@Boaz
A l’inverse c’est vous qui me donnez l’impression d’essentialiser le sionisme comme un phénomène (juif) per se (en soi, sans considérer les facteurs externes) qui serait surgi un beau jour dans la « société juive » (d’Europe de l’Est, ashkénaze diaspora ? et non pas séfarade) de « se nationaliser » d’un point de vue politique après une bonne douzaine de siècles sans ce besoin.
Notez que l’idéologie nationaliste était un phénomène politique nouveau très typique du XIX° siècle, en cela, elle a pu impacter également la société juive. Autre trait typique du XIX°, et moitié du XX°, des théories sur les races, la germanité, la judéité...
J’entends par idéologie un ensemble plus ou moins cohérent de doctrines philosophiques, religieuses, politiques, économiques, sociales,... propre à une époque, une société, une classe et qui oriente l’action d’un groupe social.
Je pars du principe que la société juive puisqu’il y a une unité ethno-culturelle qui l’identifie et lui donne ses singularités à quelques variantes près, n’est pas différente des autres dans son organisation et son fonctionnement d’un point de vue anthropologique.
Certes, les nations, au sens large, ont toujours entretenu peu ou prou une certaine endogamie pour justement préserver leurs singularités. Héritage du monde tribal des temps antiques peut-être... (?)