(ibid) un peu après Schlomo Sand ajoute dans la suite de la citation sur Disraeli :
« En 1875, alors qu’il était Premier ministre, il
sollicita l’aide de son proche ami le baron Lionel de Rothschild pour
l’aider à acquérir, au nom de la Grande Bretagne, 44 % des actions du
canal de Suez. Et la grande affaire fut menée avec succès : le premier pas de la pénétration effective de l’Empire au Moyen-Orient venait d’être accompli.
La route de la lointaine Asie s’ouvrait, et toutes les régions situées
autour du portail marin que constituait le canal, qu’il s’agisse de
l’Égypte ou de la Palestine, deviendraient désormais des objectifs
stratégiques de tout premier ordre. En 1878, en échange d’une promesse
de soutien aux Ottomans et au prix de la dure répression subie par les
Bulgares, Disraeli parvint à faire de Chypre une colonie
britannique. Il fût en même temps à l’origine de l’occupation de
l’Afghanistan, avec pour objectif d’en écarter la Russie et de mieux
assurer la liaison entre le Moyen-Orient et l’Extrême-Orient.
Aucun autre dirigeant britannique n’aura autant contribué à l’
« orientalisation » de l’empire et, bien évidemment, à l’élargissement
de ses frontières. »
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— Disraeli suit un raisonnement politique purement impérialiste visant à accroitre la Puissance de l’empire britannique vers l’Est...
Il ne manquait qu’une présence militaire pour garantir l’investissement de
La Nouvelle Route des Indes qui se réalisera avec le concours de l’Égypte et de la France, garanti plus tard par les Accords Sykes-Picot (accords secrets signés le 16 mai 1916, après négociations entre novembre 1915 et mars 1916) qui balkaniseront le Moyen-Orient, suivi par le Traité de San Remo (1920), qui octroie une puissance Mandataire à l’Angleterre et à la France sur la région.
Les Juifs sionistes d’Europe de l’Est peupleront un peu à la fois la Palestine et serviront de colonie de peuplement pour contrôler de
Dominion franco-anglais par convergence d’intérêts.