, en gros c’est le message. La pluviométrie globale n’a guère varié ou ne varie guère, Seule la fréquence et la quantité change. Il peut donc y avoir un hiver « sec » alors que les nappes seront pompées pour remplir des bassines. Car une fois le système lancé, faire cesser les prélèvements tient du rêve, de l’utopie.
Il reste ensuite un phénomène non négligeable qui s’appelle l’évaporation qui est quasi constante, c’est physique, placez une assiette remplie d’eau sur le rebord de votre fenêtre et vous serez surpris de la vitesse à laquelle elle se vide, sans intervention. Il en va de même sur les bassines, les viticulteurs appellent ça la « part des anges », mais ils nous la vendent, là c’est du gâchis pur et simple.

Je comprends fort bien qu’un exploitant agricole ait besoin d’eau pour ses cultures, seulement aujourd’hui ses besoins sont ils véritablement adaptés, ses cultures sont elles adaptées aux variations météorologiques plus intenses ?
Un exemple flagrant parmi tant d’autres, en plein après midi, il y a quelques années, je franchi une grande rivière son niveau est excessivement bas, ( le département est frappé de restrictions diverses) une fois le pont franchi, des arroseurs inondent des champs de maïs..

Bref, les fameuses bassines ne résoudrons en rien, l’équation simple besoin/disponibilité, tout au plus le problème sera comme d’habitude repoussé à plus tard.. Avec cerise sur le gâteau une ignorance volontaire de l’hydrologie souterraine, car si les « principes » sont relativement connus, les influences humaines sont toujours constatées (trop tard) je n’évoque même pas la météo (qui n’a pas entendu cette année que les nappes étaient quasi pleines, et qu’après quelques jours de beau temps, c’est l’alarme....) et donc jamais calculées comme il se devrait avant de déclarer la « viabilité » d’une bassine...

Je suis désolé pour les « céréaliers » car il s’agit d’eux, mais ils doivent s’adapter, créer des petits lac artificiels, jouer avec la nature ne résoudra pas leur problème en plus d’engendrer des perturbations dont les conséquences ne sont pas mesurées. La seule mesurée, prise en compte comme toujours est financière. 

Ont joue, ont joue avec la nature nantis de notre ignorance, mais obsédé par l’argent par contre....

Je suis donc contre ces bassines hérétiques, mais consterné par leur implantation et pour cause. Car à la finale, l’acte « nourricier » est très loin derrière l’argent.


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